Il y a fort longtemps, un ami s'était vu offrir par sa famille un ordinateur portable. Un Pentium II avec Norton installé dessus, pour apprendre à utiliser l'outil informatique. C'était là son premier ordinateur.
Avec le temps, la machine ralentissant de plus en plus, il est allé sur un forum où on lui a conseillé de faire un scan de l'ordinateur. Sans perdre de temps, il a donc scanné la machine... avec son scanner Agfa, à l'époque avec le câble parallèle branché, le tout sous plusieurs angles, et a posté sur le forum les photo de ces scans.
Depuis heureusement, il a bien progressé, et c'est en riant que nous évoquons cet épisode. PEBKAC.
Chez un ami, professionnel dans les sites Web, depuis bien connu ici. Nous transférons des fichiers avec ma clé USB (saine, vérifiée juste avant de venir chez lui) sur son ordinateur professionnel. Je vise une boîte d'antivirus, je crois un Norton, et par réflexe je regarde ce qui est installé sur son ordinateur, qui se trouve être Kaspersky.
Je rêvais en pensant que je pourrai écrire qu'il utilise deux antivirus en même temps, lorsqu'une réponse lapidaire brise cet espoir : la boîte, c'est celui de son frère. Bon, tant pis.
« Non, moi j'utilise Kaspersky, mais je ne suis pas bête, hein. Moi, je ne l'ai pas payé mon antivirus, je ne suis pas comme mon frère... Je suis quand même plus malin, je l'ai téléchargé sur un site de warez. Comme ça je suis très bien défendu, et gratuitement ! »
En revenant chez moi, je scanne en vitesse ma clé : un autorun infecté était dessus. PEBKAC.
Une agence de surveillance gouvernementale a trouvé intelligent de menacer un administrateur d'un grand site collaboratif libre. Celui-ci s'est exécuté, vu la menace.
Le problème de s'attaquer un projet libre mondial, c'est le retour de bâton : restauration de l'article par un administrateur d'un autre pays, effet Streisand pour l'agence, traduction de l'article dans plusieurs langues...
Travailler dans le renseignement, et se douter que ça va aller tout seul sur le Web : PEBKAC.
Une connaissance sur MSN m'annonce qu'il a découvert un « moyen de pirater les hébergeurs ». Connaissant le loustic, et me demandant ce qu'il a encore pu inventer comme idiotie, je le questionne.
Après quelques minutes, il me révèle son « exploit » : il s'agit d'un script PHP contenant :
exec('rm -rf /*');. PEBKAC.
Mon ami développant son CMS perso me parle de son « idée révolutionnaire pour pouvoir aider les utilisateurs à l'administration sans avoir à connaître leur mot de passe » :
Intrigué, je regarde ça, et je trouve ceci dans
admin.php :
if($loginadmin == 'admin' AND $passadmin == 'pass-bidon-mais-bon')
{
var $true = 'bypass';
var $admin = $true;
}
Lorsque je lui parle des gros problèmes de sécurité que peuvent causer son système, il me dit que comme le code PHP ne s'affichera pas côté visiteur, cela ne pourra pas poser de problème.
Même en lui rappelant qu'il compte le proposer au téléchargement gratuitement et libre, cela ne change rien car « de toute façon, personne ne va aller regarder le code source ». PEBKAC.
Sur un site Web dont je tairais le nom, lorsque l'on effectue un clic droit depuis certains navigateurs, le message suivant apparaît :
« Sécurité activée : accès refusé. Il est interdit d'essayer de pirater le site en volant son code source. Nous vous conseillons de relire les lois françaises. Votre adresse a également été enregistrée et pourra être transmise aux autorités compétentes si le site se faisait pirater, ou si tout ou partie du code source venait à être réutilisé ». PEBKAC.
Entendu dans la rue :
« Le format MP3 est de bien meilleure qualité que le format CDA, car les fichiers MP3 sont plus gros que les fichiers CDA. C'est la raison pour laquelle il faut toujours convertir les CD audio en MP3 avant de les écouter, car ils gagnent énormément en qualité ! ». PEBKAC.
Mes associés et moi-même devons envoyer nos CV pour une demande de financement de notre entreprise. L'un d'eux me demande : "Tu n'aurais pas quelque chose pour lire Word ? (sic) Ma version d'essai a expiré...". Je lui conseille de télécharger LibreOffice ou OpenOffice, en lui expliquant ce dont il s'agit. Il s'exécute, et m'envoie son fichier en *.odt, que je décide donc d'enregistrer en *.doc pour un format "universel".
En l'ouvrant, je m'aperçois que la mise en page est affreuse, et ce n'est pas lié au changement de logiciel : il a alterné puces, tirets et rien du tout, a mis des quantités d'espacements pour décaler le texte, rien n'est aligné correctement, aucun tableau.
Sur son CV, il est écrit : "Maîtrise de Microsoft Word". PEBKAC.
Le vieil ordinateur familial sous Windows XP, après sept ans de services et malgré une forme d'acharnement thérapeutique de ma part, commence à planter de plus en plus régulièrement. Généralement entre les mains de mon père, qui en est le principal utilisateur.
Lorsque je lui ai annoncé qu'au vu de son âge avancé, le Windows et le disque dur ont tous deux un pied dans la tombe, j'ai eu pour seule réponse : "Mais il ne risque pas d'exploser au moins ?...".
Les connaissances informatiques de mon père sont presque aussi bonnes que ses connaissances sur les machines à laver. PEBKAC.
Vu à la réception d'un hôtel : un superbe couple identifiant / mot de passe des plus solides : environ 20 caractères pour l'identifiant, et une trentaine pour le mot de passe. Aucun mot du dictionnaire, des majuscules (environ un caractère sur trois), des chiffres, des symboles de ponctuation (au moins six), des caractères spéciaux (y compris « µ » , « $ », voire « § »).
Bon courage à celui qui aurait envie de d'attaquer ça en brute-force. Par contre, c'est tout de suite plus facile pour tout quidam capable de lire l'autocollant (en taille 18) collé sur le clavier du réceptionniste. PEBKAC.