Alors que j'arrivais chez mes parents accompagné de ma copine, mon père me demande de jeter un coup d'?il à son PC qui rencontrait un "sérieux problème".
Je me rends dans son bureau, mon père allume le PC et ma copine entre dans la pièce quelques secondes après. Mon père me dit alors discrètement qu'elle "ne devrait mieux pas être là".
Trop tard : une dizaine de pages de publicités X s'ouvrent devant nous, fruit de plusieurs mois d'accumulation de spywares dont je ne préfère pas connaître la provenance. PEBKAC.
Depuis la révélation « grand public » de PRISM, divers éditeurs surfent sur cette vague afin de vendre leur produit (VPN, etc.). J'ai reçu ce matin un message « publicitaire » de mon antivirus : « Qui écoute vos communications VoIP (comme Skype ou Viber) ? »
Certains seraient tenté de dire « la NSA » (ou les chinois du FBI) puisque, d'après la presse, ils ont accès aux serveurs de Skype. Que nenni ! La réponse était : « Personne… avec le VPN ».
Qu'une telle entreprise ne sache pas qu'un VPN se limite à protéger du point A au point B, et pas ce qu'il y a derrière : PEBKAC.
J'effectue des tests d'installation d'un master sur des nouveaux serveurs, pour mon entreprise. En voulant faire un test, j'ai voulu créer un RAID 0 avec un disque de spare.
La création échouait en me donnant systématiquement un code d'erreur. J'ai enfin compris pourquoi... PEBKAC.
Un cher ami a découvert les « rage comics ». Il en a imprimé un, l'amène chez moi pour le faire, commence à mettre du blanc correcteur, et m'emprunte ma machine à écrire pour essayer de remplir les phylactères (considérez qu'une machine à écrire a une police de type Courier 14pt, en tout cas pour ce modèle).
Mais comme c'est trop gros, il scanne la feuille, agrandit, ré-imprime (deux feuilles), tape le texte (c'est drôle de le voir galérer à aligner le texte), puis re-scanne les feuilles, les assemble, et tente de le poster sur le forum (pour une dimension d'environ 4.000 pixels de large).
Hilare, je finis par lui montrer comment faire. Son réflexe aura été de dire : « Ah mais oui, j'aurais pu y penser... Mais ça marche aussi comme ça, donc j'ai bon ! » (je ne fais que rapporter ses propres dires).
Cet ami se présente comme professionnel du traitement des documents numériques. PEBKAC.
Dans la catégorie « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », voilà le code d'une connaissance qui souhaite ajouter à un nombre "x" un entier relatif "n" :
if(n >= 0) x = x + n;
else x = x - Math.abs(n);
Parce qu'un simple
x += n;, c'était trop compliqué. PEBKAC.
J'effectue diverses opérations de contrôle dans une petite entreprise, en open space. J'entends une opératrice râler, je vais donc à sa rencontre. Elle a un "souci de texte", ce qui l'étonne car elle "déchirait" en Bac Pro. Je lui demande de me montrer ce qu'elle fait.
Elle prend un fichier PDF, copie une première section (Ctrl+C), prend la deuxième zone, fait à nouveau Ctrl+C, puis va dans son fichier Word et fait deux fois "Ctrl-V".
Et là, elle me dit : "Vous voyez, ça ne prend jamais en compte le premier paragraphe... Pourtant avant, ça le prenait bien en compte !".
Ah bon, si vous le dites. PEBKAC.
Alors que j'étais chez mes parents, mon oncle, qui habite à deux pas de ces derniers, les appelle pour leur demander si eux aussi ont depuis quelques jours des problèmes de réception de la TV via leur Box (ils ont le même opérateur).
Comme c'est le cas, je m'immisce dans la conversation en leur demandant si le début de ces problèmes coïncide avec le début des gros travaux sur la voirie qui ont lieu dans leur quartier. Je n'ai même pas le temps d'obtenir une réponse : mon sous-entendu sera magistralement repoussé par mon oncle (qui s'y connaît). D'après lui, c'est plus certainement « le temps qui est à la neige qui doit perturber la connexion avec le satellite ». Sachant qu'ils sont reliés à Internet par câble, j'en doute un peu.
Mais le meilleur était à venir : il explique alors que ces problèmes sont forcément dûs à la neige, puisque qu'il reçoit très bien la TNT. Par son antenne.
Soit j'ai du mal à suivre sa logique, soit mon oncle est un peu… PEBKAC.
Je travaille dans une crèche bilingue au Japon, et nous tenons quotidiennement un blog pour les parents. Depuis une semaine, celui-ci n'accepte plus les photos, l'espace dédié chez Google étant plein.
J'ai bien pris le temps d'expliquer la situation à ma responsable, de lui montrer qu'il ne s'agissait pas d'un bug, et j'uploade désormais les photos sur un autre site. Je laisse ensuite le tout à disposition de mes collègues, pour qu'elles rédigent et postent les messages.
Ce midi, je vois mes collègues paniquer devant le PC de ma chef (qui vient de partir en congés) en hurlant au virus. Je vais donc voir ce qu'il se passe et les trouve horrifiées devant le message d'erreur du blog, qui ne parvient pas à uploader des images. L'une d'elle me montre ensuite le logiciel anti-malware qui est en plein nettoyage automatique, complètement paniquée.
Mes collègues ne sont visiblement pas au courant du souci d'espace disponible chez Google : c'est donc un virus. PEBKAC.
Étant le plus calé en informatique de mon service, on me demande souvent de l'aide. Un service que je rends volontiers. Récemment, la plupart de mes collègues ont reçu des ordinateurs portables tout neufs en lieu et place des terminaux, et ceci pour leur permettre de travailler depuis leurs domiciles respectifs.
Un collègue qui habite le week-end à Clermont-Ferrand (nos locaux sont en région parisienne), me demande de l'aide pour connecter son PC au Wi-Fi chez lui. Je lui réponds simplement que ce n'est pas possible et que je ne peux pas l'aider, puisque nous ne sommes pas chez lui.
Il insiste, tout en me montrant qu'ici ça fonctionne mais que chez lui ça ne fonctionne pas. Après dix bonnes minutes d'explications, je suis enfin parvenu à le convaincre que non, il ne pouvait pas se connecter au Wi-Fi de l'entreprise depuis son domicile. PEBKAC.
Une cliente m'appelle pour un problème d'imprimante : elle donne message sur message d'erreur concernant le chariot, qui serait soi-disant bloqué. Or, le chariot n'est absolument pas bloqué.
Je constate le problème, et comme je passais entre deux clients je lui propose d'emporter son imprimante et voir à l'atelier si je peux y faire quelque chose.
De retour à l'atelier, je teste l'imprimante… qui fonctionne parfaitement. Diagnostic RTFM : poser l'imprimante sur une surface stable. Car effectivement, l'étagère sur laquelle elle était posée vibrait dès que l'imprimante se mettait en route.
Je suis resté gentil, je n'ai facturé que le déplacement. PEBKAC.