Il y a quelques jours, je prends la main sur le serveur de l'une de nos agences. C'est avec horreur que je découvre des barres d'outils Ask, une quantité affolante de mises à jour non faite, un antivirus périmé depuis juillet 2011 (oui je confirme, nous sommes bien en septembre 2013), et un disque système ne disposant plus que de 30 Mo d'espace libre.
Je sais bien que les administrateurs sont débordés, mais laisser un truc pareil en production, nous sommes dans le grand n'importe quoi. PEBKAC.
Assistante d'éducation dans un lycée, une CPE m'appelle pour me dire qu'elle n'arrive pas à entrer dans le logiciel de gestion des absences 2012, qui pourtant fonctionnait très bien la veille.
Arrivée devant son écran, je vois profusion d'icônes de raccourcis des logiciels des années précédentes, éparpillés un peu partout (un peu de ménage s'impose), tandis que trône un ".exe" en plein milieu du Bureau.
J'ai tout de suite compris le souci : au lieu de cliquer sur le raccourci "2012" noyé parmi les autres, elle lançait à chaque fois l'installation du programme déjà présent sur la machine. PEBKAC.
Développeur PHP, je code une partie AJAX sur l'application pour laquelle je travaille chez mon client. En local aucun souci, mais sur le serveur de test j'obtiens : « Call to undefined function utf8_decode() in […] ». Surpris du fait que la fonction n'existe pas sur le serveur, on m'explique qu'elle a été désactivée volontairement (sans donner le pourquoi du comment…), et qu'il faut utiliser à la place une fonction « maison » réalisée par une ancienne équipe de développeurs.
Inutile de préciser que la fonction maison est codée avec les pieds, et qu'elle ne donne pas toujours les mêmes résultats que la fonction native. PEBKAC.
L'histoire se passe aux États-Unis, en 2003. Mme Bev Harris a pu accéder à un serveur FTP de l'entreprise Diebold - fournissant entre autres des machines à voter - et, par ce biais, télécharger le logiciel desdites machines, ainsi qu'accéder à ses sources.
L'analyse de ce code a montré qu'ils étaient remplis de failles de sécurité permettant de truquer les votes très simplement. Pour une entreprise se proclamant être la plus avancée au monde en terme de sécurité : PEBKAC.
Au restaurant, la veille, deux personnes discutent. L'un a acheté une imprimante neuve à jet d'encre, et a eu des misères pour installer le pilote. Du coup, son ami lui répond :
« Tu aurais dû faire comme moi, prendre une imprimante laser. Comme ça, tu as accès à la technologie FireWire.
– Tu es certain que ce n'est pas un branchement pour les caméras, ça ?
– N'importe quoi, le FireWire, c'est la possibilité de modifier la configuration de ton imprimante directement depuis ton ordinateur. »
J'en apprends des choses au resto. Mais j'aurais aimé vérifier. PEBKAC.
Une émission, habituée aux reportages sur tout et n'importe quoi, a diffusé une enquête sur la sécurité des mots de passe.
Ils commencent par présenter une femme dont le compte de son réseau social préféré a été piraté. Elle essaie de se connecter, et là, c'est le drame : « Vous voyez, le compte est bloqué ! ».
Oui mais non. Moi, je vois un message sur un fond rouge qui indique clairement que le mot de passe est incorrect, et qu'il suffit de cliquer sur le lien « Réinitialiser votre mot de passe ici » pour résoudre le problème.
Pour cette femme pas fichue de lire les messages d'erreur, et les journalistes qui ne remontent pas le niveau : PEBKAC.
Un ami veut faire une partie de Call of Duty (déjà ça commence mal), et voici sa méthode pour lancer le jeu : sur son Bureau sont disposées les icônes des différents jeux, dont celle de CoD. Mais il ne clique pas dessus, non.
Il va d'abord cliquer sur l’icône de Steam, puis il clique sur le bouton "Big Picture", pour ensuite prendre sa manette, sélectionner le jeu avec le stick, le lancer, et enfin reprendre le combo clavier/souris pour jouer.
Quand je lui ai demandé pourquoi il fait toutes ces manipulations inutiles, il m'a rétorqué : « Pff... Il n'y a que toi pour t'embêter à vouloir tout simplifier ! ». PEBKAC.
Il y a un mois, un opérateur fruit fixe une superbe plaque gravée : « Fruit a équipé votre immeuble du réseau FIBRE OPTIQUE permettant l'accès au "Très Haut Débit" ».
J'ai actuellement un débit ADSL avoisinant les 300 Ko/s, je les appelle donc pour m'y abonner peu de temps après qu'ils installèrent la plaque en question.
Première blague : la dame au téléphone me dit que mon immeuble n'est pas éligible à la fibre.
Seconde blague : ils me rappellent aujourd'hui, soit un mois plus tard, pour me dire que je serai éligible dans trois mois.
Je me rappelle finalement pourquoi je suis parti de chez eux quand j'ai été dégroupé… PEBKAC.
Mon cousin de 11 ans a installé Linux (bien !). C'est un Ubuntu (OK, moins bien, mais bien quand même...). Pendant mon absence, il a eu un petit soucis avec le dual boot, et il a donc emmené son ordinateur chez son revendeur.
Ledit revendeur lui a dit, le lendemain : "Mais Linux, c'est pour les gens qui programment ! Toi tu ne programmes pas, alors je l'ai effacé".
J'ai bien quelques mots pour définir ce type, mais le seul que je m'autorise ici est... PEBKAC.
Sur un projet intégrant le plugin BIRT, l'analyste et moi-même rencontrions quelques difficultés suite à la migration de la base de données. Nous sommes donc allés voir la configuration d'un autre projet. Mon analyste me lance alors :
- T'as vu, ce projet avait un *.jar qui s'appelait "mysql-connector"...
- Oui, c'est le driver de base de données MySQL.
- Ah ?... Mais nous, on a une base de données DB2... Hum... Je vais quand même creuser cette piste.
OK, creuse. PEBKAC.