Alors que je consultais mon compte sur le site de mon organisme de santé (celui propre aux enseignants), un collègue fait irruption dans mon bureau et me propose de venir boire un café. Avant de le suivre, je verrouille ma session sans pour autant me déconnecter du site.
De retour un quart d'heure plus tard, je déverrouille ma session, et je vois alors que le site affiche une boîte de dialogue du type : « Pour des raisons de sécurité, votre session a expiré ». Ma première pensée a été : « Ah tiens, ils sont compétents, le message apparaît automatiquement après une période d'inactivité ».
Oh, wait ! Pourquoi le bouton « Retour à votre espace » est–il toujours présent en haut de la page ? Ne me dites pas que… Et bien si. PEBKAC.
Avant-hier, une prof' de l'établissement dans lequel je travaille m'appelle en urgence : elle doit faire passer une épreuve via un support DVD, et me dit que le lecteur de l'ordinateur portable ne s'ouvre plus.
J'entre dans la salle, et à ma grande surprise je constate qu'ils sont finalement deux professeurs pour surveiller cette épreuve. J'arrive sur la machine : deux secondes de réflexion pour me rendre compte que l'ordinateur est tout simplement éteint. PEBKAC.
Dans une grande école de commerce à 8000€ l'année, dans un cours de création de site Web, le prof' nous lâche :
"Attention à bien protéger votre site Internet des pirates. Par exemple, moi, il suffit que j'aille sur Telecharger.com, que je télécharge un aspirateur de site, et hop, je peux rendre votre site hors ligne juste en l'aspirant".
Dire que j'ai payé pour entendre ça. PEBKAC.
J'ai été désigné "responsable de l'Internet" dans la petite association dont je fais partie, ce qui me vaut régulièrement des appels affolés des autres membres du bureau. Entre autres : j'ai installé Teamviewer pour que tout le monde puisse se connecter à distance, j'ai (longuement) formé ces personnes, et tout a bien fonctionné pendant plusieurs semaines.
Un jour, l'un des membres n'arrivait pas à se connecter depuis chez lui. Il affirme : "Pourtant, j'ai bien laissé la multiprise allumée après avoir éteint le micro (oui, comme micro-ordinateur), en quittant les locaux de l'asso, pour économiser l'électricité !". PEBKAC.
Un soir, je regardais la fameuse série policière avec un écrivain, sur la seconde chaîne. Alors que le héros et l'héroïne se cachent pour échapper à leur poursuivant dans un quartier chaud, il décide de casser la vitre d'une voiture pour voler un PommePhone et joindre les secours.
Le téléphone étant verrouillé, le héros entame un travail de déduction pour retrouver les mots de passe et ainsi appeler la police…
Les scénaristes ignoraient visiblement qu'un téléphone portable (chargé) peut toujours composer les numéros d'urgence, qu'il soit verrouillé ou non. PEBKAC.
J'ai réinstallé mon PC à l'aide de l'utilitaire prévu à cet effet, suite à des problèmes d'accès au réseau. J'attrape le premier câble qui traîne, et tente en vain diverses manipulations : IP fixe, changement de carte réseau, etc.
Désespérant complètement de cet ordinateur qui ne fonctionnait plus du tout, je me décide à une dernière vérification : le câble est bien relié à un switch : OK. Par contre, le LAN quant à lui n'est pas relié au switch, qui du coup se retrouve isolé de tout… C'est donc pour cela que mes requêtes DHCP ne passaient pas ?… PEBKAC.
À mon ancien travail, cela faisait déjà quelques jours que l'imprimante se plaignait que l'encre était basse. Brasser la cartouche ne suffisant plus, la secrétaire l'a changée. Le message d'encre basse continuant d'apparaître, mais les impressions étant à nouveau parfaitement claires, on nous explique alors que comme ce sont des cartouches recyclées, l'imprimante n'est pas capable de voir qu'il reste de l'encre (sic).
Lorsque ma superviseure revient, je lui dit au passage que la cartouche a été changée. Celle-ci s'exclame alors tout haut que la secrétaire s'est sûrement trompée, qu'elle a dû mettre une vieille cartouche, puisque le message d'erreur est toujours présent. Je lui répète alors les mots de la secrétaire, que c'est une cartouche recyclée, mais rien à faire. Elle sort une cartouche neuve, se dirige vers l'imprimante, enlève la cartouche supposément vieille et la remplace, en jetant l'autre.
Pour une fois que quelqu'un prenait la peine de lire un message d'erreur… PEBKAC.
Mon frère m'appelle, tout paniqué, car son ordinateur portable a cessé de fonctionner. Après une demi-heure de palabres et de questions ponctuées d'énervement, je parviens enfin au fond du problème. Virus ? Spyware ? Cheval de troie ? Composant grillé ? Que nenni.
C'est une histoire d'alcool, en fait. La machine n'a pas aimé la demi-bouteille de blanc renversée dessus. PEBKAC.
J'ai découvert la méthode qu'utilise mon grand-oncle pour faire une recherche sur Google :
1) Il clique sur le raccourci "Wanadoo" sur le Bureau, qui l'oriente vers l'interface de connexion à la LiveBox.
2) Il clique sur l'option "Accéder à Internet", ce qui lance Internet Explorer.
3) Depuis la page d'accueil d'Orange.fr, il accède à sa messagerie.
4) Il ouvre l'un de ses tout premiers e-mails, envoyé par un de ses collègues il y a quelques années, et dans lequel se trouve un lien vers Google Maps.
5) Une fois sur Google Maps, il lui suffit de cliquer sur l'icône Google.
Comme quoi, "Internet c'est pas si compliqué !". PEBKAC.
Un nouveau cours, d'informatique documentaire, en métiers du livre, a débuté. Morceaux choisis :
– La numérisation veut dire que tu as scanné un document, et que la machine l'a traduit en un document qui ne comporte qu'un code binaire. Et quand tu cliques sur le lien, c'est la machine qui re-code tout ça et qui transforme le tout pour que tu puisses le lire.
– La machine-serveur est une machine comme les autres, sauf que c'est la machine qui a une énorme mémoire et capacité, et qui est vers le webmaster et l'informaticien.
Les prochaines heures vont être… folkloriques. PEBKAC.