Un client nous contacte pour un problème de confirmation : il a payé, mais n'a rien reçu comme confirmation.
Le standard est lassé et je suis de bonne humeur, je prends le râleur. Après une première écoute, je lui demande - un peu lâchement - de réunir ses informations, de faire quelques vérifications et de nous recontacter au besoin.
Il rappelle, certain d'avoir commandé sur notre site. Je cherche avec son nom, son e-mail et d'autres infos dans nos bases de données... je ne trouve rien. Je cherche avec le râleur et lui recommande d'inspecter son historique de navigation. Après un certain nombre d'échanges, il s'est avéré qu'effectivement ce monsieur avait commandé chez un de nos revendeurs, qu'il avait bien créé un identifiant (non monsieur, je n'y ai pas accès puisque ça n'est pas mon site...), mais que, sans renseigner son numéro de carte de crédit, il était impossible qu'il ait été débité. Effectivement, c'était un autre achat du même montant.
Garder ton calme tu dois, jeune padawan. PEBKAC.
Je travaille dans une hotline. Aujourd'hui, une personne travaillant au sein du service informatique de la société a été incapable de me dire si sa souris défectueuse était une souris USB ou PS2.
J'ai été obligé de lui demander si le connecteur au bout du câble de sa souris était rond ou rectangulaire. PEBKAC.
Dans un grand magasin vendant entre autres des produits informatiques, j'ai pu entendre un vendeur vanter à un client les mérites d'un disque dur externe, qui était équipé d'une coque anti-choc.
Qu'il parle d'une meilleure résistance à certaines chutes, l'argument passe encore.
En revanche, je m'attendais moins à ce qu'il annonce : « Ils sont faits pour durer beaucoup plus longtemps que les autres, vous pourrez le garder 25 ans sans aucun problème ! ». PEBKAC.
Alors que je présente le projet de newsletter au service dans lequel je fais mon stage, une collègue – la meilleure en informatique de tous, moi exclu – commence à parler avec sa voisine.
J'entends ainsi : « De toute façon, le principe de la newsletter, ce n'est pas que les internautes choisissent s'ils veulent être abonnés ou non. Un exemple : si tu vas sur un site qui a une newsletter, ce site va récupérer ton adresse IP, et avec ça il va retrouver ton adresse e-mail, et t'envoyer des newsletters. Et là seulement, tu peux dire grâce à un lien en bas de page, que tu ne veux plus recevoir de newsletter ! ».
Bon… Je recommence. PEBKAC.
Mon père n'ayant toujours pas trouvé de remplacent à son vieux PC fixe (voir #7567), lorsque mon frère lui a annoncé que son PC portable étais mort (faux-contact dans l'alimentation, avec ce qui suit sur le matériel), il a eu une réaction un peu particulière : « Mais ce n'est pas ton PC portable qui a abîmé le mien, au moins ?… »
Alors, certes, il est possible qu'une alimentation no-name puisse créer des perturbations sur le secteur avec les risques liés, mais ici avec un transformateur d'origine et en provenance d'un fabricant à peu près honnête, je me dois encore une fois de te dire, mon cher papa : PEBKAC.
Alors que je révisais dans ma chambre, j'entends ma mère m'appeller pour "un truc urgent". Elle m'explique que visiblement, des espions nous parlent a travers la télévision en ce moment même, il faut donc faire très attention.
Voilà qui m'étonne. Sur l'écran noir de la TV, du texte s'affichait en bas, avec des phrases comme : "Nous sommes surveillés", "Restez calme, voilà ce que vous allez faire", etc.
Il m'a fallu quand même une dizaine de secondes pour réaliser que j'avais oublié d'éteindre la télévision, en ayant regardé Canal+ avec le sous-titrage, et qu'un film d'espionnage passait en ce moment meme, en crypté.
Donc même si c'est un peu de ma faute... PEBKAC.
Il y a quelque temps, alors que je jouais à un célèbre FPS, concurrent d'une classe grammaticale, mon ordinateur s'est mis à ramer sérieusement et à utiliser 99% du CPU.
Je demande alors à un ami, meilleur que moi en informatique, si j'ai une autre solution que d'ouvrir la machine pour la nettoyer. Celui-ci m'a regardé benoîtement, et m'a lancé : « Passe à Linux ». PEBKAC.
J'entendais ma mère râler à travers la cloison, à propos de l'ordinateur familial : connaissant la bête, j'allais me lever et voir ce qu'il en était, lorsqu'elle a ajouté : « C'est vraiment grave les problèmes avec cet ordinateur, j'essaie mes deux mots de passe habituels, et aucun ne marche ! ». PEBKAC.
Les responsables d'une école nous contactent pour obtenir des renseignements. Comme leur demande est un peu particulière, notre secrétaire leur recommande d'envoyer un e-mail au service concerné. Elle lui indique l'adresse, merci et à bientôt.
Un peu plus tard, l'institutrice rappelle en annonçant que l'e-mail indiqué ne fonctionnait pas. On l'épelle à nouveau en utilisant des prénoms (I comme Isabelle, N comme Nathalie...), sans plus de succès. Jusqu'à ce que la collègue de cette dame ne trouve la solution : « Bah évidemment que ça ne marche pas, tu n'as pas mis le HTTP devant ! ».
Oui, l'institutrice saisissait l'adresse e-mail dans la barre d'adresse de son navigateur. PEBKAC.
La balance informatique d'un client vient pour une mémoire corrompue : classique, mais nécessite un reset complet.
C'est alors qu'elle devient « balance de cuisine », impossible de sélectionner l'article à peser, et une seule des quatre lignes s'affiche. Je recherche sur le manuel de service tous les codes, rien de tel de mentionné. Je penche pour une remise à zéro trop profonde du contrôleur, qu'il faut alors renseigner. Mais pas de trace de ça nulle part, et nulle part n'est fait mention d'un réglage du type de machine (plus de détails en commentaire). Le patron allait pour une mise à la casse pure et simple d'une machine de près de 1.500 €, et de moins de cinq ans.
C'est alors que, fichu pour fichu, j'essaye de trafiquer tous les réglages. Un réglage mentionne une plage « normale » de pesée, que l'on peut modifier en « petite ». Et la machine fonctionnait comme au premier jour !
Pour l'absence totale de mention de ce menu, d'explications, et d'explications d'initialisation : PEBKAC.