Un administrateur de bases de données Oracle certifié, a un jour écrit à notre administrateur SGBD auto-formé :
« Salut mec ! Sur la machine "srv-ora1", il y a des fichiers .DBF de près de 2 Go dans "C:Oracleoradata". À quoi servent-ils, et puis-je les supprimer ? ».
Notre admin a eu beaucoup de mal à ne pas lui proposer d'effacer directement le dossier "C:Oracle". PEBKAC.
Un de nos clients nous confie parfois des tâches ponctuelles, comme par exemple analyser des malwares inconnus découverts par leur équipe de sécurité.
Leur RSSI est venu un jour, très sérieusement, nous demander s'il était possible et/ou difficile de décompiler un malware en Javascript.
Non, ce n'est pas un problème de terminologie, son truc n'était même pas obfusqué. Simplement un gros… PEBKAC.
Dans le cadre de mon travail de développeur HPC, je devais faire un comparatif de performance d'I/O parallèles sur différents clusters sous Linux.
Premier test basique, utilisation de "pread/pwrite". Mais impossible d'avoir le fichier avec les bonnes permissions et la bonne taille. Pourtant le code semble correct, création du fichier par le premier rang, écriture parallèle après une barrière par tous les rangs.
Deux jours plus tard, je me décide à tester le retour d'erreur de "pwrite", et me rends enfin compte que ce n'est pas bon (retour -1) et que
errno est à 9… Effectivement, je n'avais :
- pas ré-ouvert le bon fichier,
- même pas créé le fichier avec les bons paramètres (oublié de placer les permissions dans
create())
PEBKAC.
Je suis administrateur et reçois le Linux Mag. Le magazine parlait de LaTeX, et j'ai eu envie d'essayer.
Je commence par rechercher un programme qui me permette de le faire : je tape « LaTeX » dans un moteur de recherche bien connu. C'est évidemment le moment que choisit un collègue pour débarquer… et voir les propositions d'images n'ayant rien absolument rien à voir avec l'informatique, proposées par le moteur de recherche.
J'ai été assez naïf pour penser trouver ce que je cherchais, et je passe à présent pour le mec qui abuse de sa position pour chercher du « p0rn SM » pendant les heures de boulot. PEBKAC.
Ayant fait l'acquisition d'un smartphone tournant sous Android, je remarque que la prise utilisée pour charger la batterie est une prise mini-USB, tout comme sur mon vieux lecteur MP3 acquis avant qu'Android ne soit déployé sur les téléphones.
Fort de ce constat, j'annonce à une amie que je n'ai plus besoin d'avoir deux chargeurs différents pour mes appareils, et que c'est pratique. Sa réponse tombe : « Mais c'est logique, voyons... Comme ce sont deux des appareils Android, les chargeurs sont évidemment compatibles ! ».
Depuis quand la batterie dépend-elle de l'OS ?... PEBKAC.
Au cours d'une discussion avec un collègue sur la taille, en chaîne de caractères, que prendrait un nombre de X octets, nous avons entendu dire ça : « 128 bits, dans un String de 38 ».
Résultat : on était morts de rire tous les deux. Non, nous n'avons pas l'esprit mal placé. PEBKAC.
J'ai appelé il y a quelques jours la hotline du célèbre opérateur historique fruité à cause d'un problème de connexion à Internet.
Après plusieurs explications, et plusieurs questions plus ou moins en rapport avec mon problème, le « technicien » a réfléchi pendant quelques secondes, avant de me suggérer de « voir le problème avec une personne que je connais et qui s'y connaîtrait en informatique ». PEBKAC.
Je discutais du bon vieux temps avec un camarade de promo. Arrive le souvenir du moment où un de nos enseignants de réseaux a soutenu contre la moitié de la promo qu'un kilohertz, c'est 1024 hertz. Pour tenter de museler le désaccord, il n'a rien trouvé de mieux que d'interpréter avec un magnifique contresens le post d'un forum anglophone, qui expliquait en substance que lorsqu'on code des fréquences (ou quoi que ce soit) en binaire, on a tendance à choisir des valeurs binaires « faciles ».
Aujourd'hui encore, je ne suis pas certain qu'il n'était pas de bonne foi.
Ça pourrait, rétrospectivement, être drôle. Mais venant d'un enseignant, et aussi désabusé que je puisse être, je trouve ça aussi déprimant qu'au premier jour. PEBKAC.
En effectuant un paiement en ligne avec ma carte bancaire (qui n'a pas de prix), j'ai été redirigé vers le site de ma banque (à qui on demande plus), pour une identification en deux étapes via l'envoi d'un SMS. Une fois le code saisi, on me demande de créer un compte en saisissant un mot de passe « comportant entre 6 et 10 caractères alphanumériques, sans espace, sans accent, sans caractère spécial, et avec au moins 1 lettre et 1 chiffre ».
Une procédure censée sécurisée, qui traite des millions de paiements par jour.
Ah, et en plus, les champs de mot de passe du formulaire sont affichés en clair. PEBKAC.
Lorsque je travaillais comme hotliner pour un FAI en trois lettres, j'ai pu me rendre compte que la notion de « sans fil » pouvait être floue pour certains utilisateurs. Petit florilège :
– Une box ADSL non reliée à la prise téléphonique, car « elle est sans fil » ;
– Une tentative de connexion PC/Box à 23 Km de distance (!) ;
– Une tentative de connexion sur 10 mètres, mais au travers de deux murs en épais granit (bon, je l'excuse facilement celle-là) ;
– Une tentative de connexion avec un PC de bureau tout neuf mais sans dongle Wi-Fi (pour le vendeur qui n'a rien précisé à la cliente, celle-là).
Et ma favorite :
Le client demande la clé WPA du Wi-Fi qu'il capte près de son lieu de vacances, et appartenant au même FAI que lui. Impossible de lui faire comprendre que posséder une clé sans l'accord de son propriétaire est assimilable à un piratage. Selon lui, « en tant que client chez vous, j'exige de pouvoir me connecter sur tous les Wi-Fi protégés de chez vous, et pas seulement les accès publics ! ». PEBKAC.