Via Skype, un ami me dit aujourd’hui qu'il a pu créer un site Internet en moins de cinq minutes, que c'est « super simple » et qu'il ne comprend pas pourquoi je souhaite en faire mon métier, tellement c'est évident et facile.
Il avait créé un forum, sur ForumActif. PEBKAC.
Un collègue avait une base de données Oracle qui était plantée, et remarque des "datafile" manquants.
Il a décidé de les recréer avec la commande "touch", pour constater que la base ne fonctionne toujours pas. PEBKAC.
Je travaille actuellement sur le développement de différents projets de sites Web pour une TPE de courtage. Pour notre site de transfert de dossiers, je réalise souvent le modèle d'une page en local afin de montrer au patron la future interface, et comment accéder aux différentes fonctionnalités, interactions et animations.
Quand il s'absente pendant un moment, je lui envoie des captures d'écran par e-mail en lui détaillant les différentes interactions, mais il finit aussi souvent par les voir au bureau. Il n'y a pas une fois où je ne l'ai pas surpris à vouloir cliquer sur les boutons présents sur l'image, et à s'interroger de l'absence d'effet de cette action.
Je lui rappelle à chaque fois que ce n'est qu'une simple image mais aujourd'hui, il a insisté par un fameux : « Mais t'es un informaticien, tu peux sûrement faire ce genre de choses ! ». Oui sûrement… Dans un monde magique avec des fées dans nos ordinateurs. PEBKAC.
Nous avons mis en place un modèle de signature individuel à incorporer dans les e-mails, afin que chacun aie la même présentation. Il contient entre autres le nom du collaborateur, son numéro de téléphone, et le site Internet de l'entreprise.
Un utilisateur m'a envoyé un e-mail, pour me demander s'il ne serait pas souhaitable d'y rajouter... l'adresse e-mail. PEBKAC.
Comme je trouvais les souris sans fil trop lourdes à mon goût, je m'étais dit que j'allais bricoler une souris sans fil en coupant le câble très court, et en le transformant en antenne. Sans piles. PEBKAC.
Aujourd'hui, permier jour en entreprise. En reprenant un code PHP précédemment écrit par un autre stagiaire, je m'aperçois qu'il contient la structure suivante :
if (condition)
{ ...
exit;
}
else
{ ...
exit;
}
echo "Gros problème, contacter le département R&D de toute urgence";
Ce stagiaire n'a pas dû bien écouter pendant ses cours d’algorithmique. PEBKAC.
Un récent stagiaire, en deuxième année d'école d'informatique, vient me demander de relire un peu de son code :
- Je ne comprends pas pourquoi ça ne fait pas ce que je demande...
- Bon alors déjà, si le compilateur rapporte une erreur, ça veut dire qu'il n'a pas pu transformer ton code en exécutable.
- Mais si, le fichier EXE il est là !
- ... Bah oui, mais il date d'hier. Aucune compilation aujourd'hui n'a visiblement réussi...
Bon, il comprend déjà pas qu'une erreur de compilation l'empêchera de tester son code. Même lorsque Visual Studio lui dit : « Votre EXE n'est pas à jour », alors qu'il lance le débogueur.
Plus tard dans la même journée, il me dit : « Voilà, ça compile. Mais je ne comprends pas pourquoi il sort de ma boucle... ». On regarde le code ensemble, puis je lui dis :
- Et bien, si tu veux une boucle, tu peux utiliser "for", "while", ou "do... while". Mais de là à utiliser "if"... ça ne sert pas à ça.
- Ah, merci. Là j'ai appris quelque chose !
Et il était sérieux. PEBKAC.
En soutien anglais (cours obligatoire, je m'en passerais bien...), un élève qui se prend pour un geek était fier d'avoir récupéré "l'IP du lycée" lorsqu'on travaillait sur des ordinateurs.
Par curiosité, je lui ai demandé quelle était cette IP : c'était d'après lui "168.170.1.1". PEBKAC.
Je travaille à la hotline d'un grand fournisseur d'accès à Internet.
Le client souhaitait changer son mot de passe de connexion, je lui ai donc demandé : "Donnez-moi un mot entre 6 et 8 caractères".
Il m'a répondu : "Euh.... Sept !". PEBKAC.
Notre nouveau patron nous a demandé une seconde carte SIM, associée au même forfait que la première. Parce qu'il veut en mettre une dans chacun de ses deux smartphones (tout deux parfaitement fonctionnels, il faut le préciser), de deux marques différentes.
En effet, il veut utiliser l'un d'eux pour surfer sur le Net, car il est plus ergonomique pour cette utilisation (ce que je peux comprendre).
Pour quelle raison pratique ou stratégique conserver l'autre smartphone, dans ce cas ? Tout simplement parce qu'il est « mieux pour téléphoner ».
C'est peut-être juste une forme de « snobisme technologique », mais personnellement je vois ça comme un… PEBKAC.