Je travaille à la hotline d'un FAI. Un abonné m'appelle :
- Bonjour, je n'arrive pas à aller sur Internet.
- Quelle version de Windows est sur votre PC ?
- Heu... Je ne sais pas...
- Appuyez sur le bouton "Démarrer", s'il vous plaît.
- Je n'ai pas de bouton "Démarrer"...
- Il se trouve en bas à gauche de l'écran.
- Non, j'ai "Marche/Arrêt".
- Pas sur le châssis monsieur, à l'image, sur l'écran...
- Et bien il n'y a pas d'image, il y a écrit "No Signal".
- ...
J'ai failli lui conseiller d'aller rendre le PC au magasin. PEBKAC.
Ma sœur effectuait une mise à jour de Windows 7 sur son ordinateur portable, lorsqu'elle réalise qu'elle est toujours sur batterie. Pas de chance, l'ordinateur se coupe durant la configuration de Windows.
Elle rebranche sa machine au secteur, et la relance. Windows propose le mode sans échec ou le démarrage normal. Elle relance Windows en mode « Normal », et ce dernier recommence la configuration de ses mises à jour. Mais là, accident : le câble secteur s'enlève, et comme la batterie n'a toujours pas assez de jus, l'ordinateur se coupe.
Ma sœur relance l'ordinateur une seconde fois, et tombe sur le menu qui propose une restauration système (bah oui, deux démarrages ratés, Windows propose d'essayer de réparer). Pris de panique, et vu que son frère met plus de deux minutes à répondre, elle décide de restaurer le tout… Et valide donc l'option qui écrase la totalité de son disque dur, tout en lisant mon SMS disant qu'il suffisait de relancer normalement Windows.
Et après ça, c'est de ma faute… PEBKAC.
Intégration dans un landscape de lecteurs de code-barres Windows Mobile 6.5. L'idée étant de paramétrer le lecteur pour qu'il accède au démarrage à la page Web d'un WebService via un réseau Wi-Fi. Ce réseau étant « sécurisé » ainsi :
– Clé WPA2-PSK de 63 caractères alphanumériques et symboles ;
– Range IP de 8 devices (tout juste le nombre de scanners) ;
– Pas de DHCP ;
– Filtrage MAC ;
– Correspondance IP/MAC obligatoire.
Le routeur du point d'accès ne laisse passer que les requêtes destinée à un serveur WebDispatcher (sorte de proxy) et uniquement sur certains ports du serveur. Ce WebDispatcher se contentera de relayer les requêtes vers les ERP.
Au final : un masquage du SSID du Wi-Fi et un clé WPA2-PSK étaient largement suffisants, plutôt qu'installer une sécurité ne bloquant que les « non-initiés » à la sécurité informatique.
Pour le service technique qui a réalisé une architecture de sécurité aussi inutile que casse-pieds à intégrer : PEBKAC.
En regardant dans le code d'un ingénieur-stagiaire diplômé (c'est un ingénieur qui a eu son diplôme, mais qui a les mêmes habitudes et la même efficacité qu'un – mauvais – stagiaire), j'ai surpris des perles comme :
int inc = 100 > 0 ? 1 : -1;
Pour gérer le sens de l'incrément d'une boucle
for de 0 à 100, et, un peu plus bas :
inc = 0 > 100 ? 1 : -1;
Pour parcourir la même boucle, mais de 100 à 0 cette fois.
Et pour tout vous avouer, vu son niveau, je suis même surpris qu'il ait pensé à utiliser une condition ternaire (après tout, je ne lui avais expliqué QUE neuf fois l'utilité d'une telle syntaxe, et la lourdeur d'une syntaxe
if […] else pour une assignation de variable… PEBKAC.
Il y a quelques temps, mon premier job dans une startup IT. Intégrant des données, ma souris se met soudain à ne plus répondre correctement. Les mouvements sont saccadés, elle bouge quand ma main est immobile : aucun doute, je lance : "On m'a hacké ma souris !".
Je regrette vraiment d'avoir dit ça à voix haute. Au final, il y avait juste une poussière devant le capteur optique. PEBKAC.
Il y a quelques années, un ami vient me voir afin que je lui fournisse une disquette de démarrage pour son OS de 1995.
Il m'explique qu'il a utilisé un shareware sur un système en ligne de commande afin de chiffrer un dossier. Trouvant le principe de sécurité plutôt pas mal et assez rapide, il a décidé de chiffrer l'intégralité de son disque dur, et ce, sans penser une seconde au prochain démarrage du système. PEBKAC.
Dans mon ancien centre de recherche, nous avions un écran géant (30 pouces) dans le hall d'accueil, donc visible par l'administration, les conférenciers invités, les organismes de contrôle européens quand ils se déplaçaient. Cet écran affichait les ressources Internet utilisées, et les regroupait par application.
On pouvait ainsi voir que 97% du trafic entrant était réparti sur les ports 6881 à 6889 (BitTorrent).
Visiblement, le SI n'avait jamais pensé à bloquer ces ports. PEBKAC.
Une amie de ma mère, 72 ans et seule, souhaite se mettre « aux ordinateurs et à Internet ». Pour (je cite) « ne pas mourir idiote ». Une intention louable. Je la vois chaque semaine, elle me fait un thé, je m'assois derrière elle dans un profond fauteuil, et je la guide car « je dois la laisser faire ! » pour dresser clavier, souris, Gmail, Facebook et « toutes c't'histoires de dingues ! ».
Elle comprend même mieux que prévu, et progresse à un détail près : pour une raison que j'ignore, sa souris bute rapidement sur son clavier… qu'elle déplace à chaque fois (plutôt que la souris). Si je ne l'arrête pas, on finit dans la cuisine !… PEBKAC.
Il y a quelques années, j'étais alors étudiant en BTS Informatique.
Nous avons fait une blague classique à notre prof' de programmation, en prenant une copie d'écran du Bureau. Nous avons pris soin de cacher les icônes du Bureau dans un dossier sous C:, et nous avons caché la barre des tâches.
Il lui a fallu une bonne demi-heure avant d'abandonner, persuadé que son poste était fichu. Il a donc retiré le disque dur de sa machine, l'a branché en esclave sur un autre poste (IDE oblige), et a passé deux heures à faire des copies de ses données importantes — soit près de 30 Go — sur un ordinateur portable, à l'aide d'une clé USB de 512 Mo.
On a préféré le laisser faire. PEBKAC.
C'était à mes débuts sous Linux, sous Ubuntu plus précisément. Je développais en Python 2.7, mais par malheur seul Python 3.2 était installé sur le système. Plein de bonne volonté, je m'occupe de désinstaller cette vilaine version qui me gêne, au risque d'embrouiller mon pauvre ordinateur si je laisse les deux cohabiter.
Me voilà donc parti pour un
apt-get remove python, sans me préoccuper du paquet de dépendances associées, puis un reboot de la machine.
Ah, l'interface ne fonctionne plus... Ah, et Ubuntu non plus. PEBKAC.