J'ai mis un ordinateur portable en vente sur Le Bon Coin. Il tourne correctement, rien de spécial à déclarer. Le seul souci, c'est la batterie qui ne tient plus la charge. Donc obligation de le brancher sur le secteur, à moins de changer la batterie. Ce qui d'ailleurs a été testé et approuvé, avec la batterie d'un autre ordinateur identique. Tout cela est bien entendu précisé sur l'annonce.
J'ai reçu une question particulière pour cette annonce : « Pourriez-vous me donner des détails sur la panne, voire des photos de celle-ci, si possible ? ». PEBKAC.
En plein recrutement de mon replaçant comme webmaster, nous avons eu droit à une candidature d'une personne (je cite) « experte en accessibilité Web », « technologue du Web » et « au fait, de par [ses] lectures, des dernières évolutions de l'Internet ».
Un petit tour sur son site nous a permis de vérifier cela : site en tableaux codés au pixel près et rempli d'animations Flash, avec du texte en JPEG pour pouvoir mettre la « jolie » typographie voulue. Quant à l'accessibilité, on la cherche encore.
Au final, nous ne l'embaucherons pas. PEBKAC.
Il y a trois jours, une personne m'appelle à l'aide pour que je lui explique deux-trois choses sur les smartphones, les ordinateurs et les réseaux sociaux (une personne qui a l'intelligence de se renseigner avant de s'y essayer).
J'arrive, et commence à répondre à ses questions. Après un moment, j'apprends qu'elle avait déjà posé des questions à d'autres interlocuteurs sur des soucis et des options assez simples. Je fus surpris de découvrir les réponses de ces « connaisseurs » : « Ah non, on ne peut pas t'aider… Tu n'as pas un GSM standard ! ».
À savoir qu'elle avait acheté un mobile Acer, alors que ces « connaisseurs » étaient tous équipés en Samsung.
Ah… Une fois encore, la version d'Android par Samsung semble considérée ici comme « standard ».
Et surtout, j'aimerais savoir pourquoi c'est gens n'ont même pas pris la peine de regarder avant de refuser d'aider de façon aussi catégorique. PEBKAC.
Une semaine après la fin d'exploitation de Windows XP, nous avons reçu un e-mail du responsable de notre DSI expliquant qu'ils bénéficiaient d'une extension de support d'un an pour cet OS, et allaient mettre à profit ce temps pour lancer une étude de plusieurs mois afin d'analyser l'impact d'un passage à Windows 7. Je comprend mieux leur réactivité pour la plus banale intervention.
Le mail se termine toutefois sur une note positive puisqu'à ce jour, plus d'une centaine de postes sont déjà sous Windows 7… Dans une société de plusieurs milliers de personnes, toutes équipées d'un ordinateur. PEBKAC.
Un de mes amis était persuadé qu'en supprimant des jeux, on améliorait la performance et la puissance de la carte graphique. PEBKAC.
Cela faisait quelques mois que je devais remplacer feu ma carte mère Asus M2N E, socket AM2. Vu l'ancienneté du bidule, j'ai exploré les sites de vente d'occasion, et j'ai fini par trouver mon bonheur près de chez moi. Comme le vendeur proposait un pack carte mère, CPU, ventirad et RAM plus costaud que ce que j'avais, je me suis offert l'upgrade en me réjouissant de passer de mes 3 Gio à deux barrettes de 4 Gio chacune.
Au premier boot, avant de réinstaller, je lance un memtest par acquit de conscience : étrange, la machine ne détecte que 4 Gio. Sentant l'étreinte glacée de l'angoisse me prendre à la gorge et aux entrailles telle une hydre cryogénique ubiquitaire Wi-Fi et mâchonneuse, je me rue sur la documentation de la carte mère, comme Achille a dû se ruer sur Hector sous les murs d'Illion… Et là, j'apprends que cette carte n'accepte pas plus de 2 Gio par slot.
Si quelqu'un est intéressé, j'échange 2 barrettes de 4 Gio DDR2 contre 4 de 2 Gio…
Pour mon vendeur, et moi (enfin, surtout lui) : PEBKAC.
Je suis développeur PHP5, et j'ai rencontré avant-hier un petit problème :
Je codais une classe, dans laquelle une fonction possède une dizaine de gros tableaux associatifs. Jusque là, rien d'anormal. Mais au moment de tester, j'ai obtenu de jolis « Undefined variable » sur les noms de ces tableaux. Je copie/colle le nom pour vérifier une éventuelle erreur de frappe, toujours pareil.
Je décide de refaire ces tableaux associatifs, car ils contiennent des simples et doubles quotes imbriquées, et je me dis que ça a dû provoquer un problème à un moment. Mais ça ne se résous toujours pas.
Après une heure de cafouillage, je finis par aller voir mon chef de projet, qui vient et règle le problème en une minute… L'erreur se situait entre le nom de la variable et le signe "égal" : il y avait une tabulation (qui pourtant ne pose pas de problème d'habitude).
Entre Eclipse qui m'a affiché les tabulations à la même taille qu'un espace, l'interpréteur PHP, et surtout moi : PEBKAC.
Histoire authentique, malgré sa débilité profonde. Question vue sur un contrôle (sur l'OS de la firme de Redmond) à l'époque ou j'étais en BTS IG : « Un utilisateur souhaite envoyer un message en anglais. Comment peut-il changer la langue de son clavier ? ». Ma réponse : « WTF ?… ».
Réponse attendue par le professeur : « En se rendant dans le Panneau de configuration, puis dans "Options régionales", il faut choisir "Anglais" dans la langue d'entrée par défaut du clavier, ou utiliser le raccourci "Alt+Shift" ».
C'est sûr que c'est bien connu :
1) Passer son clavier en configuration anglaise permet de taper vos messages directement en anglais.
2) Rédiger un message est tellement plus facile quand : A = Q, Z = W, M = point-virgule, point d'exclamation = slash, etc.
Le prof' a refusé de reconnaître absurdité de la question lors de mes explications.
Et la question vient d'un questionnaire officiel de certification pour l'OS en question (version 2000). PEBKAC.
Je bosse pour une hotline, et ce matin un utilisateur appelle en se plaignant qu'il a du mal à imprimer un PDF.
Effectivement, lorsqu'il fait "File > Print" dans Adobe Reader, cela met environ 20 minutes avant d'ouvrir le menu d'impression.
Après quelques recherches, je lui ai expliqué que d'avoir une centaine d'imprimantes réseau mappées sur son PC, qui pour la plupart n'existent plus, n'est pas forcément une bonne idée. PEBKAC.
Durant une émission permettant d'entretenir notre paranoïa, on peut voir les membres des forces de l'ordre se servir d'ordinateurs. Ainsi, pour montrer une photo d'un individu suspect qui est placée par le PC en mode « paysage » vers le mode « portrait », l'agent préfère faire pivoter l'écran (un bon vieux cathodique d'ailleurs). Premier PEBKAC.
Ensuite, on assiste à une recherche de numéros de portables au sein de plusieurs tableurs. Mais plutôt que d'utiliser un bon vieux Ctrl+F, la solution est évidemment d'imprimer tous les documents, représentant tout de même plusieurs milliers de lignes.
J'ai beaucoup de respect pour les forces de l'ordre, mais une formation informatique ne me paraît pas inutile. PEBKAC.