À la recherche d'un nouveau mobile dans l'enseigne rouge, avec un collègue, ce dernier est séduit par le Nokia Lumia 800. Il se trouve que c'est le seul mobile sous Windows Phone de disponible dans la boutique.
Le vendeur ne tarde pas à arriver, on se met à discuter et on lui demande si la boutique va proposer les nouveau mobiles avec Windows Phone 8 à sa sortie.
Après un moment d'hésitation, celui-ci me répond qu'il ne vend pas d'ordinateur, et que Windows 8 n'est dans tous les cas "pas prévu pour fonctionner sur un téléphone". PEBKAC.
Je viens d'avoir l'appel d'un utilisateur utilisant VMWare sur son Mac.
Il m'a demandé s'il doit acheter les deux versions d'Office (Mac et PC) pour lire des documents Word. PEBKAC.
J'étais en train de mettre au point un serveur de jeu. Je mets au point le serveur, et ensuite je m'attelle au site Web du serveur. Le serveur que je souhaite faire est censé être le serveur officiel d'un réseau sur lequel je suis, du coup je demande au gérant le logo du site du réseau pour le mettre sur le site. Il me le passe.
Je fais alors un tour dans le code pour l'intégrer, et là : horreur, la seule chose qui s'affiche c'est « logo » (l'attribut
alt que j'ai mis pour l'image) en haut à gauche de la page. Je m'arrache les cheveux dessus pendant deux bonnes minutes, et je me rends compte de deux choses :
1. Mettre un attribut
href au lieu de
src dans une balise
img, c'est mal.
2. Mettre une balise
img dans le
<head>, c'est mal.
C'est qui, déjà, qui a créé le compte du W3C sur ce site ?… PEBKAC.
Un inter-contrat de la SSII avec 24 ans d'expérience dans laquelle je travaille vient nous rejoindre pour nous filer un coup de main. Je lui demande de saisir des fiches comprenant des dates au format "jj/mm/aaaa".
Il s'est énervé contre le matériel, et en particulier le clavier, dont le pavé numérique n'avait pas de "/".
En fait, c'était juste que le symbole imprimé était le symbole de la division (le tiret avec un point au dessus et en dessous). Il pensait donc que c'est nécessairement ce qui apparaîtrait à l'écran.
Il a lui-même 20 ans d?expérience dans l'informatique. PEBKAC.
Travaillant dans un service IT depuis moins de deux ans, j'ai eu la joie de découvrir notre beau serveur DNS, dont voici les caractéristiques :
– Pas de serveur DNS secondaire.
– Pas d'UPS ou de backup.
– Tournant sur un vieux CentOS plus mis à jour depuis belle lurette.
– Il a servi à gérer plus d'une dizaine de noms de domaine, pour finalement n'en gérer plus qu'un seul. Les anciennes zones étaient toujours là.
– Des tas de règles
iptables autorisant des connexions SSH depuis des adresses IP dynamiques.
– Connexion SSH en root sur le port 22.
– Et le meilleur : ce serveur sert à gérer deux ranges d'IP publiques /24, et durant des années, la zone était continuellement alimentée sans que personne ne supprime les données obsolètes.
Après m'être auto-assigné la tâche de faire tout ça correctement et nettoyer la zone, nous avons « gagné » plus de 200 adresses IP publiques. PEBKAC.
Il y a désormais longtemps, lorsque j'étais au collège, le réseau informatique avait une configuration dont j'aimerais penser qu'elle est originale. À savoir pas d'antivirus, et tous les comptes avaient les droits d'administrateur sur tous les ordinateurs (autres que les serveurs, tout de même).
Mais j'ai mieux : ceci était un choix conscient de l'administrateur, selon qui « restreindre les droits serait plus emmerdants pour les élèves », « les antivirus ne seraient bon qu'à ralentir les ordinateurs », et qui préfère programmer un hack pour chaque virus qui apparait (en général un script qui fait un peu de nettoyage au démarrage).
Le tout sous Windows XP, épaulé par Internet Explorer 6. Et tout ça n'a pas changé en 2012, visiblement. Je vous laisse imaginer la proportion de machines HS et le temps passé à les réinstaller de fond en comble.
Malgré tout le respect que j'ai pour l'administrateur, très bon en tant que prof de maths... PEBKAC.
La responsable des ressources humaines m'a un jour appelé pour me dire que ses e-mails ne s'envoyaient pas dans Outlook. N'ayant pas activé "Envoyer/Recevoir" en automatique, je lui demande de me confirmer qu'elle clique bien sur le bouton "Envoyer/Recevoir". Elle m'assure que oui.
Sceptique, je me rends dans le bureau, et je lui demande de m'envoyer un e-mail de test.
Elle rédige un message, clique sur "Envoyer", va ensuite dans la boîte d'envoi et glisse l'e-mail dans "Éléments envoyés". Puis elle clique fièrement sur "Envoyer/Recevoir" et, avec un grand sourire sarcastique, pense me prouver l'envoi : "Regarde, pourtant il est bien dans les éléments envoyés !". PEBKAC.
Fin des années 90, du haut de mes deux ans d'expérience en informatique, je dépanne le Windows 98 du voisin à l'aide de Demolinux (le premier Live-CD Linux).
Deux jours plus tard, son ordinateur tombe de nouveau en panne. Il fait cette fois appel à un dépanneur qui formate le tout, et lui fait perdre l'ensemble de ses données. L'explication est sans appel : c'est la faute de Linux qui a infecté Windows.
Effectivement, ça ne pouvait pas provenir des malwares ramassés sur les sites X qui formaient 80% de ses favoris. Combo voisin + dépanneur : double PEBKAC.
À l'aéroport, mon sac passe aux rayons X. La visualisation se fait sur un simple écran LCD de PC. Or, le système plante et affiche toujours le sac précédent, mais pas le mien. L'agent de sécurité se met alors à éteindre et rallumer l'écran plusieurs fois de suite, bougonne : "Ah bin ça ne change pas...", et termine en tapant des petits coups secs sur le côté de l'écran pour débloquer la machine. PEBKAC.
Il y a quelques temps (pas si longtemps), à mes débuts sous Linux, lors de tests sur un petit serveur expérimental pour me familiariser avec cet OS, je commence une petite config' (rien de très extraordinaire). J'installe OpenSSH et je prends la session à distance sur ma machine habituelle, tout va bien. J'installe quelques paquets, j'active le pare-feu et installe Fail2Ban et… Oh, ma session SSH s'est fermée… et je ne parviens plus à me connecter.
Visiblement, Fail2Ban a fermé le port 22 sur le pare-feu. PEBKAC.