En des temps anciens - bien avant ma naissance - ma grand-mère avait montré à l'une de ses tantes son magnétophone. Tout en lui expliquant que l'on pouvait enregistrer sa voix pour la réécouter.
Elle insère une cassette vierge et propose de l'enregistrer. Sa tante lui a alors répondu : « Mais non, avec moi elle ne marchera pas ta machine. Elle ne comprendra rien, je parle breton ! ».
Sans doute le plus ancien exemple de que je connaisse. PEBKAC.
Je suis responsable d'un petit service IT de trois personnes. La RH vient de nous envoyer les grilles d'évaluation du personnel, soi-disant "personnalisées" selon le service.
En effet, le seul critère d'évaluation de mes techniciens sur le plan informatique que je dois remplir est : "Nombre de lignes de code tapées par semaine". PEBKAC.
Hier, ma mère se plaignait de son écran d'ordinateur trop lumineux.
Aujourd'hui, elle a trouvé comment régler ce problème. Je l'ai retrouvée devant le PC avec des lunettes de soleil. PEBKAC.
Pour la septième fois de cette heure-ci, j'ai dû me lever pour dépanner ma mère sur l'ordinateur familial. Lorsqu'elle m'a rappelé une huitième fois – alors qu'elle sait que je suis en pleines révisions pour mes partiels – j'ai râlé, disant que non, je n'étais pas la maintenance informatique de la maison.
Elle m'a bien sûr sommé de venir, ce que j'ai dû faire bon gré mal gré. Elle m'a alors demandé pourquoi elle ne pouvait pas modifier le document qu'elle venait de recevoir par e-mail. Et bien entendu, elle n'avait pas pensé à appuyer sur le bouton "activer la modification". PEBKAC.
J'étais en train de parler avec un ami, et nous nous sommes retrouvés à parler d'onglets. Je lui disais que lorsque j'ai voulu fermer tous mes onglets sauf un, je me suis retrouvé avec le message « Vous êtes sur le point de fermer 37 onglets. Voulez vous continuer ? ».
Il me dit alors qu'il lui est arrivé une chose similaire sur sa tablette : une dizaine d'onglets ouverts, et impossible de se résoudre à les fermer. « Faut pas que j'oublie ce truc, c'est pratique », qu'il disait. Je blague en lui disant que les marque-pages, ça existe, il m'a répondu qu'il avait la flemme. Je lui répond « La flemme de faire "CTRL+D" ? ».
… « CTRL+D » sur une tablette. Et non, il n'a pas de clavier pour tablette. Je reviens, je vais redémarrer mon cerveau. PEBKAC.
L'Intranet de ma société vient de changer. Le système de pointage semble identique mais… je cite le dernier e-mail reçu :
« ATTENTION, il est impératif d'utiliser la dernière version de Firefox pour que vous puissiez pointer, c'est la V25.0.1. En effet, avec Chrome et Internet Explorer, cela ne fonctionne pas ». PEBKAC.
Un client voulait acheter une imprimante laser recto/verso, et les tarifs que nous proposons sont malheureusement très élevés (ce n'est pas notre métier principal). Pour le coup, on s'est fait traiter de voleurs... Pas sympa. Finalement, ce client nous appelle pour se plaindre de l'imprimante. Elle a bien le recto/verso, mais... manuel !
On en finit par se demander qui est à blâmer : le client, pas fichu de demander ce qu'est un recto/verso manuel, ou le constructeur, qui a la malhonnêteté intellectuelle de placer "recto/verso" dans sa publicité, alors que la machine en est mécaniquement incapable.
À noter qu'il s'est (un peu) excusé, et du coup nous a acheté l'imprimante recto/verso. Tant mieux... PEBKAC.
Ayant besoin d'une alimentation pour l'ordinateur d'un client, je me décide à aller l'acheter chez mon (ancien) tuteur de stage, et lui passer le bonjour par la même occasion. Arrivé, je patiente car il y a un client avant moi.
Le souci de ce client est qu'il n'a plus d'affichage depuis qu'il a installé sa nouvelle carte graphique. Série de questions-réponses sur les pilotes et s'il connecte bien son moniteur sur la carte et non sur le VGA interne. Test en live pour percevoir le problème, et il y a un beau Bureau Windows qui s'affiche sur le moniteur de l'entreprise.
Le client repart, et appelle après avoir testé de nouveau chez lui. Le verdict ? Il n'avait simplement pas branché son câble lors du premier test, et avait préféré voir un professionnel « avant de faire empirer la situation ». Soft, mais quand même : PEBKAC.
En plein projet sur un serveur de dA(C)veloppement, je lance un batch en ligne de commande pour vider le cache du serveur, afin d'appliquer les derniA?res modifications. Cruelle erreur, le batch n'avait pas de chemin complet et s'est lancA(C) dans le rA(C)pertoire du projet. Quatre semaines de travail perdues, panique A bord.
Et en ligne de commande, pas de possibilitA(C) de Corbeille, heureusement la casse a A(C)tA(C) limitA(C)e avec un logiciel de rA(C)cupA(C)ration de donnA(C)es. NA(C)anmoins, PEBKAC.
Il y a deux ans, un cher ami a réalisé un logiciel de calcul d'emprunt immobilier. Ne connaissant pas les règles dans ce domaine, je lui fais confiance pour les règles de calcul. Mais pour le reste, voici sa réalisation :
- Durée d'emprunt unique limitée à 10 ans (puis un choix de 10 à 20 ultérieurement)
- Somme d'emprunt limitée à un choix entre 3 valeurs
- Le logiciel ne fournit qu'une valeur par an, alors qu'il valait mieux par mois
- Les valeurs sont en réalité calculées à l'avance et « gravées » dans le logiciel lui-même (en réalité, il n'effectue aucun calcul)
- Un choix inutile des devises (€ et $) qui sert à afficher derrière le montant, mais sans même effectuer de conversion.
Il comptait le mettre en vente pour 99€ sur... Amazon. Finalement, il va le vendre 30 €. PEBKAC.