Quand j'étais hotliner, notre outil de prise d'appels permettait d'ajouter des pièces jointes au dossier. Un utilisateur relance un dossier qui avait déjà fait le tour de toutes les équipes, et était revenu à la hotline.
Je l'ouvre, vois le problème, et vois qu'il a été envoyé partout sauf à la bonne équipe. Je constate qu'il y a une pièce jointe faite par mon collègue qui a créé le dossier.
C'était une capture d'écran en JPG, mais sur mon PC, les *.jpg étaient associés à QuickTime. L'image s'ouvre (péniblement), je vois le message d'erreur et je m'en vais fermer ma fenêtre QuickTime : « Ah... Pas de croix... Oh le c*** ! QuickTime me l'a ouvert au format réel, l'image prend mes deux écrans ! ».
En regardant mon écran de droite pour fermer ma fenêtre, je vois que mon collègue, non content d'avoir fait une capture de ses deux écrans pour un simple message, a par la même occasion capturé une conversation par e-mail où il s'engueulait avec sa copine, et l'a fait circuler à la plupart des services techniques via son dossier. PEBKAC.
Le chef d'un service déboule dans mon bureau, tout rouge : « Votre imprimante c'est de la m*rde ! Cela fait 15 minutes que j'essaie d'imprimer !... ». Il était tellement en colère que je n'ai rien répondu sur le moment.
Nous arrivons dans son bureau... Et je branche l'imprimante, sans rien dire.
Le pauvre s'est arrêté brusquement, devint tout blanc, et retint sa respiration. À partir de ce moment, il fut beaucoup plus amical, mais nous n'avons jamais évoqué de nouveau cet incident cocasse.
Conclusion : avant d'appeler un dépanneur, vérifiez si votre appareil est branché et allumé. PEBKAC.
Jacques Myard, député d'une formation anagramme de PMU dans les Yvelines, lors d'une émission de radio à propos d'Internet :
« J'espère que l'on va prendre conscience de la nécessité de nationaliser ce réseau, et d'avoir la capacité de mieux le maîtriser : les chinois l'ont fait ». PEBKAC.
Je travaille dans une médiathèque, et comme cela se fait couramment, nous proposons à nos abonnés des postes en libre service pour la recherche documentaire.
J'étais en train de classer des documents en retour, quand un homme m'alpague : il me dit que c'est un scandale de ne pas avoir en rayon les livres d'un auteur à succès portant sur les Illuminati et le Vatican. Cela me paraissant étrange, car je sais que nous avons ces références en stock, je lui propose de l'accompagner pour le trouver.
Monsieur se poste alors devant l'ordinateur, ignore totalement la fenêtre déjà ouverte avec marqué en gros, gras et rouge : « Recherche documentaire », ouvre le menu Démarrer de Windows, et effectue sa recherche dans la case idoine de ce même menu. Il me montre alors l'écran ne ramenant aucun résultat, et me dit triomphant : « Ah ! Vous voyez ? ».
Comment vous dire cher monsieur ?… PEBKAC.
Au sein du support pour lequel je travaille, nous subissons quotidiennement le harcèlement d'un utilisateur pénible. Celui-ci parvient parfois à envoyer 15 demandes d'assistance par jour, celles-ci étant très majoritairement des relances ou de la bobologie.
Mieux, nous avons constaté que sur un mois il avait représenté à lui tout seul 10% du volume des demandes qui arrivent chez nous, alors que nous traitons un volume proche du millier d'utilisateurs.
Cet utilisateur m'aura appris ce que sont la patience, le professionnalisme et la sérénité. PEBKAC.
J'ai été désigné "responsable de l'Internet" dans la petite association dont je fais partie, ce qui me vaut régulièrement des appels affolés des autres membres du bureau. Entre autres : j'ai installé Teamviewer pour que tout le monde puisse se connecter à distance, j'ai (longuement) formé ces personnes, et tout a bien fonctionné pendant plusieurs semaines.
Un jour, l'un des membres n'arrivait pas à se connecter depuis chez lui. Il affirme : "Pourtant, j'ai bien laissé la multiprise allumée après avoir éteint le micro (oui, comme micro-ordinateur), en quittant les locaux de l'asso, pour économiser l'électricité !". PEBKAC.
Prof' en informatique, et ayant l'habitude des tableaux blancs, j'ai malencontreusement utilisé le feutre du tableau sur mon écran 26", alors que je présentais un programme à mon fils. PEBKAC.
Intégrateur Web, un client me contacte par e-mail pour me signaler un problème d'affichage sur son site. Il précise : "sur Mac, sur IE". Je tique un peu quant à cette configuration peu courante à ma connaissance, mais néanmoins probable. Je regarde donc les screenshots qu'il a joints à son courrier.
C'est effectivement bien un Mac, et dont la barre de menus annonce fièrement qu'il navigue avec Safari. PEBKAC.
Notre entreprise a envoyé un e-mail nous prévenant d'un courrier de notre fonds de placement, que nous devrions recevoir par voie postale. En pièce jointe, un document exemple, dont les données personnelles ont été expurgées.
Je regarde rapidement le document en question, et en faisant descendre le document avec la molette, j'ai l'impression de voir furtivement le texte masqué.
Dans le cas présent, nous ne sommes pas en présence d'un PEBKAC de bas niveau, celui qui imprime le document pour masquer les informations au marqueur avant de le scanner, mais bien d'un « kissikoné » de haut niveau : ce génie de la sécurité a placé des blocs de commentaires sur les lignes à effacer. Sauf que mon lecteur de PDF semble charger ces blocs après le reste du document.
À défaut de pouvoir supprimer ou déplacer ces commentaires, il suffit de sélectionner la zone masquée et de faire un copier/coller pour connaître le nom de la personne… et les coordonnées de son compte. PEBKAC.
Mon lycée a mis en place une instance Agora pour son Extranet. Un de mes camarades n'arrivait pas à se connecter. Comment faisait-il ? Il tapait « agora » dans Google, cliquait sur le premier lien, et rentrait ses identifiants. C'est certain, quand on n'est pas dans la bonne instance, ça marche beaucoup moins bien. PEBKAC.