Après plusieurs envois infructueux d'un e-mail important, mon fils décide d'aller sur mon ordinateur pour le télécharger.
Ah non, il a tenté de l'envoyer à partir de mon PC, expliquant : « Ça marchera mieux avec moins de distance ». PEBKAC.
Les responsables d'une école nous contactent pour obtenir des renseignements. Comme leur demande est un peu particulière, notre secrétaire leur recommande d'envoyer un e-mail au service concerné. Elle lui indique l'adresse, merci et à bientôt.
Un peu plus tard, l'institutrice rappelle en annonçant que l'e-mail indiqué ne fonctionnait pas. On l'épelle à nouveau en utilisant des prénoms (I comme Isabelle, N comme Nathalie...), sans plus de succès. Jusqu'à ce que la collègue de cette dame ne trouve la solution : « Bah évidemment que ça ne marche pas, tu n'as pas mis le HTTP devant ! ».
Oui, l'institutrice saisissait l'adresse e-mail dans la barre d'adresse de son navigateur. PEBKAC.
Une secrétaire me téléphone et m'explique que Word ne fonctionne pas. Ne voulant pas me déplacer pour rien, et suspectant que le fichier qu'elle n'arrive pas à ouvrir est certainement sur le réseau, je lui demande où elle l'a rangé. Réponse imparable :
- Bah... Dans Word.
- Mais lorsque vous l'avez enregistré, vous l'avez mis dans quel répertoire ?
- Heu... Office ?
- Bon, OK... Bougez pas, j'arrive.
PEBKAC.
Lors d'une inscription sur beaucoup de sites Web, il est souvent proposé de taper deux fois son adresse e-mail et son mot de passe. L'intention est louable, car beaucoup de gens peuvent facilement se tromper en tapant une mauvaise adresse.
Mais dans la plupart des cas, un simple copier/coller suffit à passer la protection sans aucune vérification que la première adresse tapée est bien la bonne.
Pour tous ces sites, collectivement et bien mérité : PEBKAC.
Dans le magnifique lycée où je travaille, beaucoup de dossiers sont créés (de tout type, du dossier d'histoire au dossier professionnel sur « comment se laver les mains dans une école »).
Les élèves insèrent des images par copier/coller (créant un lien ne se chargeant pas si l'ordinateur n'est pas connecté – 1er PEBKAC) et très souvent, citent la source : « Source : Google Images » (2nd PEBKAC).
Même après de longs cours d'informatique, sur l'origine des ressources Internet, ils continuent à citer le moteur de recherche comme source. Double PEBKAC.
Sur un serveur Minecraft que je fréquente régulièrement, un utilisateur a demandé "où télécharger une carte graphique".
Aussitôt, un autre a répondu qu'il ne savait pas, mais qu'il pensait que c'était possible sur le site où il avait "dl son proceseure (sic)". Et non, ce n'était même pas de l'ironie. PEBKAC.
Lors d'un projet, j'avais été nommé "coordinateur du groupe". Un camarade vient me demander de l'aide, afin de réaliser les deux seules procédures que son binôme lui avait demandé de réaliser.
Je lui explique les différentes étapes sur une feuille :
- Déclarer la procédure.
- Déclarer et initialiser le curseur.
- Faire une boucle, et afficher les informations du curseur.
Après quelques minutes, il m'appelle pour vérifier. À ma grande surprise, il avait recopié ce que j'avais écrit sur la feuille, mot pour mot.
Désemparé, je lui conseille alors de lire les exemples du cours sur les curseurs, afin d'en comprendre le fonctionnement et de pouvoir les utiliser. Après m'avoir confirmé que "c'était bon", il me rappelle au bout de deux minutes.
Il avait copié/collé la première procédure avec curseur issue du cours, et l'avait insérée à l'intérieur de son ancien code. PEBKAC.
Je travaille pour la hotline d'une marque informatique. Un client appelle et me demande pourquoi il a deux dossiers "Nouveau dossier" et "Nouveau dossier (2)" sur son ordinateur. Je tente de lui expliquer vainement que ce sont certainement des dossiers vides, qu'il a probablement créés sans le vouloir.
Je lui demande donc de les ouvrir, et ils sont bien vides. Je lui explique alors qu'il peut en faire ce qu'il veut : y mettre des dossiers, fichier photos ou autre, à l'intérieur. Ou même les supprimer, si il n'en a pas besoin.
Il me répond : "Oui, mais en clair, j'en fais quoi ?". PEBKAC.
Une connaissance, qui se prétend webmaster professionnel, me parle d'un projet qu'il est en train de développer. C'est avec « les toutes dernières technologies » : HTML incluant du CSS, mais également PHP. Et ce n'est pas tout, il y aura aussi du... MySQL. Bref, que du très moderne en 2013.
Les utilisateurs pourront se connecter sur ce fabuleux site (doté d'un design de 1994, avec les liens bleu souligné), cependant sans pouvoir changer leur mot de passe. Ils devront passer par... lui, qui facturera évidemment cette prestation.
Pour les mots de passe, je lui dis - ironiquement - qu'il existe la fonction md5(), même si son utilisation seule n'est pas sécurisée. Fonction qu'il me dit ne pas connaître, mais ce n'est pas grave, non. Voilà pourquoi :
« Attends, il y a DÉJÀ un mot de passe, pour accéder à la base des données. Pas besoin de "crisper" (NDA : crypter) les passwords des users ! ».
Ah, présenté comme ça... PEBKAC.
Dans mon lycée, il y a un contrôle des pages et certaines sont déclarées comme non bénéfiques au travail, et sont donc bloquées (YouTube, Facebook, etc.).
Cependant, il suffit d'utiliser Firefox pour contourner ce bridage en mettant HTTPS en protocole, et là miracle, les pages sont accessibles.
Y'a pas à dire, PEBKAC.