Je reçois un e-mail d'une utilisatrice de mon ancienne boîte, suite à la mise à disposition d'un poste neuf :
"Vous m'avez fourni une souris qui présente un problème : il semble manquer la partie inférieure. De plus, je constate que la souris émet de nombreuses étincelles et arcs électriques".
Un technicien se déplace donc sur place. Après intervention, voici le commentaire sur le ticket d'incident :
"Utilisatrice absente, dans le bureau une simple souris optique avec LED clignotante de couleur bleue. RAS". PEBKAC.
Souhaitant désinstaller un certain jeu via la commande 'remove', et n'étant pas très regardant sur les dépendances, j'ai au passage viré network-manager.
Ça m'apprendra à regarder ce que je fais. PEBKAC.
Mon patron et moi-même expliquons à un client les détails d'un hébergement pro chez OVH. À un moment dans la discussion, mon cher patron me crie dessus en disant que je ne m'y connaît pas. Je m'excuse platement devant le client, en partant. Plus tard, il me rejoint et me lance :
« Enfin, chez OVH ils sont sérieux ! Ils ne vont pas utiliser un truc gratuit, ils ont forcément une solution IIS ou WHS, ou équivalente, il leur faut un système fiable ! En plus, s'ils prenaient du Linux, ils ne pourraient pas facturer quoi que ce soit, réfléchis un peu. La licence GNU interdit toute vente, d'ailleurs c'est toi-même qui me l'a dit !… »
Je vous assure que non, je n'ai pas dit cela. PEBKAC.
Ayant souhaité employer l'assistance à distance pour dépanner un ami, celui-ci a cru bon de m'informer que les piles de sa souris étaient déchargées, et que de ce fait, il ne fallait pas que je m'inquiète si le pointeur ne daignait pas se déplacer. PEBKAC.
Nous avons mis en place un modèle de signature individuel à incorporer dans les e-mails, afin que chacun aie la même présentation. Il contient entre autres le nom du collaborateur, son numéro de téléphone, et le site Internet de l'entreprise.
Un utilisateur m'a envoyé un e-mail, pour me demander s'il ne serait pas souhaitable d'y rajouter... l'adresse e-mail. PEBKAC.
Ayant été prof' d'informatique, les premiers mois de chaque début d'année j'ai été souvent réclamé par les élèves en salle info, pour un problème récurent comme « y'a quelque chose qui bouge sur mon écran ».
Le souci était évidemment un économiseur d'écran, que j'avais configuré pour afficher : « Si tu lis ceci, c'est que tu n'as pas travaillé depuis 10 minutes. Alors tais-toi et bosse ! ».
Ceux qui n'avaient pas touché leurs machines pendant 10 minutes (et plus encore) étaient nombreux... Sans parler de ceux qui n'avaient même pas lu le message avant de venir m'interpeller. PEBKAC.
Je commence un nouveau contrat dans une grande SSII parisienne. À la machine à café, on me questionne sur ma visite chez l'équipe de développement un peu plus tôt, installée dans d'autres locaux. Je raconte que l'un des développeurs utilisait un clavier BEPO, gage d'une motivation certaine.
Un collègue demande : "Un clavier quoi ?", et l'autre de lui répondre : "Bah tu sais, pour ne pas se fatiguer les doigts, un clavier séparé en deux parties et arrondi, pour que ça soit ergonomique".
Quand on ne sait pas, on se tait. PEBKAC.
En école d'ingénieurs en informatique, notre classe était séparée en deux pour les ateliers de programmation. Lors des contrôles pour note, les deux demi-classes passaient l'une après l'autre, à une heure d'intervalle.
Pour rendre nos fichiers sources, il fallait les copier sur un répertoire commun accessible à tous, avec tous les droits (on pouvait donc mettre le bazar chez les autres, copier leur travail, etc. Première erreur...).
Mais le plus beau, c'est que le prof' utilisait ce même répertoire pour distribuer l'énoncé, donc le groupe n°2 se connectait à une machine dans une autre salle, copiait l'énoncé en même temps que le groupe n°1, travaillait une heure tous ensemble et allait ensuite passer le contrôle, sans trop de stress.
Le plus affligeant dans tout ça, c'est que le prof' devait avoir semi-conscience de cette « faille », car il ne laissait l'énoncé disponible que deux minutes avant de le supprimer du répertoire commun, pour « éviter qu'il ne finisse entre de mauvaises mains ». PEBKAC.
Lors du passage vers une nouvelle version de Microsoft Office, un collègue a appris que les documents XLSX, utilisés dans la nouvelle version, avaient un format compressé et prenaient de ce fait moins de place que leurs équivalents en XLS. Idem pour les DOCX ou autres PPTX.
Il a ensuite voulu se rendre utile en renommant à la main tous les fichiers de son service, uniquement en changeant leur extension pour rajouter un « X » partout, persuadé que cette manœuvre ferait gagner de la place sur le serveur.
Et pour certains fichiers volumineux, il en avait fait des « XLSXX » ou « XLSXXX ». PEBKAC.
En cours d'anglais, le professeur que je considère le plus sympathique, mais aussi le plus moderne de tous mes profs, m'a profondément déçue : l'ordinateur de la salle faisant du bruit, il a décidé de l'éteindre. À la sauvage. PEBKAC.