J'ai participé à un test d'aptitude sur ordinateur, qui ma coûté 65 € pour deux heures assis devant un PC. Le test se fait sur une version millénaire d'Internet Explorer.
– La calculatrice intégrée à la page ne fonctionne pas avec le clavier numérique… Obligé de faire tout à la souris et impossible de mettre un nombre en mémoire (pas de papier ou de pense-bête à disposition).
– Appuyer sur
Tab pour passer à la case suivante de la question ouvre une fenêtre disant qu'il est interdit de tricher avec les commandes Windows. Idem pour
Ctrl, donc impossible de faire de copier/coller.
Et le chronomètre intégré pour les questions à temps imparti n'est pas réglé correctement, car en 20 secondes à ma montre, 15 se sont écoulées sur le test.
Autant dire qu'étant reconnue pour des tests ultra-fiables, cette entreprise ne remporte pas la palme. PEBKAC.
Quand on bosse dans l'informatique, toute la famille vous prend systématiquement pour le service après-vente d'une grande enseigne.
Ma tante, ayant acheté un ordinateur récemment, me pose des questions par téléphone pour résoudre ses problèmes d'ordinateur. Elle n'arrive pas à l'éteindre : je lui explique de faire un "clic gauche" sur la fenêtre Windows de la barre des tâches, mais cela semblait ne pas fonctionner. Je commence à m'impatienter, quand au bout de quelques minutes de galère, je comprends finalement qu'elle tient la souris à l'envers, le fil partant sous sa main. PEBKAC.
Les responsables d'une école nous contactent pour obtenir des renseignements. Comme leur demande est un peu particulière, notre secrétaire leur recommande d'envoyer un e-mail au service concerné. Elle lui indique l'adresse, merci et à bientôt.
Un peu plus tard, l'institutrice rappelle en annonçant que l'e-mail indiqué ne fonctionnait pas. On l'épelle à nouveau en utilisant des prénoms (I comme Isabelle, N comme Nathalie...), sans plus de succès. Jusqu'à ce que la collègue de cette dame ne trouve la solution : « Bah évidemment que ça ne marche pas, tu n'as pas mis le HTTP devant ! ».
Oui, l'institutrice saisissait l'adresse e-mail dans la barre d'adresse de son navigateur. PEBKAC.
Aujourd'hui, ma vénérée collègue reçoit un fichier (copie d'écran) sur un ticket qu'elle doit gérer. Elle ouvre le fichier en question, qui est une capture de l'application sur laquelle nous travaillons, l'image comportant l'ascenseur habituel des fenêtres et des explorateurs de fichiers.
Elle essaie de descendre avec cet « ascensseur » (comme elle dit), et s'étonne de ne pas pouvoir aller plus bas dans l'image. PEBKAC.
Il y a une dizaine d'années, un site Web proposait aux membres de partager leurs créations et de les commenter. Seulement, si une création était supprimée, ses commentaires se trouvaient affichés sur la page de la création suivante, et ainsi de suite.
Le concepteur ne pensait pas à supprimer les commentaires d'une création retirée, et il associait les commentaires à une création selon sa position dans la liste, et non selon un identifiant unique et invariable. PEBKAC.
Lors de la seconde semaine de ma première année d'étude en informatique, j'ai été amené à suivre mon tout premier cours Linux.
Ne connaissant que très peux de choses à ce moment là sur le manchot, j'écoutais extrêmement attentivement l'intervenant.
Aujourd'hui encore, je me souviens donc de cette phrase fabuleuse :
"Pour supprimer un dossier tapez la commande rm -rf ... (jusque là ça va)... /*."
Pour mon disque vidé, et cet intervenant peux crédible : PEBKAC.
Ah tiens, un formulaire de connexion d'une grosse entreprise. Bon, à tout hasard :
OR ""="".
Ah tiens, me voilà logué.
Ah tiens, le premier utilisateur dans la base de données s'appelle « stagiaire ». PEBKAC.
L'Université essaie de se mettre à l'informatique, ce qui est plutôt bien. Les professeurs s'adaptent, et utilisent en grande majorité l'outil correctement. Les étudiants, en revanche...
Lors d'un contrôle en ligne : « Bonsoir, je viens de faire le contrôle avec mon iPad, mais je ne voyais que la moitié des questions. Par conséquent, j'ai répondu à la moitié d'entre elles, au hasard ». PEBKAC.
En l'an 2001, j'avais 17 ans et découvrais les joies du propriétaire d'ordinateur connecté à Internet. C'était encore pour moi un outil récent, j'ignorais ainsi l'existence même de la fonction "copier/coller".
Et m'étant inscrit sur un jeu en ligne, j'avais recopié le code d'activation de mon compte sur un bout de papier, puis recopié ce code sur le site en question. PEBKAC.
Mon prof' de technologie des équipements et supports, en BTS audiovisuel, nous donne un cours sur l'informatique : "Vous connaissez le partitionnement ?... Enfin, le partitionnage ?... Enfin, faire une partition ?...".
On est pas arrivés. PEBKAC.