Alors que je suis en salle informatique, insatisfait des piètres performances de Windows sur les machines du lycée, je boote sur mon Live CD d'Ubuntu.
Dix minutes plus tard, un administrateur réseau débarque en trombe, éteint l'ordinateur, me confisque le disque et me menace d'en parler à la proviseure. À ce qu'il paraît, je serais « un apprenti hacker cherchant à commettre une intrusion dans le réseau ». En effet, comme TeamViewer ne s'est pas activé lors du démarrage sous Linux, le programme de statistiques d'utilisation d'Internet au lycée aurait apparemment planté... PEBKAC.
Notre prof' de SVT nous parlant du B2I (Brevet informatique Internet), dont il s'occupe de la validation, nous a vaguement parlé de la configuration d'un client de messagerie. En effet, pour valider un item particulier, il faut savoir paramétrer correctement "Outlook, ou bien le logiciel d'OpenOffice... dont j'ai oublié le nom... le logiciel de Java...".
Pour OpenOffice, OK, Thunderbird est Open Source, la confusion est acceptable. Christine Albanel l'a déjà faite. Mais alors pour Java, comment en est-il arrivé là ? PEBKAC.
Il y a un paquet d'années, la maintenance de l'ordinateur familial était réalisée par l'entreprise qui nous avait vendu la bête.
Dès qu'il y avait un problème, on leur amenait donc l'unité centrale en réparation. Ainsi que l'ensemble des câbles électriques, clavier, souris, haut-parleurs, et surtout l'imposant écran à tube cathodique de 15 pouces.
Je ne sais toujours pas si c'était mes parents qui pensaient qu'amener l'ensemble était indispensable, ou l'entreprise qui le demandait systématiquement. Dans les deux cas : PEBKAC.
Ma petite maman devant assez urgemment publier une petite annonce pour une location de vacances, je décide de l'y aider en la rédigeant et la soumettant à plusieurs sites spécialisés.
Problème, un de ces sites refuse mon annonce : « Vous ne devez pas publier votre adresse e-mail ou votre numéro de téléphone directement dans l'annonce. »
Soit, je le comprends tout à fait… Sauf que ce n'était pas le cas. En revanche j'avais terminé l'annonce par : « Pour plus d'informations merci de me contacter par e-mail ou par téléphone. »
Auraient-il par stupidité décidé de filtrer sur les termes « e-mail » et « téléphone » ?
Je raccourcis ma phrase en : « Pour plus d'informations, merci de me contacter »… Et rebelote, même message d'erreur.
Alors bon, peut-être que les dates de disponibilité sont prises pour un numéro de téléphone, mais personnellement je n'ai pas envie de m'attarder plus longuement sur ce site. PEBKAC.
Quand j'ai eu mon premier PC à l'age de 9 ans, c'était une bête de course à l'époque, disposant d'un HDD de 2Go.
Cependant, une fois plein et ne voulant pas supprimer les jeux que j'avais installé, j'ai décidé de supprimer des fichiers inutiles. Je me suis donc sagement rendu dans 'C:/>Windows', et voyant que certains fichiers portaient une icône inconnue (celle avec le petit drapeau de Windows), je les ai supprimés.
Ces fichiers étaient des DLL. PEBKAC.
Une cliente nous appelle : « Toutes les icônes sur le Bureau sont devenues des PDF ! ».
Après enquête, il s'est avéré qu'elle essayait d'ouvrir un fichier envoyé par Skype. Comme elle n'y parvenait pas et que son interlocuteur clamait haut et fort qu'il s'agissait bien d'un document au format PDF, elle est allé bidouiller les options des programmes par défaut.
Sauf que le fichier en question, transmis par l'interlocuteur grâce à un glisser/déposer, était en fait un raccourci dudit document PDF, autrement dit un fichier *.lnk.
Des deux, je ne sais pas qui est le plus méritant. PEBKAC.
Petite discussion devant des ordinateurs :
« Ils n'ont même pas installé [société basée à Redmond] Office ! s'étonne mon interlocuteur.
— Non, mais ils ont LibreOffice qui est aussi bien, mais qui en plus est libre et gratuit.
— Oui enfin LibreOffice, de toute façon, c'est fait par [encore la société de Redmond], affirme-t-il.
— Non, pas vraiment… (je lui montre la page Wikipédia de "The Document Foundation").
— Évidemment, si tu ne veux pas payer, il y a Linux, conclut-il. Tu peux utiliser [distribution sud-africaine], mais à part ça, les autres Linux ne sont pas terribles. »
J'ai l'impression qu'il ne s'y connaît pas beaucoup en logiciels libres. PEBKAC.
Il y a longtemps, j'utilisais un logiciel pour créer des petits jeux vidéo très simplistes (suites de pages avec choix multiples). Les jeux générés fonctionnaient très bien, sauf que les fichiers générés à côté de l'exécutable disparaissaient à chaque utilisation d'un jeu. PEBKAC.
Grand classique, un utilisateur en déplacement ouvre un ticket : « L'endroit où je mets mes dossiers sur le réseau ne fonctionne pas ! ». Par cette phrase, il fallait deviner : « les lecteurs réseau mappés sur le poste ».
Après appel téléphonique, cette personne était connectée au Wi-Fi d'un hôtel. Je lui demande donc de connecter son VPN, puis tous rentra dans l'ordre.
La seule marque de gratitude à laquelle j'ai eu droit fut : « Ça commence à me gonfler tous vos trucs à cliquer partout, je veux pouvoir accéder aux dossiers réseau automatiquement, il me faut une solution rapidement ! ».
Je lui conseille donc d'activer l'option « Rendre disponible hors connexion », lorsqu'il passera au bureau (solution qui ne lui plaît qu'a moitié, mais bon...).
Je travaille dans une SSII, et cette personne est supposée avoir « de bonnes connaissances sur l'environnement poste de travail ». PEBKAC.
Un client nous contacte pour un problème de confirmation : il a payé, mais n'a rien reçu comme confirmation.
Le standard est lassé et je suis de bonne humeur, je prends le râleur. Après une première écoute, je lui demande - un peu lâchement - de réunir ses informations, de faire quelques vérifications et de nous recontacter au besoin.
Il rappelle, certain d'avoir commandé sur notre site. Je cherche avec son nom, son e-mail et d'autres infos dans nos bases de données... je ne trouve rien. Je cherche avec le râleur et lui recommande d'inspecter son historique de navigation. Après un certain nombre d'échanges, il s'est avéré qu'effectivement ce monsieur avait commandé chez un de nos revendeurs, qu'il avait bien créé un identifiant (non monsieur, je n'y ai pas accès puisque ça n'est pas mon site...), mais que, sans renseigner son numéro de carte de crédit, il était impossible qu'il ait été débité. Effectivement, c'était un autre achat du même montant.
Garder ton calme tu dois, jeune padawan. PEBKAC.