Il y a un mois, suite à un changement de serveur et comme leurs messageries n'étaient pas toujours bien configurées, j'avais envoyé à nos travailleurs à distance une notice expliquant les changements à faire sur leurs smartphones pour accéder de nouveau à leurs messageries après la migration.
J'avais tout bien fait : où appuyer, comment y arriver, où trouver les caractères spéciaux, pourquoi saisir ceci ou cela... Une journée de travail pour une notice détaillée, et aisément compréhensible.
Aujourd'hui, l'un d'entre eux passe au siège, pour se plaindre de ne pas pouvoir envoyer d'e-mails depuis un mois. Un coup d’œil sur le smartphone suffit à voir qu'il n'a plus non plus de messages dans sa boîte de réception. Je lui demande s'il a appliqué la notice explicative que je lui ai envoyée.
Il répond, avec un rire bien franc : « Oh non, j'ai pas cherché, je l'ai mise directement à la poubelle ! ». PEBKAC.
Un ami vient aujourd'hui me voir pour un problème d'écran bleu. Le souci étant survenu durant une session de jeu, je soupçonne une surchauffe.
Je lui expose ma solution, et il me dit que ça ne peut pas en être la cause : un autre se ses amis « kissikoné » lui a expliqué que la seule solution est d'augmenter le voltage du CPU.
Le soir même, il m'a demandé de passer chez lui car son Windows ne démarre plus. PEBKAC.
Du temps de Windows 95, on avait confié une disquette à des élèves, qui contenait un logiciel d'édition pour taper leur projet de fin d'année. C'était à l'époque des disquettes 3,5", et on expliquait aux élèves qu'ils n'ont pas à craindre d'effacer le logiciel, s'ils mettent bien le loquet de la disquette en place.
Mais l'un d'eux, dont je me souviens bien, s'amusait déjà avec ce loquet, en disant que ce n'était pas fiable. Il disait : "Regardez, si je le mets comme ça, on peut tout effacer !...". On lui répète donc de surtout ne pas y toucher.
Je ne me souviens pas si ce logiciel était légal ou non. Toujours est-il qu'évidemment, le lundi suivant, il est revenu avec la disquette effacée, le loquet en position d'écrasement. PEBKAC.
Dans le lycée de mon frère, un PC a soudainement eu un problème. Au démarrage, il indiquait qu'il y avait un problème avec le système d'exploitation, avec des fichiers corrompus, et autres messages de ce registre.
N'ayant pas envie d'être traités de « destructeurs » s'ils tentent de réparer la machine (ils se débrouillent, vous savez le « kissikoné » qui pense que vous piratez le PC alors que vous ouvrez OpenOffice…), ils appellent l'informaticien de l'établissement.
Cet autre homme qui s'y connaît arrive, ouvre la machine, arrache la carte mère et l'embarque, puis revient avec une carte son. Il tente de la remettre à la place de l'autre. Au vu de son échec, il a déclaré que la machine était HS, et l'a donc embarquée. J'ai peur pour elle… PEBKAC.
Aujourd'hui en cours, le professeur utilisait le rétroprojecteur afin de montrer un e-mail qu'il avait reçu (le genre chaînes d'e-mails avec des test de personnalité… Bref, c'est un autre sujet).
Un élève, remarquant l'adresse e-mail du prof' en haut de l'interface Gmail, nous a alors lancé : « On a son e-mail, on va pouvoir lui faire une attaque DoS ! ». PEBKAC.
Aujourd'hui, ma mère m'appelle pour imprimer des photos (il faut dire que l'impression est très capricieuse depuis que je lui ai mis Linux). L'imprimante faisant des bourrages à répétition, je lui demande quel est ce nouveau papier, de toute évidence de mauvaise qualité.
Elle me répond que c'est le même qu'auparavant, du A4, et qu'elle le découpe aux ciseaux pour en faire du A6.
Effectivement, ça faisait des bourrages. PEBKAC.
Je vais dépanner d'urgence une pharmacie, qui m'a donné pour seule information : « Ça marche pas ». La stagiaire, arrivée le matin même, ne peut pas faire fonctionner la machine et c'est donc de ma faute. Je lui demande de reproduire ses gestes.
Elle prend les médicaments, les bippe tous (jusque là, tout va bien), et... elle bippe le bouton de fin de vente, affiché sur l'écran.
Lorsque je lui fais remarquer que, pour débuter la vente, elle avait pourtant appuyé avec son doigt sur l'écran (ou avec le clavier) sur ce même bouton, elle m'a répondu qu'elle ne pouvait pas deviner que "mon" système était mal foutu. PEBKAC.
La comptable de l'entreprise nous a appris aujourd'hui que son problème d'ordinateur, qui se fige et qu'il est impossible d'éteindre à moins de couper l'alimentation, a été "résolu" : l'écran a été changé. PEBKAC.
La compagnie d'assurance dans laquelle je suis en stage a mis en place une politique de sécurité des mots de passe assez stricte : changement obligatoire chaque mois, le nouveau mot de passe étant obligatoirement différent des six derniers mots de passe, prise en compte de la casse et des caractères spéciaux.
Et la longueur du mot de passe ? Entre 6 et 8 caractères. PEBKAC.
Mon cousin de 11 ans a installé Linux (bien !). C'est un Ubuntu (OK, moins bien, mais bien quand même...). Pendant mon absence, il a eu un petit soucis avec le dual boot, et il a donc emmené son ordinateur chez son revendeur.
Ledit revendeur lui a dit, le lendemain : "Mais Linux, c'est pour les gens qui programment ! Toi tu ne programmes pas, alors je l'ai effacé".
J'ai bien quelques mots pour définir ce type, mais le seul que je m'autorise ici est... PEBKAC.