L'autre jour, mon père me demande d'envoyer par e-mail une photographie à une cliente. Je lui demande l'adresse, il me répond : "Elle m'a dit 'ouhouou.com'... J'ai pas bien compris, mais je suis sûr que c'est '.com' à la fin".
Bon, j'ai finalement téléphoné à la cliente pour connaître son adresse e-mail. Il s'avère que c'était une adresse "@yahoo.com". PEBKAC.
Dans mon établissement, il y a un système de blocage des sites Web non autorisés. La page qui s'ouvre à la place des sites bloqués indique le nom de l'ordinateur ainsi que l'identifiant élève, avec un message du type : « Tous les blocages sont enregistrés ».
Mis à part le fait que les informations montrent toutes les deux l'IP locale du PC , il y a une adresse de contact que l'on peut utiliser pour demander le déblocage d'un site : « Si vous estimez que ce site n'aurait pas dû être bloqué, envoyez un e-mail à "problemeblocage@ac-nantes" ».
L'e-mail ne risque pas de fonctionner... PEBKAC.
Un de mes premiers clients à qui je livre un site et dont je devais assurer (et assure toujours) le référencement m'appelle affolé le lendemain matin de sa mise en ligne : "Je ne comprends pas le site est accessible depuis hier soir, mais nous n'apparaissons pas en première page sur les moteurs de recherche". PEBKAC.
Vu sur un contrôle de communication sur les réseaux, à la question : "Qu'est-ce qu'un virus informatique ?".
Réponse de l'élève : "Un virus informatique est un logiciel envoyé avec des petites bêtes à l'intérieur qui nous trafique l'ordinateur". PEBKAC.
Étudiant en licence informatique, je travaille actuellement sur un projet de Media Center utilisant les fonctionnalités audio et vidéo d'HTML5. Pour éviter à l'utilisateur d'avoir à ré-encoder ses fichiers, j'ai développé une fonction d'encodage à la volée.
Voilà maintenant trois jours que je lis et relis mon code, pour comprendre pourquoi le stream est saccadé, et surtout, pourquoi il est si long à arriver. J'ai finalement trouvé la raison : mon nouveau serveur de développement tourne avec un Intel Pentium 4. Il lui faut seulement 17 minutes pour ré-encoder un fichier de 7 minutes. PEBKAC.
Après avoir effectué des milliers tests sur l'imprimante d'un client qui fait soi-disant des bourrages, changé les gommes et le fuser (donc après trois heures de travail facturées au client), ce cher client trouve la solution : « Ah non mince, ce n'est pas celle du 5è étage, c'est celle du 3è !... ».
Je viens de passer trois heures à diagnostiquer et changer en préventif une imprimante totalement fonctionnelle. Et bien évidemment, celle du 3è n'est pas du même modèle. PEBKAC.
Un collègue m'a un jour demandé de lui "installer Facebook".
PEBKAC.
J'ai aujourd'hui appris qu'un camarade de classe prenait la spécialité Informatique et Sciences du Numérique en Terminale, tout comme moi. C'est ce même camarade qui m'a soutenu mordicus il y a quelques mois que SSH était le seul moyen de « cracker un ordinateur » car « c'est un protocole qui est écrit dans tous les PC, et avec ça on peut accéder à distance, et comme les mots de passe sont stockés en MD5, bah c'est très simple de récupérer toutes les données ».
Promis, si il en amène d'autres comme ça l'année prochaine, je vous les posterai. En attendant : PEBKAC.
Voulant me débarrasser d'un gros paquet de cartes "Magic : l'Assemblée", j'ai demandé à un acheteur éventuel de passer chez moi. La discussion s'oriente sur nos études, et lorsqu'il a appris que j'étais en informatique, sa réaction a fusé :
- Ah la bonne nouvelle ! Alors tu peux m'aider, je me suis fait pirater mon compte World of Warcraft. J'ai fait une demande de nouveau mot de passe, mais le gars a changé l'adresse et a mis la sienne... Alors, est-ce que tu pourrais pirater sa boîte e-mail ?
- Bah... Tu sais, c'est pas très légal.
- Non mais je te paye, hein !
Pour couronner le tout, son mot de passe de boîte e-mail (qu'il a consultée devant moi) et son ancien mot de passe du fameux compte est toujours le même, constitué des six chiffres de sa date de naissance. PEBKAC.
Étudiante en tourisme, je fais remarquer au "spécialiste informatique" que plusieurs ordinateurs de la salle informatique ont l'écran qui ne s'allume pas.
Après une heure de bidouillage il revient tout fier, disant qu'il ne peut rien y faire : un "virus spécial", qui ne touche que ce périphérique, se trouve sur tous les ordinateurs défectueux. Ne croyant pas un mot de ses explications farfelues, j'y retourne et constate qu'il manque simplement le câble VGA sur tous les écrans "infectés".
J'ai dû lui montrer le contenu de mon sac, pour lui prouver que je ne les avais pas volontairement enlevés pour démontrer son incompétence. Ce n'était vraiment pas la peine... PEBKAC.