Un technicien d'un opérateur du câble vient à mon domicile pour changer mon modem.
Sur la table du salon, il voit mon ordinateur portable, avec Debian/KDE. Il regarde l'écran, se retourne vers moi l'air perplexe, et me demande : "C'est quoi comme Windows ça ?". PEBKAC.
Dernièrement, mes parents se plaignaient de la lenteur de l'ordinateur portable. Ils sont allés confier ce dernier aux « experts en informatique » de la ville voisine.
En allumant l'ordinateur, les « experts » ont pu apercevoir GRUB se lancer. Ils en ont conclu immédiatement que « ce genre de menu n'est pas normal, c'est très certainement un virus qui se lance au démarrage et qui est la cause de vos ralentissements. Nous allons le formater, et tout devrait rentrer dans l'ordre ». PEBKAC.
Une cliente m'appelle : plusieurs de ses documents Word, importants et modifiés récemment, avaient disparu de son disque dur.
Pour une raison qui m'échappe, elle stockait ses fichiers dans un répertoire temporaire de Windows. PEBKAC.
Voilà déjà un mois qu'un client me dit que sa fille a un problème sur son PC portable. Le touchpad ne fonctionne plus, et selon elle, ça doit être un virus. Pour ça, elle a créé une session "Invité" sur son ordinateur pour pouvoir continuer à l'utiliser normalement.
La machine arrive chez moi aujourd'hui, dans les bras de ce brave homme. Pressé, il rentre chez lui et me le laisse pour la semaine.
Quelques minutes et un raccourci clavier auront résolu le problème : le touchpad était simplement désactivé.
Autant lui est intelligent, autant sa fille mériterait d'être enfermée dans une chambre de monastère, avec pour seul livre le manuel de son ordinateur portable. PEBKAC.
Je dois analyser un programme écrit par mon patron, et trouver pourquoi il donne des résultats incohérents.
La tâche semble aisée, puisque c'est moi qui ai décrit l'algorithme. Mais après quelques minutes, je constate qu'une grande partie des variables à des noms comme "s", "p", "c", "a", "l", "ss", "sp", "t", "lp", etc.
Même si leur rôle est commenté à côté de la définition, le programme est particulièrement illisible, et il faut sans cesse faire des aller-retours entre le code et les définitions. PEBKAC.
Aujourd'hui, chez une amie. Elle ouvre www.google.be, et je la vois taper "google" dans le champ de recherche... pour trouver Google.fr. PEBKAC.
Un client se plaint du logiciel « Foxit PDF », que nous lui avons installé. En effet, s'il peut bien sélectionner le texte, il ne peut ni l'effacer ni l'éditer.
Il a pourtant eu, avec sa secrétaire, une formation de... trois heures sur ce produit. PEBKAC.
En centre de formation, nous devons utiliser des PC pour faire un petit tour sur la toile. Jusque là rien d'alarmant.
Après l'allumage des machines (la moitié n'étant pas éteints de la veille) nous devons choisir entre deux sessions, la session administrateur et la session Internet. On nous impose de choisir la session Internet, pour voir qu'on nous demande ensuite de double-cliquer sur un lien de session administrateur (portant le même identifiant et mot de passe), pour ensuite aller sur le Web... (avec Internet Explorer). PEBKAC.
En discutant avec une cliente du supermarché « drive » où je travaillais, celle ci m'annonce :
« J'ai dû créer un nouveau compte pour commander sur Internet, parce que j'ai changé d'adresse e-mail. Il y a un monsieur qui m'a reformaté l'ordinateur, du coup je n'ai pas pu conserver l'ancienne… ». PEBKAC.
Trouvant la connexion à un NAS trop lente, un collègue a décidé de brasser lui-même sa prise RJ45 dans l'armoire de brassage, sans en parler au service compétent (autrement dit, moi-même).
Résultat, il a déconnecté un câble du switch, au hasard, qui se trouvait être celui du NAS en question plus haut. La connexion ne risquait pas d'être plus rapide après ça.
C'est ce que j'appellerai le « Karma informatique »… et un PEBKAC.