Premier jour de stage dans un grand laboratoire français, dans le domaine du transport. Le moment est venu de créer un compte. N'ayant pas d'Active Directory, le service informatique crée un compte local (!) pour chaque stagiaire.
Il y a cependant un problème : le mot de passe du compte du dernier stagiaire n'est pas connu, pour pouvoir me créer un compte. Le service IT a donc passé la journée à changer d'unité centrale pour pouvoir accéder à un compte, afin de me créer un compte. PEBKAC.
Un de mes amis est administrateur réseau dans une entreprise. Un jour, un collègue l'appelle car il n'arrive pas à se connecter à son compte sur le réseau interne de l'entreprise : son mot de passe est en effet refusé systématiquement. Mon ami pose les questions d'usage (« Êtes-vous tout à fait sûr d'avoir désactivé Caps Lock ? ») auquel le collègue répond naturellement, avec courtoisie et calme (« Prenez-moi pour un con, aussi ! »).
Finalement, mon ami demande :
« Bon, mais qu'est-ce que vous tapez comme mot de passe pour vous connecter ?
– Bah, <mot de passe>, c'te blague !
– Mais ce n'est pas votre mot de passe, ça !
– Non, mais j'ai lu qu'il fallait changer régulièrement de mot de passe, par sécurité !
– Mais non, mais… »
Après avoir vainement tenté d'expliquer à son collègue que ce n'est pas comme ça qu'il faut s'y prendre, mon ami a reçu une série d'épithètes en tous genres avant que de se faire raccrocher au nez. PEBKAC.
Je passais l'examen du code de la route, pour le permis de conduire, et la séance est pilotée par un ordinateur portable projetant les questions. Un appareil est ensuite branché au PC, où l'on y pose nos boîtiers pour le comptage des erreurs.
L'inspecteur a mis un bon quart d'heure pour lancer les questions, jonglant avec plusieurs écrans bleus de Windows. Finalement, les questions débutent. Mais au moment du corrigé, tout le monde a comptabilisé 33 fautes, du coup la séance est annulée, et nous devons revenir dans 15 jours pour un nouvel examen. PEBKAC.
Un nouveau collègue est arrivé, il a donc le droit à son petit bizutage de rigueur : débrancher la souris raccordé à son Wyse (terminal se logeant sous l'écran). De retour d'une pause, il saisit la souris et s'exclame : « Mais... tout est figé ! ».
Je le laisse mijoter un peu en me disant qu'il trouvera vite la solution. Mais il semble vraiment bloqué et agite frénétiquement sa souris. Pour l'aider un peu sans pour autant révéler la supercherie et je lui prouve, en appuyant sur le clavier, que ce n'est pas la machine qui est plantée.
Je lui fais même remarquer que sa souris est éteinte (souris optiques transparentes). Il réagit en tirant sur le fil, et se retrouve avec le câble USB débranché. Pensant la solution trouvée, je retourne à mon poste. Mais je l'ai pourtant retrouvé à quatre pattes sous le bureau, en train de chercher à rebrancher sa souris. En plein fou rire, je lui indique que la souris se branche sur le Wyse, posé sur le bureau. Mais paniqué, comme il n'y arrivait toujours pas, j'ai fini par lui rebrancher moi-même sa souris. PEBKAC.
Dans mon lycée, il y a un contrôle des pages et certaines sont déclarées comme non bénéfiques au travail, et sont donc bloquées (YouTube, Facebook, etc.).
Cependant, il suffit d'utiliser Firefox pour contourner ce bridage en mettant HTTPS en protocole, et là miracle, les pages sont accessibles.
Y'a pas à dire, PEBKAC.
En 2010, un client agacé appelle la hotline du FAI au logo rouge, car il ne parvient pas à connecter en USB la Box qu'il a reçu. Et pour cause : les nouveaux modèles de Box de l'époque étaient les premiers à ne plus disposer que de prises RJ45 pour la connexion Box/PC.
Après lui avoir expliqué pourquoi il n'y a plus de connectique USB sur ces Box « nouvelle génération », je lui propose de brancher son PC sur une de ces prises RJ45, à l'aide du câble fourni.
C'est alors qu'il m'annonce que c'est impossible, car il n'a pas de carte réseau. Il n'a jamais pu en installer car il n'a pas trouvé de drivers pour sa machine. Surpris de sa réponse, je lui demande quel OS il utilise: « Windows 98 1ère édition », m'a-t-il répondu…
Il n'a rien voulu entendre lorsque je lui ai parlé de l'ancienneté de sa configuration, puis il a demandé à résilier car « au moins, la concurrence saura reconnaître l'excellence (sic) de son équipement ».
Mauvaise foi peut-être, mais en tout cas… PEBKAC.
Lors d'une discussion, j'explique le principe de la licence GNU GPL à un ami.
Ni une ni deux, celui-ci m'explique que c'est une façon détournée des entreprises pour avoir du code gratuitement, et qu'il faudrait interdire cette licence. PEBKAC.
Je suis contrôleur pour une grande compagnie ferroviaire française. Parfois, le client monte sans billet et n'a pas les moyens de s'en acheter un. Je suis alors amené à lui établir une « promesse de don » sous forme de PV.
Depuis quelques temps, l'entreprise nous a doté d'un PDA pour remplacer informatiquement le support papier archivé (un reçu papier est naturellement toujours donné au client). Ainsi, lorsqu'on signait auparavant au bas d'un papier rose, à présent il faut le faire sur un écran tactile dans une case où est écrit « SIGNEZ ICI ».
Vous ne devinerez jamais quelle question m'est répondue une fois sur deux lorsque je demande une petite signature. PEBKAC.
Je suis appelé sur une panne franche d'un ordinateur qui faisait des calculs importants. L'ordinateur en question ne démarre plus du tout, je diagnostique une alimentation HS à l'aide d'un multimètre. Mais après changement de la pièce, toujours rien. Je remarque alors que la barrette de RAM est sur le deuxième slot, ce qui m'intrigue.
Les responsables ont fini par m'avouer que, pour augmenter la vitesse de calcul de la machine, ils l'ont démontée alors qu'elle était en cours de calcul puis ont voulu mettre la deuxième barrette « à chaud », pour ne pas perdre les calculs déjà effectués. Ils m'ont également avoué avoir retiré la première barrette, pour ne pas que je m'en aperçoive lors de mon intervention.
Tout a été HS lors de leur opération : carte mère, les deux barrettes RAM, la carte vidéo... Même le disque dur est mort. PEBKAC.
Travaillant dans une DSI à l'assistance, je reçois souvent ce type d'appel : « Je n'arrive pas à me connecter, ça me demande un mot de passe OTP (one-time password) ». À ce moment, je sais que la personne passe par le lien Internet au lieu du lien Intranet de l'établissement, qui sécurise la connexion à l'application.
Ce que je fais alors, c'est que je donne l'adresse URL de l'application qui passe par l'Intranet, mais souvent l'utilisateur (personnel administratif) la tape dans la barre de recherche Google de Firefox plutôt que dans la barre d'URL, pour me dire à la fin : « C'est lequel dans la liste ? ». PEBKAC.