Je passe voir des collègues qui travaillent dans un lieu public, où ils mettent à disposition quelques ordinateurs.
J'annonce que je veux faire un test sur un de ces postes, mon collègue me dit : « Ah oui, je te l'allume ». Et il allume l'écran. L'ordinateur était en fait déjà allumé.
Après vérification, il apparaît que mes collègues n'éteignent jamais ni ne redémarrent leurs ordinateurs, mais sont sincèrement convaincus qu'ils les « démarrent » et « éteignent » lorsqu'ils appuient sur le bouton de l'écran.
Un grand classique, d'autant plus… PEBKAC.
Récemment, la boîte qui gère l'informatique de la société où je travaille m'a appelé : le technicien m'annonce qu'ils ont « constaté un trafic anormalement élevé sur mon poste », et qu'ils veulent vérifier si je n'ai pas de virus ou malware, en procédant à « une analyse approfondie qui risque de durer longtemps ». N'ayant pas besoin de l'ordinateur à ce moment-là, je lui laisse le contrôle à distance sur mon poste.
Curieux, je regarde tout de même quelques minutes pour voir ce qu'il fait. Ces quelques minutes m'ont permis de voir l'analyse approfondie de la machine, consistant au final en l'installation et l'exécution de Ccleaner. PEBKAC.
Quand j'étais plus jeune, j'avais voulu faire un échange de disques durs pour transférer des données sur mon PC qui n'avais que deux ports IDE disponibles pour HDD : un pour le disque système, et un pour le disque données.
J'avais éteint mon ordinateur et retiré le disque de données, puis je l'avais rallumé sans brancher le disque sur lequel je voulais récupérer des données. Par pure flemmardise, et pour ne pas éteindre mon PC de nouveau, j'ai décidé de brancher le disque manquant à chaud, même en sachant très bien qu'il valait mieux éviter cette manipulation.
Je ne me souviens plus de ce qui s'est passé dans les détails, mais je me souviens très bien avoir été contraint d'acheter un nouvel ordinateur. Et au passage, d'avoir perdu les données que je voulais recopier. PEBKAC.
Aujourd'hui, mon frère m'a avoué avoir "aidé" les membres d'Anonymous lors de leurs récentes attaques. Apparemment, il a globalement compris le principe de l'attaque DDoS, puisque son "attaque" consistait en un terminal et une commande "ping" qu'il répétait inlassablement pendant de longues minutes. PEBKAC.
En cours d'info, un programme est paramétré pour ne se lancer qu'en ligne de commande. Tout le monde ouvre donc un terminal pour pouvoir commencer à travailler. Tous, sauf un... Il n'a pas l'air d'avoir entendu, alors on lui répète :
- Il ne s'ouvre pas en cliquant dessus, il faut ouvrir la console.
- ... ?
- Il faut ouvrir la console, et taper le nom du programme pour le lancer.
- (une autre personne intervient) La console, le terminal, quoi...
- Heu... Et en français ça donne quoi ?
Voilà juste trois semaines que nous avons des cours d'Unix et de programmation (6 à 8h par semaine) sur des machines fonctionnant sous Ubuntu. PEBKAC.
Entendu ce midi au restaurant :
« Dis-moi, toi qui t'y connais, c'est quoi la différence entre un iPhone et un smartphone ?
– C'est simple, l'un tourne sous Android, l'autre sous Windows 8.
– Ah ! Bon bah, je me coucherai moins conne ce soir ! »
Pas si sûr, même si pour le coup ce n'est pas de ta faute… PEBKAC.
Mon patron souhaite que je fusionne deux projets d'environ 500.000 lignes de code chacun, pour profiter des fonctionnalités offerte par les deux, en même temps. De plus, il insiste pour que ce soit fait « pour après-demain ».
Quand je lui demande comment je suis sensé m'en sortir vu la quantité de travail à fournir, il me répond qu'il y a une dizaine d'années, lorsqu'il codait, il avait déjà eu à fusionner des projets et il n'avait pas eu besoin de plus de temps.
La seule chose qu'il oublie de préciser, c'est qu'à l'époque, ses programmes ne dépassaient pas les 10.000 lignes de code, et qu'en l'occurrence, la fusion qu'il avait réalisée consistait à re-coder une centaine de lignes de code d'un projet vers l'autre (je me suis renseigné auprès de son associé). PEBKAC.
Je reçois ce matin un e-mail de notre responsable des achats, qui me dit que les données de l'application que je développe ne sont pas à jour, et qu'elle ne peut donc pas travailler. Après vérification, la mise à jour s'est bloquée car il ne reste plus un seul octet de libre sur le serveur.
Entre les 50 Go de logs correspondants à chaque requête SQL effectuées sur la base de données depuis 2010, les 150 Go de sauvegardes automatiques (archivage quotidien d'un dossier, contenant la base de donnée réelle, plus des rajouts inutiles comme des bases de données de stagiaires ayant fini leur stage depuis belle lurette), et les divers dossiers que chacun utilise pour stocker ses fichiers alors que nous avons un NAS prévu pour cela... une bonne moitié du serveur est remplie inutilement.
Entre les utilisateurs qui font n'importe quoi, les administrateurs qui laissent faire, et la maintenance inexistante : PEBKAC.
Je travaille dans un service d'ingénierie mécanique. Notre travail s'effectue essentiellement sur PC (Windows Vista et Windows 7), tant pour la bureautique que les dessins techniques et calculs.
La semaine dernière, j'entends mon collègue appeler l'IT : « mon PDF (sic) est bloqué depuis ce matin, en plus ça n'est pas la première fois que ça me fait ça, mais là j'en ai vraiment besoin ! ».
L'IT lui répond quelque chose au téléphone, je vois mon collègue coincer son combiné entre son oreille et son épaule, mettre les doigts de ses deux mains dans la configuration bien connue « Ctrl+Alt+Suppr », effectuer quelques clics en suivant visiblement ce que lui disait ma (pauvre) collègue de l'IT, puis s'exclamer : « Oh mais c'est génial ton truc, c'est drôlement pratique, ça me sauve la vie ! ».
Pour ne pas connaître ce raccourci, alors qu'il a fait des études d'ingénieur dans les années 2000 (où on nous dispense des cours d'informatique quelle que soit la spécialisation), et travailler dans la même boîte depuis quatre ans... PEBKAC.
Nouveau professeur dans l'établissement, je découvre attentant à ma salle de cours une jolie salle informatique.
Voulant mettre des documents à disposition des élèves sur les différents postes, je demande à ma collègue où se trouve le dossier partagé qu'ils utilisent. Surprise, elle me dit qu'il faut mettre les fichiers manuellement sur tout les postes.
Je m'exécute, et je découvre avec horreur les Bureaux des ordinateurs encombrés de documents, des installations hasardeuses, des fichiers enregistrés par les élèves n'importe où. J'appelle à l'aide le responsable de la salle, qui m'annonce qu'il vient pourtant de tout réinstaller.
L'année commence bien... PEBKAC.