Il y a quelques années (trois ou quatre), la carte graphique de mon PC personnel (à l'époque presque exclusivement utilisé pour du jeu), une ATI Radeon X1900, a rendu l'âme. J'annonce donc ce fait à mon père afin qu'il daigne me laisser utiliser son ordinateur pour rechercher une remplaçante.
Le lendemain, j'ai la « surprise » de trouver mon père avec une carte graphique à la main, ramenée de son bureau.
Du fond du cœur, merci mon cher père ! Je sais que cela part d'un très bon sentiment, cependant :
– Tu m'a ramené une Radeon HD 2400 PRO, environ six fois moins performante que ce que j'avais, donc très en dessous de ce dont j'ai besoin ;
– Tu m'a ramené la version AGP, ma carte mère utilise un port PCI Express ;
– Ce n'est pas parce que je ne peux pas utiliser ce que tu me ramènes (et que je vais acheter ce qu'il me faut quelques jours plus tard) que c'est une raison de me faire la tête pendant deux mois…
Gentil quand même. Mais PEBKAC.
Il y a une dizaine d'années, lorsque les premiers PC sont arrivés dans mon département, j'ai expliqué à des des collègues, en plaisantant, qu'ils devaient veiller à garder les câbles les plus droits possible, car l'informatique c'est basiquement des "1" et des "0" et que si les "0" passaient partout, les "1" avaient plus de mal.
Bien plus tard, un collègue m'a avoué avoir pris un maximum de précautions pendant plusieurs mois... PEBKAC.
Je me suis acheté il y a peu une TV de la marque coréenne en deux lettres. Bref, j'explore la bête et en parcourant les applications, certaines nécessitent d'être logué auprès dudit constructeur.
Soit. Ne disposant pas de compte, je décide de m'en créer un (proposé en direct sur la TV). Je saisis donc l'identifiant souhaité, l'adresse e-mail pour le compte, et enfin le mot de passe. Surprise : on m'indique que j'utilise un caractère inapproprié dans mon adresse e-mail, pourtant de type « prenom.nom@domaine.fr ». Le point étant un caractère spécial chez eux, ne parlons pas de l'underscore ou du tiret.
En revanche, créer le compte avec le même e-mail via un ordinateur et s'y connecter ensuite sur la TV fonctionne parfaitement. Une étonnante définition des « caractères spéciaux ». PEBKAC.
Nous recevons le contact d'une personne qui souhaite faire une réservation, au nom d'un établissement scolaire. Aucun problème, on lui explique la procédure puis on lui donne l'adresse e-mail où envoyer la demande : contact, arobase, domaine, point, fr.
Après un moment de silence, l'interlocuteur a demandé : "Heu... Vous pouvez épeler 'fr' ?". PEBKAC.
Aujourd'hui au lycée, intervention d'un groupe de personnes sur la « vie sentimentale », dans l'amphithéâtre. Au menu : passage de plusieurs vidéos, puis débat sur l'égalité homme/femme et les violences conjugales.
Pour lire les vidéos (en FLV, déjà...), l'intervenante les a toutes sélectionnées en même temps pour faire « Clic droit > Ouvrir ». Tandis que RealPlayer (!) galérait pour ouvrir les vidéos (en réalité l'une d'entre elles était corrompue), l'intervenant en a eu assez et a ouvert le gestionnaire de tâches... pour faire « Fin de tâche » sur le processus de l'Explorateur Windows. PEBKAC.
Souvenirs d'un TP informatique l'année dernière :
La disposition des machines me permettait d'avoir accès à la partie « branchements » du PC de la personne située devant moi. Cette personne étant une amie, je me suis permis de débrancher son clavier et sa souris lorsque j'ai vu qu'elle dormait sur sa chaise (blague idiote, je sais). Lorsqu'elle s'est réveillée, le PC et l'écran étaient en veille.
Elle essaie alors de les sortir de veille, en bougeant la souris et en tapant sur le clavier, ce qui bien entendu ne donne rien. Aucun raisonnement plus tard, elle appelle le doctorant qui nous servait de chargé de TP. Il réessaie ce que mon amie vient de faire, puis réfléchit. Pendant ce temps, je réussis discrètement à remettre les branchements en place.
Il appuie alors sur le bouton d'allumage de l'écran par deux fois, et ça fonctionne. Il s'exclame alors : « Ah bah voilà ! Il était en veille, alors il fallait appuyer sur le bouton ! ». Bien sûr ! J'en ai ri pendant trois jours… PEBKAC.
J'ai dépensé 40€ en téléphone et courriers recommandés, et attendu 6 mois (sans connexion) avant que mon FAI nous envoie quelqu'un pour mesurer s'il faut, ou non, changer les prises câblées.
Le technicien vient, et nous dit que c'est bon. Avec mon copain on jubile, mais ça ne tient pas trois jours. Le FAI nous rappelle et nous explique dit qu'il faut changer les prises. Nous sommes locataires et évidemment, le proprio ne veut pas payer.
En même temps, ça n'est pas comme si mon copain et moi travaillions tous deux dans l'informatique, et que nous avions besoin de connexion Internet... PEBKAC.
Un ami s'initie à Python, comme je travaille juste à côté, il me demande pourquoi mon ordinateur – que je lui prête pour l'occasion – est bogué. Effectivement, il dit que la commande
input n'est pas définie, ce qui me surprend.
Cependant, après des recherches minutieuses, il s'est avéré que monsieur, qui n'oublie jamais d'insérer des tas de termes anglais dans ses phrases pour faire « in », ne sait pas écrire « input », transformé pour l'occasion en « imput ». Ce n'est pas grave, petite correction et son programme fonctionne très bien.
C'est alors qu'il me dit, mais sans prévenir : « Ah ouais, mais tu vois, ton ordinateur il est planté quand même : il n'a pas corrigé de lui-même la faute de frappe ! »
Vu qu'il n'est pas idiot et qu'il sait ce qu'est un ordinateur, je considère que cette réplique fait de lui un véritable… PEBKAC.
J'arrangeais le laptop de ma kiné, en reconfigurant la mémoire virtuelle lorsque j'eus le malheur de lui expliquer gentiment et didactiquement : "Après, on va l'arrêter, rebrancher, et le redémarrer".
Elle dit alors en voulant m'aider : "Pour l'arrêter, c'est là !", et je vis un index ferme s'abattre sur le bouton "Arrêt" du portable, et encore en état de choc, j'assistais à la fermeture progressive de toutes les fenêtres de configuration sur lesquelles j'étais en train de travailler, tandis que le système faisait son shutdown. PEBKAC.
En première année d'informatique à la faculté, on apprend à coder en C.
Un étudiant de ma promotion me demande de l'aider à corriger son programme, qu'il n'arrive pas à compiler. Je le survole, essaye de le lancer, mais les erreurs semblent se trouver à toutes les lignes... Je m'y penche plus attentivement, mais je ne trouve rien.
Après un bon quart d'heure à chercher d'où venait le problème, je me rends compte que l'étudiant en question avait inscrit manuellement un numéro à chaque début de ligne de son programme, pour "les numéroter". PEBKAC.