Je suis en pleine négociation avec mon patron et ami pour abandonner, de manière définitive, les <frame> sur les sites Internet que l'on a en maintenance. Lui trouve que les gros ascenseurs verticaux font franchement classe. Et puis, à quoi bon cela servirait de trop moderniser les apparences des sites ?
Au secours… PEBKAC.
Mon cher patron et ami vient me voir pour me poser une question, que je pensais bonne au premier abord. Il se demande s'il y a des différences d'affichages des sites Internet entre les Mac et les PC.
Ce à quoi je lui répond que c'est probablement plus une question de navigateur, et qu'il n'est pas impossible qu'il y en ait, même si je n'ai pas d'exemple précis à lui donner. Il me répond :
« Mais non, je me doute que la partie "visible" (sic) du site est compatible avec tout, puisque les visiteurs viennent de partout. Moi, je te parle de l'administration de Joomla!. Mon client n'a que des iMac, il leur faut bien la version Mac de l'administration de Joomla!, pour eux, non ?... ».
Joli. PEBKAC.
Je fais constater, à mon cher nouvel employeur, comment fonctionne un logiciel comme Firefox. Sur mon propre ordinateur, car je ne suis pas encore autorisé à améliorer celui prêté par le boulot. Après des « Oh ! », des « Ah ! » (non je plaisante, il trouve Firefox assez nul comparé à Internet Explorer), je suis amené à saisir du texte dans une zone dédiée, mais je fais une faute de frappe et le mot se souligne. Grand étonnement de sa part, je lui explique que c'est le correcteur orthographique qui se déclenche.
Il m'a rétorqué : « Oh, mais tu as acheté un correcteur orthographique sophistiqué, et rapide en plus, sur ton ordinateur ! ».
Créateur de sites Web, et avec pourtant des tests multiplate-formes à la clé. Et c'est mon nouveau patron.
Mais pourquoi n'ai-je pas plus étudié quand j'étais jeune ? PEBKAC.
Mon patron souhaite que je fusionne deux projets d'environ 500.000 lignes de code chacun, pour profiter des fonctionnalités offerte par les deux, en même temps. De plus, il insiste pour que ce soit fait « pour après-demain ».
Quand je lui demande comment je suis sensé m'en sortir vu la quantité de travail à fournir, il me répond qu'il y a une dizaine d'années, lorsqu'il codait, il avait déjà eu à fusionner des projets et il n'avait pas eu besoin de plus de temps.
La seule chose qu'il oublie de préciser, c'est qu'à l'époque, ses programmes ne dépassaient pas les 10.000 lignes de code, et qu'en l'occurrence, la fusion qu'il avait réalisée consistait à re-coder une centaine de lignes de code d'un projet vers l'autre (je me suis renseigné auprès de son associé). PEBKAC.
Il y a quelques jours, j'avais demandé au stagiaire de sauvegarder les bases de données production de plusieurs serveurs, puis de leur mettre une base de tests, pour une amélioration que mon patron avait promis au client.
Quand je lui ai demandé s'il voulait que je lui rappelle comment faire, il a refusé, prétextant qu'il savait déjà très bien comment faire. Bon, soit.
Étant donné que ce stagiaire m'a déjà fait quelques surprises désagréables, j'ai fait mine de partir de l'atelier, mais je suis resté en retrait pour le surveiller. Il aura fallu moins de cinq minutes avant de devoir intervenir, pour l'empêcher in extremis de remplacer la base produit par la base de test AVANT d'en faire la sauvegarde. PEBKAC.
Le fils d'un client sympathique vient me voir, pour comprendre pourquoi le compte de son jeu s'est fait pirater à plusieurs reprises. Je m'installe devant sa machine, et lui demande quelques informations, tout en voyant le Centre de sécurité Windows désactivé.
Il n'a pas su me répondre lorsque je lui ai demandé quel était son antivirus. Normal, il n'y en avait pas.
Par contre, quand j'ai réactivé le Centre de sécurité, vu les centaines de mises à jour non effectuées, et le message « Votre version de Windows n'est pas authentique », il m'a avoué que la personne qui lui a vendu sa machine avait installé une version de Windows 7 Intégrale téléchargée sur le Web.
La machine était lente, et infestée de plusieurs faux anti-spyware demandant sans arrêt de payer pour désinfecter sa machine. Il m'explique qu'il a changé le mot de passe de son jeu, mais n'ose pas se connecter à nouveau.
Tu m'étonnes... C'est parti pour une installation de Windows authentique. PEBKAC.
Ma mère voulant lire ses e-mails professionnels sur son téléphone portable personnel, elle a demandé au technicien de maintenance informatique les différentes informations (adresses des serveurs, identifiant, et mot de passe).
Ce dernier lui a proposé de configurer lui-même le téléphone. Il paramètre le nouveau compte, mais impossible de lire les e-mails : ma mère lui explique que c'est normal, elle a uniquement un forfait voix et n'a donc pas d'accès Internet. Elle compte se servir du téléphone juste pour lire les e-mails à la maison, en se connectant au Wi-Fi.
Cependant, le technicien lui a expliqué que ce serait tout simplement impossible : il faut impérativement prendre un abonnement téléphonique avec option Wi-Fi. PEBKAC.
Il y a un mois et demi, je postule pour un poste de technicien de helpdesk dans une entreprise qui dispose d'un Service Informatique (trois e-mails de relance...).
Vendredi dernier, je reçois une réponse négative « générique ». Je commence à avoir l'habitude de recevoir des e-mails de ce genre, voire de ne même pas en recevoir du tout.
Mais la personne du SI a envoyé cette lettre à tout ceux qui étaient concernés, sans utiliser le « Cci ». Et par conséquent, les concerné(e)s et moi-même avions toute la liste des adresses des uns et des autres (à quand la publication dans Le Parisien ?). PEBKAC.
L'une de mes collègues devait remplir et envoyer une déclaration sociale quelconque. Elle se rend sur le site correspondant, remplit le formulaire, l'envoie et... rien. Le même formulaire réapparaît, vierge.
Elle recommence, renvoie, et à nouveau obtient le formulaire vierge. Après quatre ou cinq tentatives, elle finit par appeler au secours.
Elle avait simplement décidé unilatéralement et spontanément que la touche « F5 » devait servir à valider le formulaire. Mais bien entendu, il actualisait la page à chaque fois, au mépris du gros bouton « Envoyer la déclaration » situé en bas de page. PEBKAC.
En ce moment, je passe du temps sur la boîte e-mail de ma mère pour la désabonner de nombreuses newsletters inutiles.
Un e-mail d'une marque allemande connue rachetée en 2011 (électronique grand public) arrive dans la boîte. Je suis le lien de désabonnement, mais rien ne se passe. Je clique encore deux fois, et je vérifie le lien, qui est de ce type :
file:///C:/Users/<utilisateur.mal.formé>/Desktop/Dropbox/<Marque>/Email%20marketing/Newsletter/%5Bxp.removeUrl%5D
Une question me trotte dans la tête : je fais comment moi ?... Et c'est une société d'informatique. PEBKAC.