Dialogue entendu récemment dans une librairie :
« Bonjour, je cherche un livre sur Windows.
– Quelle version, Windows 7 ou 8 ?
– Heu…
– Oh, bah je vais voir ce qu'il me reste. Après tout, ça n'a pas d'importance, c'est presque la même chose ! »
Certes, ce n'est pas un magasin d'informatique, mais tout de même : PEBKAC.
Ma tante, voulant nous montrer des produits sur des sites de vente par correspondance, a préféré nous faire chercher pendant vingt minutes à travers les pages de Google plutôt que de nous envoyer directement les liens des pages, car elle « manque de temps ». Ah oui, quelle économie ! PEBKAC.
Un ami m'affirme que son PC ne démarre pas bien quand son écran (connecté en DVI) est éteint, à l'allumage de l'ordinateur.
Devant mon essai fructueux, il dit que « des fois ça marche quand même », mais maintient son idée. PEBKAC.
Il y a un an, mon oncle m'a offert un Nokia Lumia, car selon ses dires, « j'aime bidouiller Windows » (je suis en GNU/Linux et *BSD depuis plus de six ans), et que donc Windows Phone était plus indiqué que les autres.
C'est l'intention qui compte, mais tout de même… PEBKAC.
J'ai reçu il y a peu un courrier postal de la CAF. Ce document mentionne gaillardement mon numéro d'allocataire, ainsi que mon code confidentiel… Deux informations qui permettent d'accéder à mon espace personnel, où je peux, entre autre, changer le numéro du compte bancaire sur lequel sont versées les allocations. Niveau sécurité, c'est très moyen.
On pourrait me dire que la connexion nécessite deux autres informations : le code postal et la date de naissance. Seulement, avec Internet et les réseaux sociaux, trouver ce genre d'informations peut se révéler très facile.
Entre ça et la légèreté du code « confidentiel » (4 chiffres…), je décerne aux personnes ayant mis en place cette usine à gaz un gros PEBKAC.
Appel de l'unique personne d'un établissement qui revient de vacances : le PC ne démarre plus. Sûr de moi, je pense que c'est l’alimentation qui a rendu l'âme. Je pars avec une alimentation de rechange sous le bras, et décide d'y aller en bus… histoire de me promener sur quatorze kilomètres.
Effectivement, une fois sur place, l'ordinateur ne veut plus démarrer. Je procède au changement d'almentation, toujours sûr de mon diagnostic. J'appuie… Rien ne se passe.
Je réfléchis un moment, et c'est alors que la personne me dit : « De toute façon, rien ne marche aujourd'hui avec cette panne de courant ! ». Gros moment de solitude… Elle est pour moi celle là. PEBKAC.
Pour gagner de l'argent sans trop d'effort, une connaissance se servait d'un stratagème assez spécial : il mettait en ligne page Web sur laquelle il avait inclus plusieurs annonces. Et chaque jour, il se connectait sur ce site et cliquait une centaine de fois sur les différentes publicités pour en tirer profit. PEBKAC.
Un message apparemment sans queue ni tête, parlant de Schtroumpfs, a été diffusé sur le compte Twitter du CSA, grande administration française qui réfléchit en ce moment même à une surveillance de l'Internet.
Peu de temps après la diffusion de ce message, le CSA a expliqué que ceci était l'œuvre de vils pirates.
La réalité est bien plus simple : le message a été automatiquement publié par un jeu installé sur un téléphone connecté au compte Twitter du CSA. PEBKAC.
Entendu sur la plage : « Au fait, si un jour un cheval apparaît sur ton écran, il ne faut surtout pas cliquer ! C'est un cheval de Troie, un truc dangereux !… ». PEBKAC.
Un collègue m'appelle car il n'arrive pas à installer un logiciel. Je lui demande de me montrer et il lance l'installation, qui commence par une extraction de quelques fichiers, et suit une étape pour laquelle il me dit : « Ah, tu vois, c'est là que ça bloque ! ».
Sur l'écran, une barre de progression avec comme seul message « Downloading… ». Oui cher collègue, sur ce PC qui n'a jamais été connecté à Internet, cette étape ne risque pas d'aboutir. PEBKAC.