Au bureau, nous utilisons de nombreuses applications Java, dont certaines fournies par certains de nos clients. Ces applications n'ont jamais été validées pour une plate-forme autre que la 1.4.
On me demande donc de résoudre des problèmes à 500 km de distance sans avoir aucun droit administrateur, ni aucun accès à distance car non autorisé. Et bien entendu, l'administrateur de la boîte ne sait toujours pas comment afficher la console Java pour y dénicher des exceptions, enregistrer un classpath, et installe un peu tous les frameworks (de 1.4 à 1.7) à la petite semaine. Belle bande de… PEBKAC.
Pendant les congés de ma mère, un de ses collègues, peu familier avec l'informatique, a voulu utiliser son ordinateur. Le clavier de celui-ci a quelques années au compteur, et les lettres sur les touches sont effacées. Le collègue ne sachant pas où sont situées les lettres sur le clavier a donc été fort gêné.
Peu importe, il est débrouillard et trouve un clavier qui traîne. Mais au lieu de simplement le brancher le clavier à la place de l'autre, il a préféré démonter les touches du premier pour les remettre sur le second. PEBKAC.
Nettoyage de printemps aujourd'hui dans toute la maison, y compris dans ma petite salle de serveur improvisée. Ma mère décide d'y passer l'aspirateur en mon absence, et sans m'en parler. Ça pourrait aller si ce n'était que ça, mais elle a décidé, pour brancher son aspirateur, d'ouvrir la baie et de débrancher le premier truc qui venait. Et il a fallu que la première prise qu'elle ait vue soit un serveur.
Résultat : un système de fichiers HS, et heureusement j'avais une backup. De plus, il y avait une prise murale, juste à l'entrée de la pièce. PEBKAC.
En déménageant assez loin, j'ai ré-organisé mes 2 ordinateurs pour prendre le meilleur matériel avec moi et laisser le moins bon chez mes parents.
De retour chez mes parents pour les vacances, tout se passe bien pendant une semaine et là, boom, arrêt de ma machine. Je la relance, ça démarre, puis nouvel arrêt.
Je pense à un défaut au niveau des branchements de l'alimentation, donc je les refais, et c'est reparti. Mais voilà que le soir, ça recommence deux fois. Ras le bol, je vais me coucher, la nuit porte conseil.
Au petit matin, j'ouvre la bête et prends ainsi conscience de ma bêtise : le câble d'alimentation du ventilateur du processeur qui pendouille dans le vide… Je n'ai remonté mon processeur qu'à moitié. PEBKAC.
Ma chérie a voulu corriger une erreur de ma belle-mère, en faisant une manip' aléatoire elle a fait une faute à son nom. Ne trouvant pas comment corriger, elle a finalement choisi une solution plus simple : effacer le contact puis le recréer. PEBKAC.
Dans la recherche d'un guide sur comment choisir un clavier, je suis tombé sur un article sur un forum. Dans cet article, le rédacteur informe qu'il est possible de « se procurer des claviers sans fil en Bluetooth ou en Wi-Fi », et que « un gamer choisira un clavier filaire car on peut appuyer sur plus de touches à la fois ». PEBKAC.
Mon frère s'étant fait pirater son compte Outlook par un « ami », je l'ai aidé dans la procédure de récupération de mot de passe, protégée par question secrète. La réponse n'était pas difficile à deviner, et c'est ainsi que le fameux ami (un petit Kévin de 14 ans) avait réussi à changer le mot de passe la première fois. Premier PEBKAC : ce grand génie du piratage n'avait pas changé la question de sécurité.
Ce détournement avait été fait dans le but de changer les identifiants du compte Steam de mon frère ainsi que l'adresse e-mail liée, et j'ai ainsi pu voir la nouvelle adresse : « trucethack@hotmail.fr ». Second PEBKAC qui sent le hacker de haute volée.
On aurait pu s'arrêter là mais, curieuse, je décide simplement d'appliquer la même méthode que notre Kévin. Question secrète : « Votre meilleur ami d'enfance ? ». Non, il n'aurait pas osé… Premier essai : le prénom de mon frère.
Me voilà maintenant détentrice du compte de « Linuss LeHacking ». Pour ce génie de l'infini : PEBKAC.
Après un gros orage, mon père rentre de l'entreprise où il travaille et raconte sa journée :
« La foudre a touché le bâtiment. Heureusement, aucun blessé grave et tous les ordinateurs étaient branchés sur des prises ondulées, donc il n'y a pas eu trop de dégâts. Mais une dame est venue me voir pour me dire que son PC se comporte bizarrement depuis l'orage…
J'ai d'abord pensé qu'elle l'avait consciencieusement branché sur une prise non ondulée en pensant que, si la prise est rouge, c'est parce qu'elle peut faire attraper des virus au PC (elle lui avait déjà fait le coup). Mais non, apparemment, il était branché sur une prise rouge. Mais quand elle a entendu les premiers coups de tonnerre, elle l'a violemment débranché pour éviter qu'il prenne la foudre, sans l'éteindre avant. Du coup, au boot, il affichait le menu qui propose de démarrer Windows en mode sans échec. »
Cette dame n'a toujours pas compris le concept de l'onduleur, visiblement. PEBKAC.
Dans un parc à Paris, deux personnes devant un banc qui porte une affiche pour le Wi-Fi :
« T'as vu, un banc Wi-Fi ! Mais comment ça marche ?…
– Bah je pense que tu t'assoies dessus, et t'es connecté. »
PEBKAC.
Un client vient nous demander un « Câble Hertz ». Devant ma mine interrogative, il me désigne ce qu'il veut, à savoir un câble Ethernet. Je lui fais part de la dénomination correcte dudit câble, mais ce monsieur me soutient que ça s'appelle bel et bien un « Câble Hertz », et que je me trompe. Ah, OK. PEBKAC.