Quand le PC de mon grand-père freeze (sous Windows Vista, donc ça arrive assez souvent), il débranche la prise de courant. Son excuse est : « Lorsque j'appuie sur le bouton d'allumage de l'ordinateur, même longtemps, il ne s'éteint pas ! ».
En fait, pour lui, deux secondes c'est « longtemps ».
Résultat : il a un BSoD toutes les 48 heures en moyenne, et il se demande systématiquement pourquoi. PEBKAC.
Cette histoire m'a été rapportée par un ami en école d'informatique. Un élève avait reçu une très mauvaise note sur un projet de développement, car les professeurs l'accusent d'avoir « pompé » de larges parties de code.
Il dément, et passe devant leur directeur. Pour finalement devoir justifier des changements radicaux de mise en forme de certaines sections, et surtout du changement de langue (français > anglais) des commentaires. PEBKAC.
C'était il y a une dizaines d'années, au collège. En cours de techno, par manque de tables libres, il arrivait que nous devions nous installer devant les ordinateurs de la salle, mais nous avions interdiction de les allumer.
Je m'ennuyais un peu, alors je me suis amusé à pianoter légèrement sur le clavier. Ceci a eu pour effet de faire paniquer mon professeur, qui est arrivé en courant vers moi, criant : « Mais tu es fou ! Il ne faut pas toucher au clavier lorsque l'ordinateur est éteint, tu vas le casser ! ». Puis, toujours aussi affolé, il allume l'ordinateur, attends patiemment de pouvoir ouvrir l'éditeur de texte et teste ensuite toutes les touches du clavier.
Après avoir constaté que le clavier fonctionnait correctement, il éteint à nouveau le PC, se tourne vers moi, et me lance : « Tu as de la chance... Mais si je te revois faire ça, tu auras de gros problèmes ! ». PEBKAC.
En attendant dans La Chaise chez le dentiste, je m'étonne de voir l'infirmière passer dans la salle d'à-côté et revenir de manière presque frénétique pendant 10 bonnes minutes.
Lui demandant la raison de tous ces déplacements, elle me répond qu'elle a besoin d'un ordinateur pour afficher mes radios, que celui-là est en panne et que celui de la salle adjacente est déjà utilisé. Curieux, je lui ai demandé ce qui se passait avec l'ordinateur en panne. Elle m'a dit qu'il restait « coincé au démarrage », et elle l'a allumé pour me montrer.
En effet, après quelques secondes un message d'accueil du BIOS s'affiche (jusque là rien d'anormal), mais avec également écrit : « FLOPPY FAILURE », puis tout en bas de l'écran, en gras : « Appuyez sur F1 pour continuer [...] ».
Quand je lui ai indiqué d'appuyer sur la touche F1, le PC a démarré sans aucun problème.
Pour ceux qui n'arrivent pas à lire un message en français plus qu'explicite, PEBKAC.
Un client vient acheter de la mémoire RAM. Je demande : « Quelle taille ? ». « Heu, je ne sais pas trop... Environ 10 cm à vue de pif... », me répond-il.
Non monsieur, la taille en Gio, pas en centimètres... Je sais que l'expression aurait pu prêter à confusion, mais quand on précise que c'est pour un ordinateur fixe, il n'y a qu'une taille physique de barrettes il me semble. PEBKAC.
Je travaillais sur une application qui collectait des informations et affichait un résumé (principalement des compteurs, via un simple « SELECT COUNT(*) ») en page d'accueil.
Trouvant cela parfois lent (quelques milliers de résultats), le client a demandé un cache sur la page d'accueil, permettant ainsi de ne pas effectuer les requêtes chaque fois qu'il devait la charger. Nous avions mis un temps de rafraîchissement assez court, de l'ordre de quelques minutes, pour permettre d'avoir néanmoins une vision fidèle de la situation.
Quelque temps plus tard, ce même client nous demande un bouton pour, je cite : « rafraîchir le cache à la main ». PEBKAC.
Une tante arrive avec son ordinateur portable au comportement bizarre, manifestement un virus. Cela peut arriver, je lui demande s'il sait quand c'est arrivé, ce à quoi elle me dit :
« Oui, c'est un phishing.
- Oh, mais pourtant, tu sais les déjouer…
- Oui mais là, tout était écrit en majuscules, en lettres capitales, donc je pensais que c'était fatalement vrai et important ! »
Donc, pour qu'une fausse assertion devienne vraie, il suffit de l'écrire en majuscules. PEBKAC.
Ma nièce de seize ans m'appelle en panique :
- Allô, tonton ? Viens vite, mon ordinateur a un gros bug ! Viiiiiite !...
- Du calme, que se passe-t-il ?
- Un message d'erreur, mais viens !
- Que dit-il, ce message ?
- Je sais pas, mais viens, steuplé !!!
Le gentil tonton se fait 80 bornes, et voit la sœur qui dit « Et ben, on a failli t'attendre ! ». Accueil sympathique, mais ma nièce bondit dans mes bras de bonheur car je vais la dépanner.
Arrivé devant l'ordinateur, elle me dit : « Tonton, tu vois ? Il affiche un message d'erreur quand j'installe mon jeu ! ». Un message ?...
Ce message d'erreur était : « Insérer le disque n°2 ». PEBKAC.
Le stagiaire voulait faire des tests. Je lui confie donc du matériel qui ne craint rien, car déclassé.
Il monte son petit banc de test, une alimentation, une carte mère avec un Intel Core 2, lecteur CD avec « Ultimate Boot CD », petit bouton pour démarrer la carte mère, clavier, souris, etc. Rien à redire jusqu'ici.
Il monte la « carte à tester » basique, fait tourner MemTest, puis, quand le test est terminé, il lance : « Bon, bah cette carte, elle marche très bien ! », tout en... l'enlevant. L'ensemble encore branché, bien évidemment. Et... *PCHAK!*.
Heureusement que ça n'appartenait à personne. PEBKAC.
Un ami me contacte, et m'annonce que son serveur de sauvegarde ne fonctionne plus. Je passe chez lui pour voir le souci, n’arrivant pas à obtenir une description plus détaillée du problème.
Évidemment, si on met un PC à la cave et qu'on l'enferme dans un coffrage de parpaing, il sera protégé des incendies (je veux bien l'admettre), des dégâts des eaux (j'y crois déjà moins), mais certainement pas de sa propre surchauffe. PEBKAC.