Entendu ce matin sur une radio nationale, à propos de Microsoft et de l'affaire du ballot screen sous Windows :
« Il a rendu quasiment impossible la suppression de son propre moteur de recherche : Internet Explorer ». PEBKAC.
Lorsque j'étais lycéen, ma première LAN Party s'est transformée en « Réinstalle Party ».
Certains étaient arrivés avec des ordinateurs plantant, et aucun jeu d'installé. Et il y en avait un où le disque dur n'était fixé qu'avec une seule vis. PEBKAC.
Quand j'étais hotliner, notre outil de prise d'appels permettait d'ajouter des pièces jointes au dossier. Un utilisateur relance un dossier qui avait déjà fait le tour de toutes les équipes, et était revenu à la hotline.
Je l'ouvre, vois le problème, et vois qu'il a été envoyé partout sauf à la bonne équipe. Je constate qu'il y a une pièce jointe faite par mon collègue qui a créé le dossier.
C'était une capture d'écran en JPG, mais sur mon PC, les *.jpg étaient associés à QuickTime. L'image s'ouvre (péniblement), je vois le message d'erreur et je m'en vais fermer ma fenêtre QuickTime : « Ah... Pas de croix... Oh le c*** ! QuickTime me l'a ouvert au format réel, l'image prend mes deux écrans ! ».
En regardant mon écran de droite pour fermer ma fenêtre, je vois que mon collègue, non content d'avoir fait une capture de ses deux écrans pour un simple message, a par la même occasion capturé une conversation par e-mail où il s'engueulait avec sa copine, et l'a fait circuler à la plupart des services techniques via son dossier. PEBKAC.
Quand j'étais hotliner, j'ai reçu un appel d'une utilisatrice dont le moniteur n'affichait rien :
- L'écran est-il bien allumé ? Vous voyez une petite lumière ?
- Oui, mais il n'y a rien à l'écran !
- L'ordinateur est-il bien allumé ?
- Je ne l'éteins jamais.
- D'accord, mais est-il allumé ?
- Mais je vous dis que JE L’ÉTEINS JAMAIS ! (sur le ton de l'instructeur de "Full Metal Jacket")
- J'ai compris, mais il a pu y avoir une coupure de courant, une prise débranchée par le personnel d'entretien... Vous pouvez vérifier ?
- Où ça se trouve ? (toujours le même ton)
- Certainement sous votre bureau, vous voyez s'il est allumé ?
- Non il n'y a rien d'allumé !
- D'accord, alors allumez-le.
- Mais comment ?
- En appuyant sur le bouton...
- MAIS LEQUEL ?!
- Combien de boutons voyez-vous ?
- Bah un seul !
Après avoir appuyé sur le fameux bouton, elle ne s'est pas calmée pour autant, et j'étais vraiment le dernier des nuls pour ne pas pouvoir lui dire qui avait éteint son PC. PEBKAC.
Une collègue me demande quelques photos en haute définition pour réaliser une documentation. Je lui transfère quelques visuels, et vaque à mes occupations. Peu de temps après, elle me rappelle pour me dire que ses clients ne recevaient pas ses messages.
Sans surprise, un paquet d'e-mails étaient en file d'attente pour cause de pièce jointe « volumineuse » (un peu moins de 30 Mo par e-mail). J'ouvre une des documentations : elle avait réalisé un beau document Word avec une dizaine de photos en HD dedans.
Je lui ai appris à utiliser la fonction « compresser », et lui ai dit que les visuels en haute définition n'étaient vraiment utiles que pour les impressions en grand format.
Pardon : je lui ai appris tout ça encore une fois de plus (que voulez-vous dire par « prendre des notes » ?...). PEBKAC.
Un client nous contacte pour un problème de confirmation : il a payé, mais n'a rien reçu comme confirmation.
Le standard est lassé et je suis de bonne humeur, je prends le râleur. Après une première écoute, je lui demande - un peu lâchement - de réunir ses informations, de faire quelques vérifications et de nous recontacter au besoin.
Il rappelle, certain d'avoir commandé sur notre site. Je cherche avec son nom, son e-mail et d'autres infos dans nos bases de données... je ne trouve rien. Je cherche avec le râleur et lui recommande d'inspecter son historique de navigation. Après un certain nombre d'échanges, il s'est avéré qu'effectivement ce monsieur avait commandé chez un de nos revendeurs, qu'il avait bien créé un identifiant (non monsieur, je n'y ai pas accès puisque ça n'est pas mon site...), mais que, sans renseigner son numéro de carte de crédit, il était impossible qu'il ait été débité. Effectivement, c'était un autre achat du même montant.
Garder ton calme tu dois, jeune padawan. PEBKAC.
En faisant la queue aujourd'hui dans un fast-food, j'entends la personne devant moi parler a son amie :
« Je vais devoir débloquer mon iPhone pour avoir la 4G ! ». PEBKAC.
L'année dernière, dans une grande surface connue. Cherchant à acheter un nouveau PC de bureau, je glane quelques renseignements auprès du vendeur du rayon informatique, et lui demande notamment la puissance du processeur.
Après m'avoir regardée comme si je débarquais d'une autre planète et feuilleté désespérément la fiche technique du produit, il m'a répondu : « Heu... Sinon, il a 4 Go de RAM... Il est puissant ! ».
Ah merci, ça va m'aider. PEBKAC.
Depuis ce matin, je ne pouvais plus me connecter au Webmail de mon boulot, mes accès ont apparemment été supprimés pour une raison indéterminée.
J'en parle à mon responsable d'équipe, qui est à moins de dix mètres de moi. Il m'a tout simplement envoyé un e-mail quelques heures plus tard, pour me dire que la situation était rétablie. PEBKAC.
J'ai fait une inscription sur un site pour la mise en contact des musiciens. Petit florilège :
- Pas de mention des champs obligatoires.
- Pour la première fois de ma vie, j'ai dû rentrer le numéro de téléphone en deux parties afin qu'il puisse distinguer entre un numéro fixe et un numéro de portable (à quoi cela sert-il ? Mystère...), et sans donner d'explications, on croit qu'il veut l'indicatif du pays.
- Le champ final de description ne se valide pas s'il contient certains mots, comme des identifiants, mais aussi des termes comme... « pop », « folk », ou similaires (ce n'est pas là qu'il faut les mettre !).
- Et lorsqu'on déroge, il faut recommencer toute la page et tous les champs.
Cascade de... PEBKAC.