Il y a désormais longtemps, lorsque j'étais au collège, le réseau informatique avait une configuration dont j'aimerais penser qu'elle est originale. À savoir pas d'antivirus, et tous les comptes avaient les droits d'administrateur sur tous les ordinateurs (autres que les serveurs, tout de même).
Mais j'ai mieux : ceci était un choix conscient de l'administrateur, selon qui « restreindre les droits serait plus emmerdants pour les élèves », « les antivirus ne seraient bon qu'à ralentir les ordinateurs », et qui préfère programmer un hack pour chaque virus qui apparait (en général un script qui fait un peu de nettoyage au démarrage).
Le tout sous Windows XP, épaulé par Internet Explorer 6. Et tout ça n'a pas changé en 2012, visiblement. Je vous laisse imaginer la proportion de machines HS et le temps passé à les réinstaller de fond en comble.
Malgré tout le respect que j'ai pour l'administrateur, très bon en tant que prof de maths... PEBKAC.
Ma sœur se plaignait qu'elle ne pouvait accéder à aucun site (de mon côté, je n'avais aucun problème). Je vais voir et effectivement, Chrome se comporte comme si aucun serveur ne répondait. Je lui demande d'afficher le gestionnaire des tâches, et la réponse tombe : UC utilisée à 100%. Je lui dis que c'est normal que le navigateur patine si l'ordinateur est surchargé. Mais elle me répond : « Mais c'est impossible, y'a rien qui est allumé ! ».
Ah ? Pourtant, je vois :
- µTorrent lancé (bon, ça à la limite, ce n'est pas ça qui va ralentir l'ordinateur à ce point),
- Spotify lancé,
- La suite Adobe qui propose des mises à jour,
- L'antivirus dont le nom à une ressemblance avec "café" en train de faire une grosse analyse,
- Et surtout, les deux fenêtres de Firefox qui se sont affichées difficilement juste après qu'elle m'ait dit ça. PEBKAC.
Je suis moniteur C2i à la fac. L'une des activités demande de travailler en utilisant les différents outils de discussion synchrones et asynchrones de l'ENT ou autres, et surtout de mettre les archives de discussion dans le fichier archive qu'il faut rendre.
Lorsque vous balancez que votre moniteur est un glandeur incompétent, que le C2i est fait d'excréments (bon, ça, encore...), et que de toutes façons vous n'y comprenez rien à ces saloperies d'ordinateur (insérez ici autant d'injures que désiré), pensez-vous qu'il faut le mettre dans les archives de discussion ? Mes étudiants, oui. PEBKAC.
Je suis moniteur C2i pour la fac. L'un de mes étudiants vient me voir après la séance de TD, en me demandant de l'aide pour choisir son PC. Je lui demande donc ce qu'il a repéré pour pouvoir l'aider, bien que le hardware ne soit pas ma spécialité du tout. Il m'a répondu : « Bah... Un écran de 32 Go, ce ne serait pas mal, non ? ».
J'ai eu beau essayer de lui faire comprendre son erreur, il n'en a pas démordu, et est parti en disant que pour un étudiant en informatique, je n'étais « pas très doué ». PEBKAC.
Je suis moniteur C2i pour la fac, et mes étudiants doivent me rendre plusieurs activités via l'ENT. En voulant corriger une copie, problème : le fichier (*.docx) ne s'ouvre pas. Je demande donc à l'étudiant en question de me le renvoyer au format PDF ou, au pire, au format *.doc. Il me le renvoie donc... en *.docx. Même problème évidemment, je lui redemande sa copie, et il me la renvoie toujours en *.docx.
Commençant à être un peu énervé, je lui demande cette fois de me la rendre en PDF sous peine d'un zéro. Il me l'envoie alors en PDF (plus d'un mois après le premier e-mail tout de même), en mettant dans le message : « Mais du coup, la protection par mot de passe a disparu... ».
Après vérification de tous ses e-mails et du fichier d'origine, il ne m'a jamais communiqué le mot de passe en question. Qui de surcroît, ne m'était même pas demandé lors de l'ouverture du fichier. PEBKAC.
Depuis que l'un des employés d'une société est parti, son ancienne équipe a récupéré son ordinateur qui était planté. Je viens donc regarder quel est le problème de cette machine.
Sur place ils ont tous l'air très sérieux, et me disent même de « l'embarquer définitivement » s'il est trop endommagé.
Assez rapidement, je reviens leur demander s'ils ne lui avaient pas fait de blague. Le type en face de moi se décompose, quand un de ses collègues pouffe de rire.
Ils avaient fait le coup classique du Bureau en fond d'écran avec les véritables icônes camouflées, puis avaient simplement oublié cet épisode. PEBKAC.
Un client se plaint du logiciel « Foxit PDF », que nous lui avons installé. En effet, s'il peut bien sélectionner le texte, il ne peut ni l'effacer ni l'éditer.
Il a pourtant eu, avec sa secrétaire, une formation de... trois heures sur ce produit. PEBKAC.
Pour régler un logiciel chez un client, je dois marcher très doucement, et même enfiler des patins. Lui fait de même.
Intrigué, il me répond que sa comptable grave sur CD les exercices comptables et autres documents. Un peu comme avec les anciens graveurs 2X et CD en or... mais sur du matériel acheté neuf en 2011.
Mes explications resteront sans effet, autant sur elle que sur lui. PEBKAC.
Discutant avec une personne, il refuse toujours d'aller voir sur Internet ce dont nous parlons, quand je l'y invite. Intrigué, je le questionne un peu sur cela.
Je finis par comprendre que pour lui, Internet est… un logiciel. Et payant, en plus. Et que donc, pour contourner, il ne va pas sur Internet, mais préfère aller sur Firefox. Comme ça, il ne sera pas tenu de « payer Internet ».
C'est futé. Mais malgré tout : PEBKAC.
L'ami créateur de sites me montre une ébauche de projet, pour un client qu'il souhaite convaincre (ce n'est donc pas une commande ferme). Il me montre un projet à l'aspect assez sobre, mais entièrement rédigé en anglais. Je lui demande pourquoi, il me répond : « Mais l'anglais, c'est LA langue internationale, c'est la langue la plus parlée dans le monde, et d'ailleurs, Internet vient de la contraction du mot "International". Comme ça, il pourra avoir des clients du monde entier ! ».
Oui mais bon, c'est un site de pompes funèbres. De plus, lorsqu'on ouvre la page, il y a un son très fort de musique rock qu'on ne peut arrêter par aucun moyen, sauf baisser le volume des enceintes.
Il voulait peut-être réveiller les clients de son futur hypothétique client. PEBKAC.