Après avoir pris un rendez-vous à ma banque, j'ai reçu un e-mail de confirmation. Le corps du message était vide, avec juste attaché un fichier Word dont voici le contenu (expurgé des informations sensibles) :
« Nous faisons suite à notre entretien téléphonique de ce jour et avons le plaisir de vous confirmer le rendez-vous que nous avons fixé ensemble :
Le <date> à <heure>
à notre Agence <numéro et nom de la rue>
située 35000
Tél : RENNES
<nom-de-la-banque> FR RENNES SUCC, désormais votre interlocuteur privilégié chez HSBC répondra à vos demandes d'informations.
En vous remerciant pour votre confiance, nous vous prions d'agréer… »
Les passages entre <> sont de moi, pour la censure. En revanche, pour leur téléphoner ou trouver le nom de mon conseiller, heureusement que je ne compte pas sur leur e-mail.
Ils n'ont pas l'air de savoir rédiger un e-mail, ni de savoir utiliser le publipostage correctement. PEBKAC.
Développeur PHP, je code une partie AJAX sur l'application pour laquelle je travaille chez mon client. En local aucun souci, mais sur le serveur de test j'obtiens : « Call to undefined function utf8_decode() in […] ». Surpris du fait que la fonction n'existe pas sur le serveur, on m'explique qu'elle a été désactivée volontairement (sans donner le pourquoi du comment…), et qu'il faut utiliser à la place une fonction « maison » réalisée par une ancienne équipe de développeurs.
Inutile de préciser que la fonction maison est codée avec les pieds, et qu'elle ne donne pas toujours les mêmes résultats que la fonction native. PEBKAC.
Dans l'entreprise qui m'emploie, il y a un collègue chargé de l'Intranet (contenant des informations privées), ce dernier étant hébergé chez une société de trois lettres. Après l'attaque que cette société a subi, je le préviens "au cas où". Il me répond alors : "Moi j'ai tout en interne, vous devriez faire la même chose. Un simple XAMPP sous Windows XP SP1 suffit".
Je crois que j'ai affaire à un… PEBKAC.
Un ami, dont l'excuse préférée est : "Ouais mais de toute façon je ne comprend pas, je suis une bille en ordinateur", me parle de sa machine qui aurait un souci :
– Ça ralentit tout le temps, il met des plombes à démarrer, et il plante souvent… Je ne pige pas, je ne télécharge que des films de zboub (si si) et je vais sur des sites.
– Tu as un antivirus, un pare-feu, quelque chose ? Je t'avais prévenu pourtant…
– Y'en a besoin ?
– Si tu surfes sur Internet comme tu baises, tu risque d'avoir des soucis.
Nous étions en voiture à un feu rouge, je n'ai pas eu de mal à lui coller une taloche derrière la tête.
Au fait, je suis en train de jeter un œil sur un de ses ordinateurs, chez moi (il avait deux mini-configs). Le disque dur est mort… Devinez pour quelle raison ? Et oui, c'est le deuxième qu'il aura assassiné. Zou ! PEBKAC.
J'ai aujourd'hui appris qu'un camarade de classe prenait la spécialité Informatique et Sciences du Numérique en Terminale, tout comme moi. C'est ce même camarade qui m'a soutenu mordicus il y a quelques mois que SSH était le seul moyen de « cracker un ordinateur » car « c'est un protocole qui est écrit dans tous les PC, et avec ça on peut accéder à distance, et comme les mots de passe sont stockés en MD5, bah c'est très simple de récupérer toutes les données ».
Promis, si il en amène d'autres comme ça l'année prochaine, je vous les posterai. En attendant : PEBKAC.
La compagnie d'assurance dans laquelle je suis en stage a mis en place une politique de sécurité des mots de passe assez stricte : changement obligatoire chaque mois, le nouveau mot de passe étant obligatoirement différent des six derniers mots de passe, prise en compte de la casse et des caractères spéciaux.
Et la longueur du mot de passe ? Entre 6 et 8 caractères. PEBKAC.
Sur mon premier mandat en tant qu'auditeur informatique, nous faisons une évaluation globale de la sécurité informatique d'une petite banque privée. Pour nous rendre dans le bureau du responsable informatique (notre interlocuteur principal sur le mandat) pour le TOUT premier entretien, nous devons traverser un open space où travaillent l'ensemble des traders de la Banque.
Première chose que l'on entend en pénétrant dans l'open space : « Hé Machin, c'est quoi déjà ton mot de passe, pour que je puisse valider les ordres de bourse que je viens de saisir ? »
En dix secondes, première recommandation à mettre dans le rapport : trouvée.
Nous avons donc un employé suffisamment crétin pour contourner le principe de « saisie puis validation par deux personnes différentes », son crétin de collègue qui le laisse faire ça avec SON nom d'utilisateur, et enfin la sécurité de la Banque qui laisse passer tout ça. PEBKAC.
Il y a quelques années, ma cousine reçoit en cadeau son premier PC portable et je suis chargé de le configurer (supprimer Norton, installer MSN, faire la sauvegarde du système, etc.).
Souhaitant montrer quelques photos, je lui suggère de déplacer le PC portable au salon. Sa réaction : « Ah mais on peut l'utiliser sans qu'il soit branché ? ».
À peine une journée de possession, et déjà un PEBKAC.
Quand j'étais à l'école, nous avions un espace personnel créé par l'école avec les quatre premiers chiffres de notre date de naissance. Il était aussi possible de le modifier (caractères et longueur différente).
L'année suivante, l'école avait investi dans des ordinateurs. Les codes des casiers de stockage étaient basés sur ceux de la session utilisateur, et nous avons été deux ou trois (oui, peu de mots de passe avaient été changés !) à ne pas pouvoir ouvrir nos casiers car ils n'étaient pas formatés pour utiliser nos codes.
Pour l'efficacité du système et la sécurisation des ordinateurs : PEBKAC.
Dans l'atelier de l'usine où je travaille en période estivale, chaque poste est équipé d'un ordinateur avec un écran CRT.
Je remarque que sous chaque écran se trouve une cale en bois pour rehausser le moniteur à hauteur des yeux. Je demande alors à mon chef le pourquoi du comment.
Je lui demande aussi si je peux incliner l'écran de façon à pouvoir l'utiliser confortablement. Il contacte alors le service informatique de l'entreprise qui se déplace, en la personne d'un très bon ami, et j'en ai profité pour qu'il me règle le contraste et la luminosité de l'image, puisque je ne peux pas y toucher.
Bref, un bon moment de fou rire entre nous, et pour les chefs qui ne fonctionnent qu'avec des cales en bois sans utiliser le système d'inclinaison, un bon PEBKAC.