Mon frère était en conversation Skype avec un ami et d'autres personnes. J'écoutais d'une oreille sourde, jusqu'au moment où l'une des personnes présentes annonce : « Ouais, je vais m'acheter un nouveau PC, avec 128 Go de RAM ! ».
Intrigué, mon frère lui demande comment c'est possible, et celui-ci répond fièrement : « Bah, je vais mettre 4 cartes mères, de 32 Go de RAM chacune, donc si t'es fort en maths, tu sais que 4 x 32 = 128 ! ». PEBKAC.
Entendu à l'instant dans un téléfilm avec Frédéric Diefenthal, qui demande à sa secrétaire le taux de rafraîchissement des écrans.
« 60 Mhz, lui répond-elle.
– Bon, il va falloir le baisser et passer en 800 par 600. »
PEBKAC.
J'ai aujourd'hui dépanné une amie de ma mère, à propos d'un problème informatique. Cette amie était mariée à un « informaticien » dont elle est séparée depuis deux ans. Cet ex-mari était selon elle, un « gros gamer ».
Arrive le « monstre de performance » qu'il a acheté il y a deux ans : la config reposait sur un boîtier petite tour, un Pentium IV sans hyper-threading, mais avec un ventirad alternatif qui semblait presque atteindre le kilogramme, une carte mère compatible SLI (affiché en gros dans le splash screen du BIOS), mais avec une carte graphique ATI (pas encore AMD), 1024 Mo de RAM en 2 barrettes, un écran en 1024*768.
Vient ensuite le problème : elle n'arrive pas à retrouver sa session (elle n'a pas branché l'ordinateur depuis son divorce il y a un an). Je branche et allume, Windows XP se lance tranquillement, pour finir sur une liste de sessions ahurissante. Il y a la session « admin », « trackmania », « simcity », « nicole », « winkawaks », toutes aucun sans mot de passe.
Les deux font la paire… PEBKAC.
Ce matin, une chargée d'affaire de mon entreprise se plaint que son câble RJ45 ne tient plus dans sa prise, et me demande si je ne pourrais pas lui en donner un autre.
Je m'exécute donc, et plus tard dans la journée, je lui demande par acquit de conscience si tout fonctionne bien. J'apprends alors que je lui ai refilé un câble téléphonique…
Voilà ce que ça donne de n'avoir que deux heures de sommeil. PEBKAC.
Au boulot, la direction a fait appel à une grande société étrangère pour faire du développement d'envergure. Nous sachant inquiets de voir débarquer ces nouveaux intervenants, nos managers ont tenté de nous rassurer en nous certifiant que tous ces types étaient des professionnels aguerris et diplômés.
En quelques semaines, ils ont :
– Écroulé un serveur sous la charge ;
– Déployé des processus qui se bloquent mutuellement à tous les coups ;
– Affirmé avec conviction qu'il était impossible d'appeler des procédure stockées sous SQL Server à partir d'un module Java.
Diplômés certes, mais en… PEBKAC.
Il y'a quelques jours, un démarcheur de mon opérateur me contacte afin de me proposer un raccordement fibre optique. Intéressé, je le reçois. Informations, prix, délais, puis vient le moment de mes questions : grand joueur réseau sur PC, je le questionne sur le ping en fibre. Il m'a répondu : « Ah il est bien plus élevé, vous allez y gagner ! ».
Pour un type censé vendre des fibres optiques… PEBKAC.
Ce matin, je trouve dans une de mes boites e-mail deux messages. Le premier, une arnaque nigériane classique… Le second, la réponse d'une des personnes qui a reçu également cet e-mail et envoie à toutes les personnes citées dans le champ CC :
« Encore des arnaques, vous prenez les gens pour des c*ns !
Send from my iPhone
Jean Jacques *** »
Oui, monsieur, je vous prend pour un c*n… Mais pas pour la raison que vous imaginez (et pas à cause de l'iPhone, quoique…).
Pour quelqu'un qui ne fait pas la différence entre « Expéditeur » et « Carbon Copy » : PEBKAC.
Au téléphone avec un client, à propos de l'intégration de son système de mise en cache de données récupérées sur un serveur distant. Je lui dis :
« Mais vous savez, dans vos specs, vous mettez bien vos données en cache. Il est bien écrit qu'elles doivent être conservées même lorsqu'on ferme l'application. Aucun problème pour cela. Par contre, rien n'est prévu pour supprimer ces données du disque dur.
– Oh, on n'en est pas encore là ! Ce genre de petites optimisations pointilleuses ne sont pas nécessaires. »
Hum… PEBKAC.
Je suis en train de faire une commande sur le site d'un magasin au logo carré et marron, et j'arrive au moment de valider ladite commande. Si quelqu'un pouvait m'expliquer cette phrase, je lui en serais éternellement reconnaissante :
« Vous avez économisé 10 € sur votre compte fidélité suite à vos achats, dont 12.65 € arrivent à péremption le 31/12/2015 ». PEBKAC.
Un jour de 2003, mon père, sans véritable raison, confia l'ordinateur familial à mon cousin « qui s'y connaît » afin de « l'améliorer ». La machine d'entrée de gamme, tout à fait correcte, datait de 2000 ; son petit Celeron à 500 MHz épaulé par 64 Mo de mémoire vive faisait tourner Windows 98SE sans encombres. Tous les logiciels (essentiellement de bureautique) fonctionnaient très bien. Bref, une semaine plus tard, le cousin reparaît, la machine sous le bras.
Résultat des courses : Windows 98SE remplacé par Windows XP, avec en sus Norton 2003 que mon père avait acheté mais jamais réussi à installer.
Je ne sais pas combien ce petit service a coûté à mon père, mais entre un OS inutilisable à cause de la faible quantité de RAM et un antivirus sans Internet, donc sans mises à jour, je ne vois qu'une récompense possible : PEBKAC.