Au boulot, je reçois un e-mail de Jean, qui ne m'est pas destiné.
Je le transfère donc au destinataire (Claude) : « Tiens c'est pour toi, erreur dans l'adresse destinataire ».
J'aurais mieux fait de ne pas m'en mêler : je reçois la réponse de Claude, destinée à Jean. Je la transfère donc à Jean. Jean vient me voir, me demandant comment j'avais fait pour "hacker" sa conversation avec Claude.
Claude, se rendant compte de son erreur, renvoie son e-mail à Jean. Jean, voyant le même e-mail reçu de deux personnes différentes, appelle le service informatique et leur dit que le serveur de messagerie fait n'importe quoi.
Décidément... PEBKAC.
Dans le cadre d'une opération Web, un prestataire doit déposer quotidiennement des données sur un serveur FTP. Je passe sur les noms de fichiers contenant moults accents, virgules et espaces... En revanche, un fichier au format XLSX ne me convient décidément pas. Je demande donc à l'utilisateur de me fournir un simple fichier CSV.
Je ne me serais pas attendu à ce qu'il me livre exactement le même fichier, simplement en le renommant. Un classique certes, mais pour quelqu'un dont c'est le métier : PEBKAC.
J'ai récemment fait la connaissance, par Internet, d'une personne qui est très méfiante vis-à-vis d'Internet et des possibilités d'espionnage qu'offre cette technologie. Je lui ai proposé que l'on se parle via système de messagerie instantanée permettant la gestion de conversation audio et vidéo, mais elle a refusé à cause de son manque de confiance vis-à-vis d'internet.
Plus tard, elle m'a demandé l'intitulé de la formation que je suis actuellement. J'ai répondu « Statistique et Informatique Décisionnelle ». Le simple mot "informatique" lui a suffi pour me croire capable contrôler sa webcam à distance. PEBKAC.
Dans une école d'ingénieur, lors d'un TP de programmation système, l'enseignant prodigue quelques conseils à un élève en difficulté :
- « Une variable "static" en C est accessible dans tous les autres fichiers sources, même si le responsable de la matière a écrit LOCAL juste au-dessus »
- « Il faut inclure "fichier.c" en plus de "fichier.h" »
- « On peut passer un fichier en paramètre pour le récupérer avec argv[0] »
Et le pompon sur la cerise : « int* val = 0 ... dont l'ADRESSE sera utilisée pour initialiser un tableau ».
Je veux bien que ce ne soit pas une spécialité, mais ça reste du C... PEBKAC.
Il y a quelques temps, je suis intervenu dans une grosse usine avec mon patron pour tirer des câbles, afin de connecter des machines de production. Mon patron avait livré en même temps un gros iMac (facturé dans les 2500€) pour le bureau du directeur de l'usine, et a passé une demi-journée à y installer un Windows virtualisé.
Pourquoi ? Tout simplement parce que les trois quarts des logiciels de l'entreprise ne passaient pas sous Mac OS, et que le fameux directeur voulait absolument un Mac. Pour "faire sérieux devant les clients" qu'il reçoit dans son bureau. PEBKAC.
Lors de l'inspection incendie de l'université, un inspecteur a voulu vérifier qu'il n'y avait aucun risque s'il coupait l'alimentation de l'ensemble des serveurs en même temps que les onduleurs.
Bilan : plus de réseau sur l'ensemble de l'université et les laboratoires rattachés. Et en bonus, les bases de données corrompues. PEBKAC.
L'université sur laquelle je travaille régulièrement a changé son portail de connexion au Wi-Fi, pour pouvoir s'identifier avec le compte d'une autre université.
Dans la combobox permettant de choisir son université ou laboratoire, on trouve en plus des réelles institutions, différents résidus des phases de test, comme :
- « TEST IDP Rectorat de XXX »
- « TEST IDB - Ne pas utiliser »
- « TP / eleve3.XXX.fr » à « TP / eleve7.XXX.fr »
- « TP / fedorabob »
- « INRP test », « INRP test 2 », « INRP test3 »
- « Mon test en TP »
- Et le meilleur pour la fin : « Test noix de pécan ».
Seuls les XXX correspondent à une suppression du nom réel, le reste est parfaitement authentique. Pour ceux qui font leurs tests sur le serveur de production, et surtout sans les effacer ensuite : PEBKAC.
Je travaille en agence, pour le FAI au nom du fruit. Suivant techniciens et conseillers techniques depuis trois jours aux quatre coins du département, je suis absente de la boutique.
Mes collègues ont cru amusant de faire croire au petit stagiaire fort naïf et non technophile, que s'il ne se connectait pas au moins une fois par jour via l'accès ADSL de son domicile, la ligne serait résiliée d'office pour « non utilisation de service ».
Il vient de m'appeler, à 3h du matin, paniqué comme tout, en me donnant son adresse et où je peux trouver la clé de son appartement, pour que j'aille allumer son ordinateur.
Là tout de suite, j'hésite entre découper mes collègues à la tronçonneuse, ou mettre la tête du stagiaire dans le broyeur à papier. Je crois que j'aviserai demain matin. PEBKAC.
Je travaille en agence, pour le FAI au nom du fruit. Toujours à la hotline, un client dont l'ordinateur ne reconnaissait plus la Box nous a soutenu que non, il ne pouvait pas valider les consignes qu'on lui a demandé de taper dans l'invite de commande, car il n'a pas de touche "Entrée" sur son clavier.
Tout y est passé : localisation, synonymes, anglicisme... rien à faire.
Vingt minutes en communication pour... rien, au final. Mécontent, il a fini par raccrocher puis rappeler, et est tombé sur un autre collègue du plateau, qui au bout de plus de 30 minutes a réussi à lui faire trouver la touche en question.
Il s'est exclamé : « Ah, vous voulez parler du Tetris !... On m'a dit que cette touche servait à programmer des virus, alors je l'ai retirée ! ».
Évidemment, aucun antivirus installé sur le PC : « Ça sert à rien, je ne peux pas en avoir des virus, j'ai retiré la touche j'vous dis !... ». PEBKAC.
Je travaille en agence, pour le FAI au nom du fruit. Aujourd'hui de passage à la hotline technique, j'écoute l'entretien d'une collègue aux prises avec une cliente, dont les services TV ne fonctionnent plus.
Après une mise à jour laborieuse :
- Bien, maintenant débranchez électriquement votre LiveBox et votre décodeur.
- Ah... Je dois tout débrancher alors.
- Oui, c'est cela madame, débranchez tout.
La cliente met un temps fou à tout débrancher, mais bon, c'est une dame âgée et on se doute bien que se contorsionner derrière un meuble n'est pas chose facile pour elle.
Ce à quoi on s'attendait moins, c'est qu'elle nous demande s'il fallait aussi qu'elle débranche le frigo. PEBKAC.