Récemment inscrit en Master Ingéniérie des Systèmes et Réseaux Informatiques, j'ai évidemment reçu mes identifiants de connexion aux ordinateurs de l'Université pour l'année.
Ils m'ont été communiqués via un fichier PDF contenant également les identifiants de tous les membres de ma promotion, envoyé via un e-mail groupé dont l'expéditeur n'est autre que mon responsable d'année.
En théorie, cette formation doit me permettre de travailler (entre autres) dans la sécurité des systèmes. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je vois un… PEBKAC.
Durant une émission permettant d'entretenir notre paranoïa, on peut voir les membres des forces de l'ordre se servir d'ordinateurs. Ainsi, pour montrer une photo d'un individu suspect qui est placée par le PC en mode « paysage » vers le mode « portrait », l'agent préfère faire pivoter l'écran (un bon vieux cathodique d'ailleurs). Premier PEBKAC.
Ensuite, on assiste à une recherche de numéros de portables au sein de plusieurs tableurs. Mais plutôt que d'utiliser un bon vieux Ctrl+F, la solution est évidemment d'imprimer tous les documents, représentant tout de même plusieurs milliers de lignes.
J'ai beaucoup de respect pour les forces de l'ordre, mais une formation informatique ne me paraît pas inutile. PEBKAC.
Comme souvent pendant les études, je devais soumettre un CV au professeur sur le serveur de l'université.
Le format n'étant pas précisé, je l'envoie en *.pdf. Résultat ? Je me fais incendier parce que le fichier n'est pas en *.doc, et par conséquent qu'il ne « peut pas le modifier » pour le corriger. Soit, je le renvoie en format *.doc, et tout rentre dans l'ordre.
Le lendemain, il nous donne une copie papier de notre CV, avec les corrections effectuées à la main dessus. PEBKAC.
Je suis professeur, et par conséquent amenée à utiliser régulièrement un vidéoprojecteur. Je ne suis pas un crack en informatique, mais je me débrouille plutôt pas mal, du moins bien assez pour faire mes branchements correctement.
L'autre jour, j'ai dû travailler avec une machine défectueuse, dont le cordon d'alimentation créait des faux contacts à chaque fois que la machine bougeait de quelques millimètres.
Les 23 élèves de la classe de sixième avaient tous leur mot à dire sur la question (« Non mais madame, il faut réchauffer le truc, sinon il est trop froid et il aime pas ! »)… PEBKAC.
Dans mon immeuble d'une vingtaine d'appartements, chaque locataire possède un code différent pour ouvrir la porte d'entrée principale, et certains de ces codes sont régulièrement criés par la fenêtre pour faire entrer des amis.
Ce qui devait arriver ensuite arriva : une cave se fait cambrioler. Pour renforcer la sécurité, le propriétaire décide de remplacer tous les codes par un code unique, qu'il changera régulièrement. Bien.
Seulement, il est composé du numéro de l'immeuble, concaténé à l'année en cours. Moins bien.
Nous voilà aujourd'hui deux ans plus tard, et il n'a toujours pas été changé. PEBKAC.
Aujourd'hui, lors d'une commande sur un célèbre site de sport (souvent appelé D4 sur des forums). Au moment de la confirmation du panier, on me demande de crée un compte. Jusque là, pas de souci.
Je saisis mon adresse e-mail, clique sur « Suivant », puis on me dit que je dispose déjà d'un compte avec cette adresse e-mail. Me voilà alors forcé de cliquer sur « Mot de passe oublié ».
Dans la popup en question, une erreur sauvage apparaît : cette adresse e-mail n'est pas recensée dans leurs registres, elle est donc inconnue.
Voilà un système bien vicieux. PEBKAC.
Il y a peu, un ami, ébahi en me voyant taper des lignes de commande dans un terminal, m'a lancé : « Si avec ça tu n'as jamais hacké d'ordinateur, je me mange une couille ! ».
Donc bon appétit, et… PEBKAC.
Lu sur un site qui se moque des clients du rayon informatique :
« (client) Je voudrais un adaptateur pour imprimante USB vers un port série.
– (vendeur) Ça n'existe pas.
– (client) Vous n'êtes pas assez compétent ! »
Sauf que si, ce genre d'adaptateur existe bel et bien… Aussi bien pour ce vendeur, que pour le site en question : PEBKAC.
Petite discussion devant des ordinateurs :
« Ils n'ont même pas installé [société basée à Redmond] Office ! s'étonne mon interlocuteur.
— Non, mais ils ont LibreOffice qui est aussi bien, mais qui en plus est libre et gratuit.
— Oui enfin LibreOffice, de toute façon, c'est fait par [encore la société de Redmond], affirme-t-il.
— Non, pas vraiment… (je lui montre la page Wikipédia de "The Document Foundation").
— Évidemment, si tu ne veux pas payer, il y a Linux, conclut-il. Tu peux utiliser [distribution sud-africaine], mais à part ça, les autres Linux ne sont pas terribles. »
J'ai l'impression qu'il ne s'y connaît pas beaucoup en logiciels libres. PEBKAC.
C'était il y a quelques jours, lors d'un TP d'informatique. Le TP consistait en la création d'une machine virtuelle sous Ubuntu grâce à VirtualBox, puis la copie de cette VM. Rencontrant des difficultés lors de la copie, je fais appel à l'un des deux enseignants qui nous encadraient.
L'une des manipulations effectuées faisant appel à une commande non renseignée dans le sujet du TP, j'indique à l'enseignant la provenance de cette information (un blog). Le blog en question expliquait la commande via l'exemple suivant : « vboxmanage clonehd "VMToCopy.vdi" "NewVm.vdi" ».
Il aura fallu près d'une heure pour faire comprendre à mon prof' que, non, il ne fallait pas copier/coller la commande bêtement sans réfléchir, et que oui, il fallait remplacer « VMTOcopy » et « NewVm » par le nom de la VM à copier et celui que je voulais donner à sa copie.
L'erreur aurait été acceptable pour un néophyte, mais déjà moins pour un professeur d'informatique. PEBKAC.