Je viens de recevoir par e-mail une confirmation d'inscription à un forum quelconque. Dans le corps de l'e-mail figurent mon pseudo et... mon mot de passe. En clair. Tristement banal, me direz-vous. Mais c'est la suite du message qui est intéressante :
« Veuillez ne pas oublier votre mot de passe étant donné qu'il est crypté dans notre base de données, et que nous ne pourrons pas le retrouver pour vous ».
Je vois ça. PEBKAC.
Une cousine me présente un problème : elle ne parvient pas à se connecter sur un forum, alors que depuis son téléphone (de la marque d'une sorte de coopérative fruitière), elle y arrive sans souci. Elle me dicte le mot de passe et le login, et la connexion est refusée depuis mon ordinateur également.
Je lui demande de me montrer comment elle s'y prend sur son téléphone : elle entre un code relativement long et le termine par un point d'exclamation. Mais pas le point d'exclamation « classique », celui des émoticônes de son téléphone.
Elle aura en quelque sorte inventé le « iCode ». PEBKAC.
Je recherchais des logiciels libres de traitement d'image pour microscopie (en biologie), et je suis tombé sur le magnifique site Internet d'une université des bords de mer Lapis-lazuli listant certains logiciels intéressants.
Le premier logiciel listé semblait très bien, et en voici la description :
« [...] est un logiciel d'analyse et de traitement d'image crée par Wayne Rasband (inspiré du célèbre NIH Image). Il peut s'installer sur tous les systèmes d'exploitation (Unix, Windows, Macintosh). C'est un logiciel libre (vous pouvez l'installer sans droits administrateurs) ». PEBKAC.
Ma prof' d'anglais souhaitait nous faire regarder un extrait de film. Elle branche l'ordinateur aux enceintes et au vidéoprojecteur, allume celui-ci, lance la vidéo et... Pas de son.
Elle tente de débrancher puis rebrancher les enceintes, retente la manœuvre précédente, essaie encore, et ainsi de suite. Après de multiples essais, soupçonnant un problème de sa part plutôt qu'un problème de matériel, je viens voir si elle ne s'est pas trompée de prise Jack, ou quelque chose comme ça.
Après avoir constaté que non, je lui dis que les enceintes ont sans doute un problème, et que l'on ne pourra pas y faire grand-chose. C'est alors qu'un autre élève lance : « Heu... Vous avez vérifié s'il y a le son ?... ».
Ah, effectivement, il était coupé. PEBKAC.
Une panne sur un serveur a provoqué l'arrêt de la synchronisation des e-mails vers les iPhone et iPad de la société pour laquelle je fais du support. La messagerie n'ayant pas de problème sous Outlook, une communication est envoyée en masse pour avertir les utilisateurs de la panne, et ainsi limiter le nombre d'appels à notre service.
Bien que l'e-mail indique que la panne entraîne « l'arrêt de la synchronisation de votre messagerie sur iPhone et iPad », et que « tout reviendra à la normale sans manipulation de leur part », un utilisateur à jugé bon de nous répondre :
« J'en profite pour vous signaler que je ne reçois pas mes e-mails sur mon iPhone. Y a-t-il une manipulation particulière à effectuer ? ». Que lui répondre sinon... PEBKAC.
À la demande des responsables de l'infrastructure, j'installe aujourd'hui sur mon cluster un agent qui leur permettra d'arrêter proprement la machine en cas d'urgence (UPS vides, etc.).
Le seul rôle de ce logiciel est donc d'attendre une connexion TCP, et à la réception d'un unique type de message, exécuter un script.
Ce logiciel requiert 100 Mo d'espace disque, inclut un JRE entier (l'environnement d'exécution Java) pour faire fonctionner l'installeur. Mais au moins, c'est sécurisé : il supporte SSL. Il est livré avec une clé privée pré-générée, la même chez tout le monde, et un certificat ayant expiré en 2007.
Pour les développeurs de cette chose inqualifiable : PEBKAC.
Au téléphone, mon père un peu paniqué me dit :
- Mon ordinateur me dit que mon disque est presque plein, qu'est-ce que je fais ?
- Commence par supprimer les logiciels dont tu ne te sers plus.
- OK, je fais ça...
Un peu plus tard, toujours au téléphone :
- J'ai fait de la place, mais j'ai toujours le message...
- Qu'as-tu supprimé ?
- Ça, ça, et aussi ça. Tu vois ?
- ...
PEBKAC.
Il y a quelques années, ma collègue et moi-même avions pris un stagiaire (qui était en fin de première année de DUT Informatique) dans notre service informatique. Après plusieurs déboires, nous cherchions une tâche à lui confier qu'il serait en mesure de faire correctement. Nous avons fini par lui donner à remplacer le lecteur DVD défectueux d'un PC.
Ma collègue lui confie donc l'ordinateur et le lecteur DVD de rechange (qui avait été récupéré sur un ordinateur jeté), puis le laisse et retourne à ses occupations.
Après peu de temps, nous entendons des chocs répétés provenant du bureau où était le stagiaire. Inquiets, nous nous précipitons pour découvrir qu'il essayait de rentrer le lecteur DVD de force dans la tour. En nous voyant, il nous dit : "Je ne comprends pas, ça ne rentre pas, il y a un truc coincé !".
Ce qui coinçait ? Les quatre vis qui avaient été remises sur le lecteur lorsqu'il avait été stocké comme pièce de rechange. Un stagiaire visiblement adepte du "ça passe ou ça casse"... PEBKAC.
Le premier PC digne de ce nom venait d'arriver dans la famille (sous Windows 95), avec beaucoup de composants nouveaux à découvrir, dont un lecteur de CD-ROM. Lors d'un (très long) démarrage de la machine, l'envie me prend d'appuyer le bouton d'ouverture de ce lecteur.
Cela m'a valu remontrances et malédictions du paternel, car j'avais "déstabilisé Windows en lui manquant de respect". J'ai par la suite été désigné responsable des nombreux plantages de cet ordinateur, et ce jusqu'à ce qu'il soit formaté pour y installer Windows 98. PEBKAC.
Mon collègue a rendu visite à ses anciens collègues, une entreprise spécialisée dans divers automatismes. Il en est revenu avec une anecdote sympathique :
Un projet est de créer une remorque équipée de capteurs, récoltants des données météo. Celle-ci est équipée d'un module GSM et d'un petit routeur Wi-Fi. Les données sont envoyées par SMS, au rythme d'un SMS par jour. Un matin, l'opérateur téléphonique appelle la société pour avertir d'un hors forfait de 500€. Surpris, les employés décident de couper la remorque, et donc d'éteindre les équipement à bord.
Le surlendemain, un stagiaire que personne n'avait vu (et qui était là depuis le début de la semaine) débarque en demandant pourquoi il n'a plus accès au Wi-Fi. S'en suit un regard entre les employés chargés du projet (ayant passé la journée de la veille à chercher la cause) puis d'un *TILT* : le stagiaire se connectait au Wi-Fi de la remorque et téléchargeait des films, et passait également des appels Skype.
Au final, la facture fut ainsi de 5000€. Les employés auraient mieux fait de protéger le Wi-Fi. PEBKAC.