Un client voulait un CD de « mise à jour » pour installer Windows 8. Il insiste franchement pour l'installer lui-même, et déclare qu’il a le droit droit, légitimement, étant donné qu'il a bien une licence Windows légale, qu'il respecte bien, que son matériel est bien compatible, etc.
Son attitude me paraissait étrange. Du coup, comme évidemment il n'a pas pu installer, je me suis souvenu de cette scène lorsqu'il nous a apporté son Dual Core avec un beau sticker « Windows XP Media Center » collé dessus. PEBKAC.
Je vais sur le site de la ville d'Auch, et je remarque une indication dans le champ de recherche : "Recherchez sans accent".
Je me dis que c'est étrange... J'essaye donc d'y taper "é", pour voir. Oh mince, magnifique page d'erreur.
Je consulte le code source... Oh mon dieu, mais quelle horreur ! Le créateur du site a fait un travail de sagouin.
Quand je pense que la municipalité a dû payer assez cher les services de ce créateur... PEBKAC.
Il y a quelques années, il y avait dans la salle informatique du collège un ordinateur qui servait à "gérer le réseau " (d'après un enseignant, vraisemblablement le temps que l'armoire des véritables serveurs soit réparée). Notre nouveau professeur de technologie, après un cours, revient (tout rouge) de sa ronde de la salle et nous prend à parti : un groupe a non seulement oublié d’éteindre son poste, mais a également laissé un papier scotché dessus.
Il le regarde, et lit : "Surtout ne jamais éteindre ou toucher. Signé : le responsable informatique". PEBKAC.
J'ai des problèmes de remboursement avec un gros constructeur de matériel informatique. Après presque quatre mois de coups de téléphone inutiles, on me redirige vers le service de réclamation, que l'on peut contacter via un formulaire en ligne.
J'ai épuisé mes réserves de patience face à leur incompétence, mais le coup de grâce arrive : ce formulaire ne fonctionne pas. Après analyse du problème, leur serveur renvoie un code 302 à ma requête POST, ce qu'aucun navigateur existant ne sait interpréter correctement.
Bon, et bien, ce sera un courrier papier. PEBKAC.
Voilà plus d'un an que je suis locataire d'un serveur dédié chez une filiale d'un FAI "libre". Récemment, je vois sur leur portail qu'ils ont baissé l'offre de 5€, j'envoie un e-mail pour savoir quand la baisse sera répercutée sur ma facture. Et malheureusement, je lis :
"Vous avez souscrit à un contrat pour un serveur à 14.99€. Pour bénéficier du nouveau tarif, il faut souscrire à un nouveau contrat, et donc commander un nouveau serveur, puis migrer vos données dessus, avant de résilier l'ancien contrat et l'ancien serveur en nous envoyant un recommandé".
Lourdeur du processus, et hébergeur qui ne sait pas faire la migration automatiquement... PEBKAC.
Par chez moi, une grande majorité des magasins d'informatique ont pris la même habitude, lorsqu'ils vont installer des connexions Internet chez des professionnels : utiliser le numéro de téléphone principal comme clé WEP.
Pratique quand tu attends chez le médecin, mais tout de même... PEBKAC.
Pendant mes études (années 90), nous avions régulièrement besoin de relancer des tâches système, corriger des droits foireux, etc. ("ipcrm" en particulier). Au début, on demandait aux professeurs. Puis on a réussi à "pirater" les serveurs, et nous avions mis un « /usr/bin/sp » qui permettait de passer root discrètement. L'outil étant dans une zone système, ressemblant aux centaines d'utilitaires Unix aux noms abscons. Tous les étudiants l'utilisaient régulièrement sans abus.
Puis un jour, le prof' a rencontré à un problème : un étudiant avait été saboter le travail d'un autre. Ne trouvant rien, le prof' est venu m'extraire d'un examen, m'a posé devant un terminal dans le répertoire d'un étudiant, et m'a dit : « Trouve-moi s'il a un truc pour pirater le serveur ! ».
Sachant où était le hack (/usr/bin), j'ai fait, en confiance, un "find" dans le répertoire de l'étudiant pour des programmes set-uid root.
Et paf... Cet imbécile avait copié l'outil partagé dans son répertoire à lui. PEBKAC.
Une connaissance, qui se prétend webmaster professionnel, me parle d'un projet qu'il est en train de développer. C'est avec « les toutes dernières technologies » : HTML incluant du CSS, mais également PHP. Et ce n'est pas tout, il y aura aussi du... MySQL. Bref, que du très moderne en 2013.
Les utilisateurs pourront se connecter sur ce fabuleux site (doté d'un design de 1994, avec les liens bleu souligné), cependant sans pouvoir changer leur mot de passe. Ils devront passer par... lui, qui facturera évidemment cette prestation.
Pour les mots de passe, je lui dis - ironiquement - qu'il existe la fonction md5(), même si son utilisation seule n'est pas sécurisée. Fonction qu'il me dit ne pas connaître, mais ce n'est pas grave, non. Voilà pourquoi :
« Attends, il y a DÉJÀ un mot de passe, pour accéder à la base des données. Pas besoin de "crisper" (NDA : crypter) les passwords des users ! ».
Ah, présenté comme ça... PEBKAC.
Il y a quelques jours, une de mes collègues me dit avoir des soucis avec son iPad, offert à Noël. Elle le pense défectueux, puisqu'il lui est impossible de l'associer en Wi-Fi avec sa Box. Le soir, au téléphone, j'ai vainement essayé de la guider mais rien à faire, ça ne fonctionne toujours pas. Apparemment, il n'y aurait pas de clé Wi-Fi inscrite derrière la Box.
Je me suis donc déplacée. Et quelle n'a pas été ma surprise de trouver un vieux modem 56K, posé sur un radiateur bouillant, « parce que par terre, le chat va jouer avec ! ».
Vingt bonnes minutes pour lui expliquer la différence entre son modem et une Box.
Pourtant, on en vend, des modems. On propose aussi des Box en location.
Je travaille en agence, pour le FAI au nom du fruit. Et elle aussi. PEBKAC.
Le fils du patron se vante tellement d'être un « super hackerz lolz de la mort »... que j'ai fini par le mettre au défi. Cette après-midi, il m'a annoncé qu'il avait cracké la suite Adobe. Pas mal. Mais attention, seulement en le téléchargeant.
Et puis, en grattant un peu, j'ai remarqué que c'était la version CS2. Je viens de vérifier, il semble qu'Adobe l'ait mise en « abandonware ». En tout cas, ils diffusent une version qui ne vérifie plus sa légitimité sur les serveurs d'Adobe, et fournit de plus le numéro de série. Décidément, quel hacker, le fils du patron !
Après cet exploit, il pourra peut-être essayer de télécharger gratuitement GIMP sans payer, comme ça, pour voir. PEBKAC.