En class de seconde, il y avait un geek sympa dans ma classe que l'on appelait par l'acronyme de son nom de famille : « Goto ».
Une élève de la classe l'a un jour accusé d'avoir « piraté sa calculatrice programmable » de la marque texane. Après avoir rencontré une erreur de syntaxe, la calculatrice lui proposait en effet : « 1:Quit – 2:Goto… ». PEBKAC.
M'occupant, en tant que stagiaire, de faire un peu d'automatisation documentaire pour le compte d'une multinationale, je m'attelle à un nouveau document Excel. Visualisant le code VBA afin de comprendre le fonctionnement de cette usine à gaz, je découvre :
- Quelques fonctions
Private Sub CommandButton1_Click() sans commentaire et sans plus d'explication par page, dont certaines (beaucoup) sont vide.
- Des macros enregistrées, parfois une simple sélection de cellule, n'étant utilisées nulle part.
- Une quinzaine de modules, dont trois vides.
- Et une série de non pas un, ni deux, mais bien treize
end if à la suite (alors qu'un
switch case eût été parfait).
Dois-je préciser que ce document est celui qui doit être utilisé par l'ensemble du groupe ? PEBKAC.
Ayant travaillé comme hotliner chez un grand FAI, vers la fin des années 90, (« veut faire » avant qu'il ne prenne un nom fruité), je me souviens d'un appel plutôt sympathique d'une utilisatrice à une époque où, rappelons-le, Internet n'en était qu'a ses balbutiements pour le grand public (pas d'ADSL, juste du 56K, pas de webcams chez l'utilisateur lambda, etc.).
Je ne me souviens plus de la teneur exacte du problème et des instructions que je lui donnais pour essayer de la dépanner, mais cela devais donner en gros quelque chose de ce genre :
« Alors, vous allez faire un clic droit puis Propriétés, vous avez devant vous une nouvelle fenêtre avec différentes cases, cliquez sur le deuxième onglet, vous voyez maintenant une ligne avec les paramètres TCP/IP, vous allez donc… ».
À ce moment, j'entends au bout du fil un hurlement et la dame prise de panique, qui me pose la question : « Mais… Vous me voyez là ? ».
Elle était trop mignonne, je me suis toujours demandé si elle avait passé l'appel en petite tenue… PEBKAC.
Un grand groupe français qui fournit du gaz m'envoie par e-mail un fichier PDF. Il y a quatre pages en tout.
Les deux premières récapitulent le contenu de mon contrat. Les deux dernières sont identiques aux deux premières, mais avec la mention « Duplicata ». Au cas où il me faudrait une copie. PEBKAC.
Un ami qui a systématiquement besoin d'aide toutes les cinq minutes m'appelle, car il n'a plus de son qui sors du moniteur.
Je lui pose donc la question classique : « Entre le moment où ça marchait et où ça ne marche plus, as-tu changé quoi que ce soit ? ». Il me certifie qu'il n'a absolument rien changé, même après très lourde insistance de ma part.
Après une bonne heure au téléphone à lui faire faire des « Clic droit > Propriétés », bouger des curseurs, etc. sans réussir à trouver d'où ça peut venir, son épouse qui rentre de courses souhaite me saluer, donc il me la passe.
Je lui explique au cours de notre rapide discussion ce que nous essayons de faire. Heureusement que j'ai eu madame en ligne qui me dit qu'en fait, il a juste tout débranché afin de déplacer le PC dans une autre pièce et le connecter sur un moniteur plus grand.
Sachant cela, il m'a été d'un seul coup beaucoup plus facile de découvrir qu'il avait branché son PC sur un moniteur n'ayant pas d'enceintes intégrées. PEBKAC.
Il y a quelques jours, le prestataire informatique de notre groupe a modifié la configuration réseau de notre société. Mais après son intervention, certains services distants n'étaient plus accessibles. À partir de ce moment, impossible de joindre ce prestataire informatique pendant plusieurs jours.
Après de multiples relances par e-mail et messages déposés sur le répondeur, il a enfin rétabli l'accès aux services, avec comme excuse : « Problème au niveau de la route, je l'ai refaite (faute de frappe) ». Plusieurs jours coincés à cause d'une faute de frappe du prestataire injoignable… PEBKAC.
Dans mon ancienne entreprise, éditeur de logiciel de son Etat, Les licences des produits vendus étaient gérées par un nœud dans un bête fichier XML qui était écrit de cette façon :
<licence date=igiufijfhjf12/12/2015jhvgkhgcjhxg />
Où la date est bien évidemment la limite de validité du logiciel. Autant dire qu'un client qui prenait une bête démo pouvait en faire un logiciel complet en changeant cette simple date, WinRAR est battu. Quand je suis parti, ils étaient sur le point d'acheter un serveur de licence, mais ils ont tout de même fonctionné ainsi pendant des années. PEBKAC.
Il y a maintenant quelques mois, alors que ma prof' de maths nous apprenait comment se servir d'un tableur.
C'est à mon tour d'avoir le droit à la même soupe d'explications sur « que faire dans telle ou telle cellule » (le tout sur une version d'OpenOffice datant d'avant l'invention du tableur).
« Sélectionne ça ici – Écris ça là – Recopie ça ici… », lorsque soudain le long silence de son étonnement vint alimenter mes craintes : « Pourquoi c'est apparu ici ? ». Ô stupéfaction de faire découvrir l'existence de Ctrl+C / Ctrl+V.
Heureusement que ce sont des profs formés pour nous familiariser avec l'ordinateur. PEBKAC.
Travaillant sur des plate-formes embarquées, j'ai mis en place au cours de ma thèse un ensemble d'outils basés sur un Linux embarqué et destinés à automatiser la gestion de la reconfiguration d'un FPGA. Ayant terminé ma thèse, j'ai maintenant l'occasion de m'occuper de ce que j'avais mis de côté par manque de temps : la documentation de la plate-forme.
Je recommence donc la procédure : compilation du noyau Linux, du filesystem, synthèse du design matériel, etc. Lors du premier test sur la carte, je branche le câble série reliant la carte à mon poste de travail sous Linux, lance minicom, démarre la carte, et… catastrophe : aucune sortie, la console reste désespérément vide.
Je vérifie donc à nouveau pas à pas la procédure : paramètres de compilation du noyau, de buildroot, débit de l'UART… Toujours rien.
Après deux jours et une panique croissante, j'ai l'idée de changer de câble RS232. Et là, miracle, tout fonctionne très bien.
Pour ne pas avoir pensé à ce "détail" pourtant primordial : PEBKAC.
Lorsque je joue j'aime bien être au casque, et lorsque je regarde une vidéo être aux enceintes, je switche donc souvent via l'interface « périphérique de lecture » de Windows.
Aujourd'hui je switche, et là, plus de son. Mes périphériques avaient disparu, l'interface me disant qu'aucun n'étaient connectés. Je débranche, rebranche. Éteint, rallume, toujours pareil.
Non, en fait, j'avais juste par inadvertance désactivé l'affichage des périphériques non-utilisés… PEBKAC.