Vu dans un projet développé en partie par un doctorant se qualifiant lui-même "d'expert Java" :
// Standardize the message sent from the application
private String standardizeMessageFromServer(String messageFromServer) {
String message = "";
// Standardize the message sent from the application here
message = messageFromServer;
return message;
}
Ce n'est que l'aperçu le plus court, l'ensemble de son code étant soit inutile (comme c'est le cas ici), soit inutilisable (ou pas comme le projet le prévoyait…).
À noter que malgré le fait qu'il ne connaisse pas la notion d'objet (pour un doctorant "expert" en Java, je le rappelle), il a miraculeusement obtenu son doctorat depuis peu… C'est assez effrayant. PEBKAC.
À l'époque je travaillais sur une application multi-utilisateurs. Je me rappelle m'être fait reprendre pour avoir oser mettre des mots de passe différents aux utilisateurs inscrits par défaut (admin, guest,…). Du coup, un ticket d'anomalie a été créé et les mots de passe ont été changés pour palier à ce "problème qui rendait compliqué l'utilisation et la validation de l'application". PEBKAC.
Notre nouveau directeur impose sa vision de l'entreprise. À partir de maintenant, tout le monde aura un ordinateur portable : on se débarrasse des tours. Il désire aussi s'occuper du câblage.
Les fils sont donc attachés avec serre-câbles par dizaines… Y compris l'alimentation du portable devenu fixe. Les "hubs audio-vidéo" sont collés au bureau, garantie on n'y touchera pas. Et pour les employés ayant besoin de Photoshop comme outil de travail ? La meilleure solution : leur ancienne tour va dans la salle serveur, et il y accèdent depuis leur nouveau portable en Bureau à distance… Pratique. PEBKAC.
Le bon sens, lorsqu'on déplace plusieurs ordinateurs en une fois sur un chariot, c'est d'empiler les unités centrales rectangulaires, puis de mettre les écrans aux formes bizarroïdes par dessus ; la connectique servant pour boucher les trous. Ainsi, l'empilement présente une stabilité plus importante.
Si le responsable du SI de nos voisins de couloir y avait pensé avant de charger son chariot avec une demi-douzaine d'écrans CRT à réformer, posés sur une plâtrée de câbles et surchargés par les UC, on ne serait pas en train de changer la moquette du dit couloir, aujourd'hui incrustée de bouts de verre. PEBKAC.
Dans une série assez connue, les enquêteurs veulent publier une vidéo sur Internet pour empêcher l'économie de s'effondrer. Pendant l'upload, les méchants sont arrêtés et, finalement, il n'y a plus besoin de la vidéo. Pour empêcher la tragédie mondiale qui n'aurait pas manqué d'avoir lieu après la diffusion de cette dernière, il faut donc annuler le transfert.
Problème : on ne peut pas annuler, alors que faire ?… C'est simple : saturons le réseau mondial plutôt que de débrancher le câble. PEBKAC.
Quand j'étais encore à l'école (il y a vingt ans de ça), notre professeur d'Allemand, certes un peu âgée, nous passait souvent des cassettes audio pour habituer nos jeunes oreilles à la langue de Goethe.
Cependant, elle sautait systématiquement les exercices audio impairs, alors qu'ils étaient clairement indiqués dans le manuel.
Je me souviens également qu'elle avait écrit un courrier à l'éditeur du cours pour se plaindre qu'elle n'avait reçu que la moitié des leçons audio.
Vous voyez où je veux en venir ? Oui madame, pour écouter la deuxième face il fallait simplement retourner la cassette… PEBKAC.
Ce matin, sur une radio de France d'Info continue, on parle de PRISM. Un journaliste demande à une seconde journaliste : « Que faire pour se protéger ? ». Cette dernière répond, entre autres : « Ne pas ouvrir sa messagerie professionnelle en même temps que Facebook ». Euh, ouais…
Elle poursuit : « Utiliser un VPN, qui permet de crypter de bout en bout vos communications ».
Premièrement, un VPN permet de « crypter » de chez soi jusqu'au serveur VPN, après quoi la communication repart en clair (sauf utilisation de HTTPS ou autres, évidemment).
Deuxièmement, la journaliste sous-entendait que l'utilisation d'un VPN pour surfer sur Facebook, Google, ou autre, empêchait PRISM de récolter des informations. Double PEBKAC.
Il y a quelques années, une nouvelle Faculté était construite. Les entreprises sous-traitantes avaient respecté à la lettre ce point du cahier des charges : "Au moins une prise réseau dans chaque bureau".
C'est lorsqu'on leur a dit qu'une prise sans le moindre câble derrière ne servait à rien, qu'ils sont tombés des nues. PEBKAC.
Le responsable de la sécurité informatique du Parlement Européen avait fait tester son système par… la NSA, qui bien sûr lui avait annoncé que celui-ci était invulnérable.
Je me demande quel est le superlatif de… PEBKAC.
Il y a peu, une connaissance m'a prêté son PC sous Windows 8 pour un nettoyage. Je lui ai demandé le mot de passe de session.
J'ai ensuite fait le ménage parmi divers logiciels de téléchargement et barres d'outils douteuses, puis je l'ai rendu à son propriétaire.
J'ai remarqué que le login d'accès était une adresse Hotmail, et que l'OS semblait visiblement lié à un compte Outlook. Par pure curiosité, j'ai essayé le mot de passe de session Windows sur le site Outlook, et j'ai ainsi j'ai pu accéder à ses courriers et contacts. PEBKAC.