Dans un film que j'ai vu il y a quelques semaines, un homme guidait deux aventuriers dans une grotte à l'aide de son ordinateur, sur un OS qui n'était vraisemblablement pas Windows.
Quelques instants après, il se plaint que son ordinateur "bug", quand une fenêtre d'ouverture de média de VLC apparaît, avec un skin de Windows XP. PEBKAC.
À l'époque, j'ai eu une connexion Internet chez moi plus tard que la plupart de mes amis, avec l'ADSL illimitée à 128k, tandis que beaucoup avaient encore des offres 20h ou 50h à 64k.
J'ai parfois envoyé des fichiers MP3 que j'aimais bien en pièce jointe à "ma bande". Deux amies ont cessé de me parler car à deux reprises, je cite : "à cause de toi je gâche tout mon forfait Internet, et j'ai une tonne de hors-forfait pour télécharger ton fichier, et tant que je ne l'ai pas téléchargé ma boîte e-mail est bloquée".
Supprimer l'e-mail via la webmail pour éviter qu'Outlook le télécharge, apparemment, c'était trop compliqué. PEBKAC.
Je viens de lire le manuel d'utilisation de la Livebox 2.
Le FAI y indique, le plus sérieusement du monde, que l'IP par défaut de la Box est "168.192.1.1". PEBKAC.
Ma mère s'est acheté un MacBook flambant neuf.
- Pourquoi il n'ouvre pas mes documents Word ?
- Word n'était pas inclus dans le prix... Je te mets LibreOffice ?
- Ah non ça marche pas bien. C'est pas compatible Office, et il manque des fonctions. Tu peux me pirater Office ?
- Non.
- Bon, je vais acheter iWork sur l'Apple Store,. Ils disent que c'est compatible.
Après deux heures de négociations, je finis par la convaincre de tester LibreOffice. Elle me lance : "Tu vois, c'est complètement différent, on ne s'y retrouve pas... Regarde les icônes, elles sont différentes : Nouveau, Ouvrir, Enregistrer... c'est pas les mêmes avec Word !...". PEBKAC.
Nous avons récemment installé sur le poste de mon directeur (cf. PEBKAC #3327) la suite LibreOffice 3.3 (je sais, la 3.4 est sortie) en remplacement d'OpenOffice 3.2.
Étrangement, lui qui trouvait OpenOffice trop imparfait pour remplacer MS Office, s'émerveille à présent devant LibreOffice qui est, d'après lui, bien plus rapide et les boutons plus faciles à trouver, ainsi que plus stable sur le réseau.
Le fait qu'il ait simplement pris l'habitude de l'interface, depuis qu'on lui a un peu forcé la main, ne lui a même pas effleuré l'esprit. PEBKAC.
L'écran de mon ordinateur portable restait tout blanc au démarrage. Appel au SAV, envoi du PC, et je le récupère une semaine plus tard.
L'affichage fonctionne correctement, mais plus moyen de me connecter au Wi-Fi, qui marchait pourtant bien avant l'envoi. J'étais parti pour les rappeler, mais avant je choisis tout de même de l'ouvrir pour y regarder.
Effectivement, avec les fils de l'antenne WI-Fi qui ne sont reliés à rien du tout, ça marche moins bien. PEBKAC.
Aujourd'hui, j'ai aidé une amie pour son Bac en lui apprenant à se servir de ma calculatrice graphique. Nous installons de nouveaux programmes, quand elle me demande très sérieusement : "Mais alors, il n'y a pas de limite sur la mémoire de la calculatrice ?".
Le Bac va être dur. PEBKAC.
Souvenir d'un partiel : documents et ordinateurs portables autorisés (avec un Wi-Fi libre accès dans toute l'école), mais téléphones portables interdits. "Parce qu'avec des téléphones, vous pouvez communiquer entre vous".
École d'ingénieur en informatique tout de même. PEBKAC.
Un utilisateur appelle, et au fil de la conversation je lui demande de redémarrer sa machine à la dure en restant appuyé sur le bouton "POWER", puis de la rallumer.
À peine 10 secondes plus tard, il m'affirme que la machine a redémarré. Le problème n'étant pas résolu pour autant, je lui fait refaire la même manipulation plusieurs fois.
Même réaction à chaque fois, quelques secondes plus tard, la machine a apparemment redémarré. Perplexe, je questionne alors l'utilisateur :
- Mais votre machine est vraiment rapide ! Sur quel bouton appuyez-vous pour redémarrer ?
- Bah, sur "POWER", sur l'écran !
PEBKAC.
Au support d'un service de création de site Web en ligne, nous avons reçu ces menaces d'un utilisateur paranoïaque, persuadé que nous bloquions le site qu'il avait créé sur notre plate-forme, et endommagions son PC tout en le surveillant, car il traitait de sujets "sensibles" (alors que pas du tout) :
"Votre société s'amuse à bloquer mon clavier quand cela l'enchante, dès que je veux faire quelque chose qui dérange, je l'ai constaté ces derniers jours et semaines : vous allez recevoir une lettre recommandée AR. À force de jouer à ce jeu, vous allez me conduire à abîmer ou détruire mon PC, le jour où cela arrivera, vous serez tenu responsable : l'article 322.1, 332.5s, 322.12 du code pénal punit les auteurs qui détruisent les biens d'autrui. "La destruction, la détérioration d'un bien appartenant à autrui est punie de 2 ans d'emprisonnement et de 30000€ d'amende".
C'est ce que stipule l'article 322.1 du code pénal. Je recommande à <Service.com> de cesser de m'importuner, car chaque fois qu'elle le fera il y aura une riposte de ma part, je vais demander à un proche d'écrire un article sur la délinquance de <Service.com> sur son site INTERNET qui n'est pas à <Service.Com>. Je vous êtes prévenu (ndlr : ?), si vous continuez vos conneries, il y aura passage à l'acte".
Et je vous ai épargné la montagne de fautes d'orthographe et de grammaire. PEBKAC.