Souvenir d'un stage dans une TPE informatique. Une femme nous apporte son ordinateur portable car celui-ci a un écran tout noir depuis qu'elle a voulu le réutiliser.
Nous constatons le problème avec mon tuteur, et prenons 5 minutes de notre temps pour tenter de trouver la solution. Il ne nous en aura fallu que 2 pour constater que la sortie de veille de l'ordinateur s'est mal déroulée et avons dû, sous les yeux effarés de la cliente et son regard noir, éteindre à la sauvage la machine et retrouver un ordinateur avec un beau Bureau.
Je me souviendrai quand même toujours de ce regard et de ces mots prononcés froidement : « J'espère que je ne vous dois rien, vu comment vous avez osé traiter mon ordinateur en l'éteignant comme des sauvages… ».
Non madame, c'est la maison qui offre… PEBKAC.
Mon père n'ayant toujours pas trouvé de remplacent à son vieux PC fixe (voir #7567), lorsque mon frère lui a annoncé que son PC portable étais mort (faux-contact dans l'alimentation, avec ce qui suit sur le matériel), il a eu une réaction un peu particulière : « Mais ce n'est pas ton PC portable qui a abîmé le mien, au moins ?… »
Alors, certes, il est possible qu'une alimentation no-name puisse créer des perturbations sur le secteur avec les risques liés, mais ici avec un transformateur d'origine et en provenance d'un fabricant à peu près honnête, je me dois encore une fois de te dire, mon cher papa : PEBKAC.
Nouveau dans ma boîte, on me configure un passe pour ouvrir les portes magnétiques de l'agence. Développeur et travaillant au premier étage, je ne peux pas utiliser mon badge dans l'ascenseur pour aller au second voir les graphistes.
Cependant, je peux utiliser mon passe au deuxième étage en passant par l'escalier.
Pour la personne qui a configuré ces badges ou ces systèmes de portes : PEBKAC.
Mon collègue, ne se souvenant plus de son mot de passe, en essaie plusieurs (une bonne dizaine) jusqu'à ce qu'enfin cela fonctionne. Soulagé, il se tourne vers moi et me dit : « C'est quand même bizarre que ce soit toujours le dernier que l'on tape qui fonctionne !… ».
En effet, c'est logique… Une fois le bon mot de passe retrouvé, on n'en essaie pas d'autres. PEBKAC.
Venant d'ouvrir un compte à la banque (celle qui a le même sigle que le Comité Olympique), je décide d'aller le consulter sur le Web en utilisant l'identifiant et le mot de passe qui m'ont été fournis par la banquière. L'identifiant est une suite aléatoire de chiffres (pas très user-friendly, mais passons). Le mot de passe quant à lui est une suite de 6 chiffres, eux aussi aléatoires.
Néanmoins, à la première connexion le site demande de changer le mot de passe, donc pas de problème. Et c'est là que la magie opère. Je me dirige donc vers un générateur de mots de passe en ligne, et hésite entre un password de 16 caractères comme j'ai l'habitude de prendre, et un autre de 32 puisque, après tout, il s'agit d'un mot de passe pour un compte bancaire.
Finalement, mon choix n'aura pas d'importance puisque j'obtiens le message d'erreur suivant : « Veuillez saisir un mot de passe d'un maximum de 8 chiffres ».
Je sens que mon argent est en sécurité. PEBKAC.
Dans la grande série des « ma mère », celle-ci m'appelle car son ordinateur portable est bloqué :
« L'ordinateur est figé, j'appuie sur les boutons, rien… J'appuie sur le bouton Marche/Arrêt, rien… Le voyant reste allumé.
– Essaie de débrancher puis de rebrancher le câble électrique du PC.
– De quel coté ?
– … Comment ça ?
– Bah, du coté de la prise électrique ou de l'ordinateur ? »
PEBKAC.
Afin d'aider une amie à diagnostiquer à distance un problème avec une application, je lui demande de m'envoyer par e-mail une capture d'écran du message d'erreur obtenu.
J'ai bien reçu un e-mail, mais il ne contenait pas de capture d'écran. Il contenait uniquement un lien.
Un lien dont l'URL était : « file://C:/[…] ». PEBKAC.
J'administre un ordonnanceur sur un gros SI, et assure le support pour tout un tas de gens qui ne savent pas s'en servir correctement pour gérer leurs applications (ils ne sont pas formés).
Pour faire très simple, un ordonnanceur sert à automatiser l'exécution de commandes sur des machines distantes : à telle heure, si telle commande s'est terminée en succès sur telle machine, je lance telle autre commande sur telle autre machine.
Ce matin, je suis appelé par quelqu'un qui teste une nouvelle application parce que ses traitements, qui ne devraient durer que quelques minutes, sont en cours depuis plusieurs heures. Je vais voir le log des traitements en question (via clic droit sur la représentation graphique du traitement), qui se termine ainsi pour chaque traitement :
Pause
Press any key to continue . . .
Un peu pour le testeur qui n'est pas allé voir le log, et beaucoup plus pour le codeur qui a pondu un script interactif pour un ordonnanceur censé faire du 100% automatisé : PEBKAC.
Dans un magazine consacré à Linux, un membre de la fondation Linux déclare au sujet d'un projet :
« Nous voyons AGL comme le Debian ou Fedora de l'automobile qui sont des distributions de pointe de développeurs et de communautés. Elles intègrent les technologies les meilleures et les plus récentes. Elles sont excellentes, mais on ne peut pas les utiliser en production. Si vous voulez un serveur de production, vous vous tournerez plutôt vers Red Hat ou Ubuntu. C'est un peu le modèle que nous suivons avec AGL ». PEBKAC.
Un site de petites annonces gratuites dispose d'un système destiné à éviter que l'annonceur reçoive des appels non sollicités. Il faut comprendre par là l'obligation de cliquer sur « Obtenir un numéro », ce qui fournira un numéro surtaxé.
Sauf que… le numéro de l'annonceur est disponible en clair dans le code source de la page, et ne semble modifié que par un Javascript. Entre autres, le numéro est parfaitement visible pour les moteurs de recherche et pour n'importe quel crawler. Une belle protection contre les appels non sollicités. PEBKAC.