Un parc d'attractions de la région parisienne se paie une pleine page de publicité dans une revue gratuite à large diffusion nationale. Ce parc, relativement méconnu du grand public, ne donne aucune information sur sa localisation, ce qui donne envie d'aller chercher plus d'informations sur leur site. Justement, il y a un lien « leursite.fr » en bas de page.
Sauf que ce lien nous fait tomber chez leur registar, et seule l'adresse « www.leursite.fr » fonctionne.
Des centaines de clients potentiels perdus, seuls les utilisateurs avertis et ceux qui tapent les URL dans Google arriverons chez eux.
Entre les responsables qui ont fourni une information erronée, et l'agence de pub qui n'a rien vérifié (et n'a même pas pensée à mettre un QR Code par ailleurs… PEBKAC.
Alors que je jetais aujourd'hui un œil sur un CV, parmi un groupe de personnes que mon père doit recruter, j'ai pu lire : « Très bonne maîtrise du Pack Office : logiciels Word, Excel, Gmail et Internet ».
Papa, comment dire… Ne recrute pas ce candidat. PEBKAC.
Travaillant dans une DSI à l'assistance, je reçois souvent ce type d'appel : « Je n'arrive pas à me connecter, ça me demande un mot de passe OTP (one-time password) ». À ce moment, je sais que la personne passe par le lien Internet au lieu du lien Intranet de l'établissement, qui sécurise la connexion à l'application.
Ce que je fais alors, c'est que je donne l'adresse URL de l'application qui passe par l'Intranet, mais souvent l'utilisateur (personnel administratif) la tape dans la barre de recherche Google de Firefox plutôt que dans la barre d'URL, pour me dire à la fin : « C'est lequel dans la liste ? ». PEBKAC.
Un éditeur nous a envoyé la documentation complète de son logiciel.
Elle est rédigée intégralement en Comics Sans MS. PEBKAC.
Je décide de me regarder un film qui aura mis plusieurs jours à télécharger (manque de pairs). Bonne qualité vidéo, mais aucun son. Je me dis que cette vidéo est mal encodée, et que ça explique qu'il y ait peu seed. Je la supprime donc à contre-cœur (le seul exemplaire que j'avais trouvé…). Je recherche un autre film, puis vérifie la qualité de la vidéo. Excellente, mais toujours le silence…
Je commence à me dire que le problème ne vient pas de la vidéo mais des codecs gérés. Je regarde le codec : « MPEG AAC ». Peut-être que Debian ne l'inclut pas par défaut ? Pendant tout un après-midi je cherche divers informations sur le Web, en testant plusieurs sites, forums, moteurs de recherche, IRC, j'installe des tas de plugins et bibliothèques logicielles, j'en recompile plusieurs… Mais toujours rien.
Je commence à désespérer, et j'envisage d'aller carrément la lire chez quelqu'un sous Windows… Quand d'un coup, je remarque que le câble de mon casque n'est pas correctement branché…
Je le rebranche… et ça marche. PEBKAC.
Devant ma vingtaine d'onglets de navigateur ouverts, mon frère vient de me hurler assez peu subtilement de tout fermer « parce que je monopolise la connexion ». Ces onglets étaient au passage des pages de Wiki, et complètement chargées.
Dans sa barre de notifications, un µTorrent à plein régime. PEBKAC.
Cela fait une bonne heure que je débugue mon code processing car il ne réagit absolument pas aux impulsions envoyées par ma carte MaKey MaKey.
Elle n'est tout simplement pas branchée… PEBKAC.
Étudiant dans une école d'informatique, certains de mes camarades de classe doivent travailler sur un Raspberry Pi dans le cadre d'un projet. Pour ce faire, ils ont installé Raspbian (dérivé de Debian) sur la machine.
Voyant que le gestionnaire de fenêtre était LXDE, un de mes professeurs leur propose de le changer pour quelque chose d'encore plus léger, type Openbox. Ce à quoi l'un des membres du groupe a répondu : « C'est déjà le plus rapide qu'on ait installé, encore plus léger que Linux ! ». Le professeur n'a pas su quoi répondre à cela. PEBKAC.
En entrant dans un local serveur, j'ai vu ce message accroché à la porte :
« Félicitations à celui qui a trouvé le bouton d'arrêt d'urgence de la climatisation. Mais la prochaine fois, pensez aussi à appuyer sur le bouton d'arrêt d'urgence des serveurs (prises ondulées) ou à contacter un responsable ». PEBKAC.
Je tombe par hasard sur un article traitant de la fameuse combinaison de touches « Ctrl+Alt+Suppr », que certains chez Microsoft jugent comme une mauvaise idée (le fait d'avoir à utiliser trois touches simultanément).
Voici donc l'explication de la fonction originale de la combinaison : « David Bradley (un ingénieur de chez IBM) a aidé un bon nombre de programmateurs afin de leur éviter d'éteindre leurs PC pour le redémarrer à chaque fois ». Et encore une fois, un peu plus loin : « Le redémarrage du système est possible sans éteindre le PC ».
Outre le classique « programmateur » (quoique cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu), le fait de redémarrer son PC sans l'éteindre n'a pas beaucoup de sens. Par définition, il me semble qu'un redémarrage commence par une extinction… PEBKAC.