Il y a fort longtemps, le Centre de Documentation et d'Information de mon Lycée utilisait un logiciel de gestion documentaire. Bref, une simple base de données avec un moteur de recherche et une gestion d'emprunts. Ce logiciel est toujours en vente.
Ce logiciel implémentait sa propre base de données, mais était écrit en Visual Basic. Une mise à jour de la BDD prenait un après-midi complet alors qu'elle ne contenait que 400 notices. Ce qui est déjà fort en soi. Même MySQL, à l'époque, prenait moins d'une seconde pour ce volume.
Mais voilà, on voulait que les élèves puissent faire des recherches dessus. Ce logiciel n'étant pas basé sur un modèle client/serveur, nous avons a tenté de partager la base de données via Samba… Mais impossible d'ouvrir la BDD. On appelle le service après-vente du logiciel : il s'avère que le soft avait besoin des droits d'écriture sur la BDD, même pour une simple recherche. Le logiciel n'avait pas d'historique de recherche ou de connexion.
Même après plusieurs versions, ce problème n'a toujours pas été résolu. PEBKAC.
Il y a un mois, un opérateur fruit fixe une superbe plaque gravée : « Fruit a équipé votre immeuble du réseau FIBRE OPTIQUE permettant l'accès au "Très Haut Débit" ».
J'ai actuellement un débit ADSL avoisinant les 300 Ko/s, je les appelle donc pour m'y abonner peu de temps après qu'ils installèrent la plaque en question.
Première blague : la dame au téléphone me dit que mon immeuble n'est pas éligible à la fibre.
Seconde blague : ils me rappellent aujourd'hui, soit un mois plus tard, pour me dire que je serai éligible dans trois mois.
Je me rappelle finalement pourquoi je suis parti de chez eux quand j'ai été dégroupé… PEBKAC.
Nous avons aujourd'hui identifié un faille de sécurité dans notre infrastructure, et ce, malgré toutes les mesures prise sur le S.I.
En effet, un de nos développeurs est sorti du bureau avec un post-it collé à sa chaussure… Et devinez quoi, il y avait les identifiants de connexion root de nos machine inscrits dessus.
Et avec le mot de passe correspondant, bien entendu. PEBKAC.
Je travaille avec un ami sur un site Internet, avec une copie locale sur un serveur Git, et à chaque fois qu'il commit, je reçois un e-mail du service Bitbucket (hébergement de code).
Un jour, voulant commenter l'un de ses commits, je réponds à l'e-mail de Bitbucket. Puis plus tard, en discutant, cet ami m'affirme n'avoir pas reçu de message. Effectivement, il ne m'a pas fallu longtemps pour réaliser que j'ai répondu non pas à l'ami, mais à l'adresse « notifications-noreply@bitbucket.org ».
Celui-là, il est pour moi : PEBKAC.
Le système d'authentification en deux temps de mon compte, sur le réseau Zuckerberg, fait apparaître un popup dédié à la connexion sur mon client de messagerie instantanée. Rien d'anormal jusqu'à présent.
En revanche, le formulaire maison du petit Mark refuse la saisie des caractères spéciaux qui composent mon mot de passe. Un CTRL+C ne fonctionne pas non plus.
Mais un « Clic droit > Coller », aucun problème !
À celui qui a codé la vérification du mot de passe à la saisie dans ce formulaire : PEBKAC.
Encore dans ma mission d'administration d'une solution antispam, notre équipe reçoit une demande à propos de « fichiers bloqués ». Il s'agit des fichiers Microsoft Office (.XSLX / .DOCX / .PPTX / etc.).
Cependant aucune de ces extensions n'est bloquée, contrairement aux « traditionnels » .EXE, .BIN, .XML, .WMF… C'est donc en investiguant sur ces fichiers bloqués, alors qu'ils ne le devraient pas, que nous avons découvert une grande différence entre ces « nouveaux » formats et leurs prédécesseurs : les plus récents sont en réalité des « conteneurs », au même titre que les archives RAR ou ZIP.
Notre solution va donc inspecter le conteneur en profondeur, y trouve les .XML et éventuels .WMF (si une image est insérée dans le fichier), et bloque ainsi le fichier.
Qu'il bloque une « menace potentielle », je veux bien. Mais qu'il ne précise rien sur la raison du blocage dans les logs, voilà qui facilite grandement la résolution du problème… PEBKAC.
Lorsque que j'avais 10 ans, en 1995, nous avions récupéré un vieux PC de la Poste. Ces machines étant déjà dépassées pour l'époque (CPU 8Mhz, etc.), MS-DOS 3.2 était installé dessus. Les employés qui donnaient les PC nous ont à ce moment dit : « Il peut avoir des virus dedans… ».
Dans la famille, on n'y connaissait rien. On tapait un « A », c'est « Q » qui s'affichait, etc. Moi-même et ma sœur étions persuadés d'avoir un virus. Ce n'est que plus tard que j'ai appris à mettre le clavier en AZERTY.
Pour moi et ma sœur, persuadés que le PC était infecté, et pour les gars qui n'ont jamais configuré le fichier
autoexec.bat : PEBKAC.
Support informatique d'une entreprise qui fournit un service Cloud : « Je n'arrive pas à me connecter au service. Pouvez-vous faire un reset de mon mot de passe ? ».
Pas de souci, je lui demande quel est son nom d'utilisateur. Il me donne alors un nom d'utilisateur dans un format autre que celui de notre logiciel.
« Ce n'est pas un identifiant de notre logiciel. Qu'est ce que vous avez à l'écran ?
– Le formulaire pour ouvrir Windows. C'est bloqué.
– Ah, il faudrait alors joindre votre service informatique… Nous ne pouvons rien faire à ce niveau.
– Mais ils ne sont pas là, donc je pensais que vous pourriez faire un reset de mon mot de passe, vu que vous êtes informaticien ! »
PEBKAC.
Alors que j'étais en laboratoire de programmation, le professeur sur son PC demande à la classe si parmi nous il y aurait un « crack en Windows » (comprendre : quelqu'un qui s'y connaît bien).
Un élève se dévoue sans grande conviction, et demande quel est le problème. C'est à ce moment que le prof' dit : « Quand je démarre mon Internet j'ai une page en flamand, je la voudrais en français ».
L'élève se déplace et s'exclame : « Pas étonnant, vous avez des faux antivirus, une arnaque qui modifie beaucoup de choses sur votre ordinateur, et qui va demander votre numéro de carte de crédit ! ».
Rire discret de plusieurs élèves, mais surtout … PEBKAC.
Démarché par téléphone pour me proposer une offre Internet, je déclare à mon interlocutrice que la façon dont je suis raccordé au DSLAM me rend inéligible au VDSL, et que la fibre n'a pas été déployée dans ma commune. Donc que changer pour une autre offre ADSL ne m'intéresse pas.
« Laissez-moi vérifier si avec Béton télécom on peut vous proposer le VDSL…
– Mais puisque je vous dis que ma ligne n'est techniquement pas éligible ! Peu importe l'opérateur ! »
PEBKAC.