Entendu de loin, lorsque j'étais à l'atelier. Le ton monte entre un client et mon collègue, et je distingue des bribes de phrases : le client souhaite faire réaliser je ne sais quelle opération, mais celle-ci exige l'utilisation de Microsoft Access, et donc son installation sur son poste.
Il a bien accepté de nous payer pour le développement, mais a refusé catégoriquement de payer pour la licence d'Access. Il a donc souhaité qu'on lui installe une version piratée. Ben voyons... PEBKAC.
Le responsable d'un magasin appelle pour un souci d'affichage (des flashs) sur une de ses caisses informatiques. Je diagnostique rapidement un écran HS. Cependant, il préfère réaliser l'échange lui-même (nous sommes trop cher). Je lui précise bien que son écran est tactile, et lui dit qu'il faut donc un écran tactile neuf. On en trouve un.
Il y a deux connectiques, une VGA, et un USB esclave (type B). Je pensais qu'il aurait compris qu'il fallait le changer contre un autre écran tactile, surtout après le lui avoir expliqué. J'avais tort.
Il a bien rebranché tous les câbles : VGA dans la bonne prise, et USB dans le répartiteur USB 3 ports de son écran neuf non-tactile... et à son grand étonnement, le tactile ne fonctionne plus.
À défaut, il utilise désormais le clavier. PEBKAC.
Travaillant dans une SSII, mon N+2 arrive tout content dans notre bureau, pour nous énumérer l'ensemble des projets qu'il est parvenu à vendre à notre client.
Notamment la mise en place d'un PABX flambant neuf, gérant l'IPv6 et les visioconférences. Argument de vente avancé au client : « L'IPv4 n'est codé que sur 4 octets, mais en revanche, l'IPv6 est codé sur 16 octets. Donc cela permet de transporter plus d'informations, et ainsi faire passer de la visioconférence dans le tuyau ! ».
Et le client a tout gobé. PEBKAC.
Je travaille en agence, pour le FAI au nom du fruit. Toujours le même stagiaire, avec lequel j'ai fermé la boutique ce soir.
Pour compter la caisse, nous utilisons une feuille sur laquelle il y a un tableau contenant tous les types de pièces et billets. Nous n'avons qu'à remplir en fonction du montant, et faire les additions.
Mais le fichier Excel de ce tableau a été perdu. On doit donc, quand on est à court d'exemplaires, faire des photocopies avant d'utiliser le dernier.
Mission idéale pour le stagiaire me direz-vous ! Et bien non. Je lui ai demandé de me faire 50 exemplaires. Et en effet, il est bien resté 20 minutes devant le photocopieur à appuyer sur le bouton vert pour relancer une impression une fois la précédente terminée.
Aujourd'hui n'était que le premier jour. J'ai peur pour la suite. PEBKAC.
Je travaille en agence, pour le FAI au nom du fruit. Il nous arrive de temps en temps d'accueillir des stagiaires, à qui l'on attribue l'accueil des clients, pour diminuer le flux des demandes non gérables en agence,
Cet accueil se fait à l'aide d'un PC portable à l'entrée de la boutique. On doit renseigner le nom, le numéro de téléphone, et l'objet de la visite. L'essentiel pour nous, vendeurs, étant le numéro de téléphone afin de pouvoir accéder au dossier sans redemander son numéro au client.
Notre nouveau petit stagiaire remplit toutes les informations, sauf le numéro de téléphone. À la troisième remarque de ma part, il finit par me dire : « Ouais mais bon, vous avez des claviers américains sans les chiffres, tu veux que je fasse comment ?... Ça ne tape pas les numéros, ça met des symboles à la place ! ».
Ah oui, ce PC ne dispose pas de pavé numérique. La touche Maj. ? Inconnue au bataillon Capitaine. « Ça ne sert que si on programme des trucs, ça », qu'il m'a dit. PEBKAC.
En cours d'informatique en classe prépa, on nous apprend à écrire ce genre de code (ici une procédure supprimant une occurrence d'un élément dans une liste chaînée, s'il en existe) :
type
Liste = ^Cellule;
Cellule = record
tete: integer;
queue: Liste;
end;
procedure del(e:integer; l:Liste);
begin
if l <> nil then
if l^.queue <> nil then
if l^.queue^.tete = e then
l^queue = l^.queue^.queue
else
del(e,l^.queue);
end;
Ce code génère une fuite de mémoire manifeste, car la mémoire utilisée par l'élément supprimé n'est pas libérée. Anticipant la remarque, le professeur nous lance : « Si on voulait bien faire, il faudrait libérer la mémoire que prenait l'élément supprimé. Mais aujourd'hui, les ordinateurs ont tout de même beaucoup de mémoire, donc ça n'est pas nécessaire ».
Certes, les ordinateurs ont peut-être beaucoup de mémoire, mais si le programme en question est destiné a tourner plusieurs mois sans interruption, il aura toujours assez de mémoire, l'ordinateur ? PEBKAC.
Il y a environ deux ans, j'interviens chez un couple de particuliers car ces derniers ne disposent plus de connexion Internet, ni de téléphone. Seul le voyant Wi-Fi de la Box fonctionne correctement.
Après plus de deux heures à tester chacun des branchements et même vérifier l'état de leur prise téléphonique, je les préviens que je vais devoir contacter l'assistance de leur FAI. Mais ils refusent catégoriquement.
Je leur propose alors de nous rendre directement à l'agence du FAI, qui se trouve à quelques rues de là. Mais là aussi refus catégorique, sous prétexte que leur dernière visite là-bas s'était très mal passée, après une franche engueulade avec un conseiller.
Soit, je tente le tout pour le tout : je vérifie une nouvelle fois branchements, états des câbles, prise, etc. Après presque quatre heures d'intervention, je décide de téléphoner au FAI tout de même, sans les prévenir.
Au téléphone, la conseillère m'explique que la raison de leur problème est toute simple : six mois d'impayés, ça commençait à faire beaucoup. PEBKAC.
Hier soir j'étais chez une amie. Son PC portable est assez vieux (5 ans), et la batterie ne fonctionne plus. Elle est contrainte de le laisser branché sur le secteur en permanence.
La discussion vient à fustiger les constructeurs qui transforment en l'espace de deux ans des ordinateurs portables en ordinateurs fixes, et soudainement son copain intervient : « Mais non, ça ne vient pas de la batterie voyons... C'est parce que la mémoire vive est morte que tu es obligée de le brancher ! ». PEBKAC.
Avec Bouygues, on n'a visiblement même plus le droit d'avoir son propre serveur SMTP chez soi. J'essaie de répondre à un ami, client de ce FAI, et voici ce que je récupère :
« Undelivered Mail Returned to Sender - host mx.bbox.fr[194.158.122.50] said: 550 5.7.1: Client host rejected: Rejected: DU0004 Utilisez le serveur SMTP de votre FAI (in reply to RCPT TO command) ».
Désolé, mais là je dis : PEBKAC.
Un de mes clients a inséré en signature de ses e-mails l'URL de son site Web, ainsi qu'un FlashCode qui renvoie vers son site. Vous savez, ce cryptogramme carré qui permet entre autres d'ouvrir un site Web sur son mobile, lorsqu'on le prend en photo.
Et bien, ce même client m'a demandé d'afficher également son FlashCode, qui renvoie vers son site Web, bien en évidence... sur son site Web. PEBKAC.