Voici la note de service affichée ce lundi 24 mars dans ma petite entreprise :
« En raison de la fin des mises à jour de Windows XP le 1er avril, à compter de ce jour, aucune connexion Internet à usage professionnel ou personnel ne devra être effectuée si votre poste est équipé de Windows XP. Veuillez utiliser un poste équipé de Windows 7 ou ultérieur pour tout accès à Internet. »
Craignant que l'on déconnecte mon poste resté sous XP, je contacte immédiatement le « responsable informatique » (notez bien les guillemets). Ce dernier m'informe donc :
– Qu'aucune migration n'est prévue, bien que parfaitement possible ;
– Il ne prévoit pas non plus déconnecter les postes sous Windows XP ;
– Le réseau de l'entreprise est déjà sécurisé par un pare-feu (en réalité un modem-routeur premier prix) ;
– Il ne compte que sur le civisme des utilisateurs pour respecter sa « mesure » ;
– Si on ne surfe pas sur des « sites à la con », on ne risque pas d'être infecté par un virus.
PEBKAC.
De passage dans un petit hôtel, je remarque un PC laissé à la disposition de la clientèle. Je décide un jour de m'en servir : c'était apocalyptique.
– Bureau recouvert de documents en tous genres, y compris des raccourcis vers d'autres raccourcis.
– Des publicités s'ouvrant toutes seules à intervalle régulier.
– Quatre navigateurs, chacun offrant son florilège de barres d'outils et d'extensions étranges.
Mais la médaille d'or revient au dossier « Téléchargements », rempli d'épisodes de séries… au format *.exe. PEBKAC.
Le Webmail d'un grand FAI n'utilise pas HTTPS et fait transiter une majeure partie des données en GET (dont l'envoyeur, le destinataire et le contenu intégral de l'e-mail), que les publicités intégrées peuvent donc très simplement récupérer en Referer. PEBKAC.
En février dernier, j'ai résilié mon abonnement à l'opérateur au carré rouge. J'ai continué à recevoir leurs courriels pour trouver mes factures dans l'espace client… auquel je n'ai bien évidemment plus accès. Classique, mais… PEBKAC.
Je travaille au SD d'une grande entreprise de distribution de gaz. Dernièrement, la DSI a déployé une nouvelle GPO qui est entrée en conflit avec l'antivirus, et a généré des BSOD sur tout les ordinateurs portables du parc.
Pour limiter les appels au SD, un message de crise a été posé informant les appelants qu'un incident était en cours sur Windows et provoquait des « écrans bleus ». Le message demandait de raccrocher si l'objet de leur appel concernait ce problème, déjà connu.
Un utilisateur a tout de même insisté : « Oui, j'ai bien entendu le problème avec les écran bleus. Mais moi c'est différent, il y a du texte blanc dessus ! ». PEBKAC.
Entretiens d'embauche pour le poste de webmaster/intégrateur au boulot. Après avoir élagué les CV, on passe aux entretiens pour séparer les PEBKAC des candidats :
« Sur votre CV vous indiquez travailler en CSS sur des solutions mobiles. Les Media Queries, ça vous dit quelque chose ?
– J'en ai entendu parler… C'est un lecteur de vidéos, c'est ça ?
– … »
Non retenu. PEBKAC.
Ce matin, appel urgent pour débloquer une photocopieuse. Le levier de verrouillage du toner tout défoncé est resté bloqué. Car un utilisateur avait voulu forcer l'introduction d'un nouveau toner AVEC son bouchon.
C'est pourtant simple, les quelques étapes sont affichées sur le toner et sur l'écran de la photocopieuse. Mais certains utilisateurs ne veulent pas faire l'effort de regarder ces quelques pictogrammes.
Ma conclusion : ce n'est pas la machine qui devient plus intelligente que l'homme. C'est l'homme qui devient plus bête que la machine. PEBKAC.
Lundi dernier dans une succursale, installation et démonstration d'un logiciel de gestion de stocks d'une société revendiquant dix ans d'expérience. Première surprise : ce logiciel nécessite les droits administrateur pour fonctionner, même après l'installation.
Une fois l'installation faite, le technicien se rend compte qu'il n'y a aucun partage de fichiers entre la succursale utilisatrice et nos bureaux, nécessaire pour le fonctionnement du logiciel. Il suggère d'en configurer un, voire d'installer carrément un serveur Fenêtres juste pour leur logiciel : seconde surprise.
Je mets en place un partage et les appelle depuis l'un des postes, pour qu'ils en prennent le contrôle avec un logiciel qu'ils ont eux-même installé pour ce faire, et finissent la configuration. Après m'avoir fait poireauter deux heures en attendant leur appel, ils me disent qu'ils doivent revenir et tout réinstaller pour cette étape de simple configuration.
Dix ans d'expérience ? Peut-être bien, mais toujours PEBKAC.
Je travaille au sein d'un support technique national, dans une grande administration qui assure la maladie des travailleurs salariés en France.
Notre logiciel de gestion des tickets fonctionne en émulant Internet Explorer 6 via VMWare, sur un poste fonctionnant sous Windows 8.
Pour nos décisionnaires : PEBKAC.
La connexion ADSL d'un client ne fonctionne plus. Elle est fournie par l'un de nos grands opérateurs.
Je vérifie le pare-feu, l'auto-négociation Ethernet, les routes, le ping vers la passerelle distante. Rien à faire : je parviens à aller sur la passerelle, mais pas plus loin.
J'appelle le support, qui me répond que la ligne fonctionne, avec 14 Mbits. Je leur demande alors mon IP publique : « 172.17.202.87 »… Je vois. PEBKAC.